Vendredi 5 septembre 2008

La rentrée c'est dur !
euh...mais la sortir aussi.
Quoi de plus pernicieux que les vacances !
En effet, la vacances possèdent cette fâcheuse tendance à détendre, à oter toute pression, tout stress pour permettre finalement de renouer avec soi-même en révélant une conscience et une
sensibilité renouvelée.
Une transition s'opère brutalement nous laissant passer du stade mouton apathique obéissant aveuglément à des priorités économiques déshumanisées au stade bétifiant d'une forme de béatitude.
Cette dernière ose de surcroît nous montrer le décalage existant entre ces deux stades en nous posant les questions suivantes:
- pourquoi étais-je comme ça avant ?
- Regarde les gens sont stressés, tu te rends compte ?
- Quelle vie on mène tout de même !
Tout cela sans compter les bonnes résolutions promises pour le retour.
Heureusement, la rentrée est là pour remettre les choses en ordre, rectifier les errances d'un moment
de relâchement inconsidéré.
Lentement mais surement, nous réendossons la peau du mouton (sans l'avoir tué) et quittons ce surplus
de conscience préjudiciable à un quotidien formaté.
C'est la vie ! diront certains philosophes addictés à la bergerie.
Heureusement encore, tout ceci nous garantit une profonde léthargie annuelle sécurisante qui favorisera une lobotomisation sans cesse croissante afin que nous supportions toujours mieux les mille
aberrations d'un système défaillant.
Alors oui les vacances sont pernicieuses !
Sur cette note positive (en fait), bon courage !
Il était une foi, qui se promenait à
travers les âges.
Cette foi était la bonne bien que parfois, on se demande.
Quelques fois lui ressemblaient bien des fois mais cette fois-ci était unique et ce, par trois fois.
Il était donc une foi pour toutes, serpentant et s’échinant à gravir les marches escarpées des plus hautes montagnes.
Une fois en haut de la plus élevée, les gens se sont dit qu’elle allait redescendre mais qu’après, une fois en bas, elle remonterait et cela plusieurs fois.
Cette foi fit la sourde oreille et resta au sommet contemplant ainsi les autres fois d’autrefois s’attelant à monter aussi sur la montagne.
Il paraît qu’il faut plusieurs fois pour y arriver mais pas cette fois ; pour une foi, elle était gonflée.
Les gens, souvent de mauvaise foi, voulaient se l’accaparer afin de faire plusieurs choses à la fois !
Les gens pensent en général et non parfois qu’une fois atteint un objectif, ils pourront en poursuivre un autre et qu’une fois ce nouvel objectif atteint, ils en poursuivrons encore un autre et
ainsi de suite, cherchant des excuses dans ces nouvelles fois des fois que, ce soit une fois pour toutes et ceci, sans rémission de l’illusion !
Alors une foi pour toutes au sommet, cela fait des envieux !
Même Sisyphe, qui était lui aussi une foi, tenta de l’approcher mais en vain.
Cette foi trônait sur la montagne sans bouger apparemment, au point qu’elle s’intégra au paysage, léguant simplement l’empreinte de sa légende, la fameuse légende « d’une foi pour toutes ».
Sa disparition relative aux yeux ordinaires fit croître la rumeur de son pouvoir infini et créa ainsi une quête qui se commua en ruée vers cette foi en or.
La foule se précipitait comme chaque fois, arpentait les sentiers rocailleux, se piquait en rappel pour rencontrer cette foi.
Encore fallait-il résister au vertige de la hauteur et du froid de l’altitude de cette montagne dont l’effroi terrifiant en a congelé plus d’un ; tous avaient les foies.
Certaines fois, rares, sont devenues néanmoins une fois pour toutes, disparaissant à leur tour dans le paysage sans tambour ni trompette dans le calme et la sobriété.
Aujourd’hui encore, les gens se bousculent, courent après cette légende et chaque fois espèrent que ce sera la dernière fois à savoir une fois pour toutes, en ignorant toutefois que la montagne est
elle-même une fois pour toutes.
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