Mercredi 26 mars 2008
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09:55
En venant ce matin, je m’arrête au feu rouge, celui de la caserne de pompier ; l’avantage
c’est qu’il ne dure jamais longtemps, je ne sais pas pourquoi ?
Machinalement, je regarde l’automobiliste qui est à côté de moi, que je prends en flagrant délit de curage acharné de sa protubérance nasale.
Je repars écœuré, non pas que les excréments nasaux me dégoûtent, je m’occupe volontiers des miens mais ceux des autres, j’avoue….c’est pas mon truc, chacun sa
merde !
Bref ! Plus loin, un autre feu rouge, qui d’ailleurs ne tarde pas non plus à passer au vert puisque c’est celui du carrefour où siège Greenpeace.
Bref encore ! j’effectue un panoramique sur l’environnement et que vois-je ?
Un autre automobiliste pris la main dans le sac ou plus exactement dans la narine.
C’en est trop !!!
Je m’arrête pour réfléchir près d’un feu vert, le magasin cette fois, sinon on ne peut pas s’arrêter à un feu vert.
Je me demande alors :
Pourquoi les automobilistes ont-ils cette manie de se décrotter le nez au feu rouge ?
Deux raisons certainement :
La première doit trouver son explication dans la fonction du nez, qu’il faut avoir bien dégagé pour sentir les pièges de la circulation. Le nez aurait donc des
capacités insoupçonnées à prévoir les encombrements, c’est pourquoi il faut lui enlever les siens ; un bouchon dans le nez et hop vous vous retrouvez dans un bouchon. Bien respirer pour
avoir une circulation fluide, ça doit être ça le truc ! c’est plausible, non ?
Si jamais vous ne sentez pas ce que je dis, je vous invite à opérer un nettoyage de votre pif ; un pif bouchonné n’est pas bon ! C’est connu, faut alors
prendre des Médoc !
La deuxième raison doit résider dans le plaisir de confectionner des boulettes .
Non, ce n’est pas dégoûtant, c’est scientifique, s’il vous plaît !
Comment trouver meilleur intermède au feu rouge qu’une exploration furtive et curieuse du nez emprunte du grand suspense de dénicher la perle rare ; celle qui
ne paie pas de mine mais qui promet de dégager l’écheveau morveux imbriqué dans les recoins les plus reculés, tout comme on arrache les racines des insidieuses ronces.
Pardonnez-moi l’expression « perle rare » mais quand on a des huîtres c’est des circonstance !
Enfin bref encore !
Une fois obtenu le succès, il faut alors se débarrasser de la matière gluante et c’est là que l’hédoniste se régale car cette matière de haute technologie est conçue
pour se rouler, ce que l’automobiliste n’ignore pas, avec un plaisir non dissimulé.
Alors celui-ci roule deux fois, avec son véhicule et avec ses doigts c’est pourquoi cette activité se fait en voiture.
Voyez, c’est irréfutable !
Le décrottage de nez est d’utilité publique et devrait faire l’objet d’une campagne de prévention routière.
Alors n’hésitez pas à vous engager dans la narine et vous roulerez, roulerez à votre vitesse de croisière !
© Cébéji
Par cebeji
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Mardi 25 mars 2008
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/2008
10:06
Notre société étant ce qu’elle est, nous ne pouvions pas faire autrement dans nos
préoccupations que d’en rechercher son élément parfait à savoir le prototype idéal qu’elle engendre.
Ce prototype serait tout d’abord doué d’un pouvoir d’achat important, contribuant ainsi à la bonne marche de l’économie ; il serait en outre, en très bonne
santé pour atténuer le déficit de la sécurité sociale, tout en cotisant à souhait.
Jusque là, vous me suivez. Ce peut être un homme ou une femme ; les dernières analyses marketing montrent pourtant que le milieu gay offre de bons sujets quant
à la dépense consommatrice, et sans compter s’il vous plaît !
Sur le plan professionnel, pour ne pas se retrouver sur le banc de touche, il faut qu’il soit jeune pour suivre le rythme effréné qu’on lui impose, qu’il ait moins
de trente ans voire encore moins, disposant d’une solide expérience professionnelle et ceci, à peine diplômé !
A ce moment précis, il lui reste encore quelques petites années avant la date de péremption et avant de rejoindre le cercle très ouvert des persona non
grata.
Tout cela constitue déjà si j’ose dire un premier point !
Afin de demeurer bien inséré, notre proto se doit d’être à l’aise dans la société ; ce qui signifie bien dans son corps, admirable et fort agréable à
côtoyer.
La forme physique le caractérise, il fréquente les clubs de sport, il est évidemment mince et mange diététique quand il ne se retrouve pas dans les endroits
branchés.
Il est vêtu à la mode, il sait chanter, danser et reste incollable sur la plan culturel.
Sa tolérance n’a d’égal que son dévouement pour les associations caritatives, bref, il ou elle est formidable !!!
En résumé, il ou elle a 22 ans, c’est une star sinon point de salut.
Mais il faut rester jeune et recourir à la chirurgie esthétique pour le rester.
Point important sinon primordial ; résister à la pression !
Si vous ne faites pas partie de cette élite, vous vous devez d’en compter parmi vos relations auquel cas on vous pardonnera un peu vos imperfections.
Vous voyez ce n’est pas si compliqué de vivre avec son temps.
Certains diront (l’immense majorité probablement), tout cela est très surfait et ils préfèreront les soucis, la dépression , largués par tant
d’obligation.
En conclusion, nous noterons simplement le paradoxe d’une société sans valeur, sans déité et qui néanmoins cherche des demi-dieux dans ses rangs.
© Cébéji
Par cebeji
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Vendredi 21 mars 2008
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10:13
La hausse du prix du tabac trouve des justifications diverses mais elle amène aussi des effets pervers pour les irréductibles de
la nicotine et autres produits chimiques associés.
Leur comportement change, créant ainsi des surprises de type sociologique ; la générosité et la convivialité du fumeur s’estompent face à une soudaine aumône, laissant place à la consigne
suivante en guise de politesse :
« va t’acheter tes cigarettes ! »
Le fumeur a perdu de sa superbe, renvoyant ce qui lui reste de fraternité aux oubliettes, elles-mêmes encrassées d’anciens mégots gisant là depuis des lustres.
Dès lors, réapparaît le marché noir du tabac blond, sorte de discounter officieux du buraliste syndiqué et gréviste pour l’occasion.
Le fumeur voyageur refait aussi surface, alléché par les détaxes des paradis fiscaux voisins, comme quoi le tourisme peut être relancé par des mesures nationales dont ce serait un effet
occulte.
Reste une nouvelle catégorie de fumeurs , ceux qui, rebelles et intègres refusent l’acquittement des taxes étatiques par une sanction sans appel, le ramassage de mégots.
Tels des brocanteurs et chineurs en tout genre, ces fumeurs, les mégoteurs, arpentent les rues, les terrasses de café, les quais de gare en quête d’essence tabagique préfumée.
Leur but, le recyclage des vieux mégots et leur classification avant réutilisation sous forme de néocigarettelabellisée.
Par exemple, une blonde King size, n’est autre qu’une cigarette dont le tabac provient d’un mégot écrasé par le talon aiguille d’une femme blonde, propre sur elle et par surcroît de grande
taille ; c’est un label de qualité !
En revanche, une malbarrée est issue de résidus de mégot piétinés maintes fois dont la teneur en goudron ferait pâlir une autoroute ! Moins conseillé donc !
Une Maurice est une petite cigarette de bonne facture, tombée de lèvres bourgeoises saines mais handicapée par la perte de son alter égo Philippe ; du coup, elle est moins
chère !
Les mégoteurs relancent ainsi une nouvelle économie par leurs échoppes virtuelles et peut-être bientôt matérielles, qui sait !
Mais attention les succédanés de fumeur, SDF, risquent de croître en grand nombre pour une simple histoire de taxe.
Espérons que tout le monde cessera de fumer pour appauvrir l’Etat, qui à son tour taxera l’alcool davantage, puis l’essence, jusqu’à ce nous ne consommions plus rien et alors….là ça devient
compliqué ! ! !
©Cébéji
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Mercredi 19 mars 2008
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13:04
Etes-vous de ceux qui lisent aux toilettes ?
Moi oui !!!
Je m’explique : s’il est un moment d’ouverture, c’est bien aux toilettes !
Ce moment particulier comprend exhaustivement toutes les conditions requises pour la lecture :
disponibilité, calme, solitude et surtout du temps .
Loin de moi l’idée de faire dans le scatologique mais plutôt de dépeindre cette habitude très usitée de la plupart des gens.
Que celui qui n’a jamais lu aux toilettes me jette au siphon, si j’ose dire !
Etudions donc ces lieux de culture, non seulement microbiens mais aussi littéraires.
Les Wcthèques, pardonnez-moi l’expression, diffèrent les unes des autres en fonction de leur typologie.
On ne parcourt pas les mêmes livres dans les toilettes publiques que dans les dégagements turcs, vous l’aurez compris.
Dans ces derniers par exemple, seront retenus les ouvrages légers à lecture rapide afin de libérer une main tandis que l’autre s’affaire au vestiaire ;
l’expression « fort comme un turc » ne s’applique donc pas ici à la consistance livresque.
Quelques photos voire des BD simplistes suffiront à couvrir les trente secondes nécessaires à la besogne libératrice en milieu hostile ; c’est en effet le temps
moyen estimé par le CECIHSF, le comité d’étude des comportements instinctifs humains en situation de faiblesse.
A contrario, sur le trône occidental ou encore bénitier laïque, canonisé grâce au lourd tribu rendu à la nature, nous décompterons l’ensemble de
la création littéraire, du livre de poche à l’encyclopédie Universalis, en passant également par les modes d’emploi des appareils technologiques ; eh oui, les modes d’emploi représentent à
eux seuls une méthode laxative, tellement ils font chier…pardon !
Signalons aussi, pour la clarté de l’exposé, que les endroits sanitaires étant munis de verrou, constituent une échappatoire pour le corps et pour
les contraintes en tout genre justifiant ainsi une lecture sereine exonérée des appels extérieurs par le :
« je suis aux toilettes merci » !
Quant aux pissotières, elles représentent le parent pauvre des Wcthèques !
D’une part, la station debout sexiste et ségrégationniste nuit au relâchement, à la concentration et, d’autre part, la lecture se cantonne à quelques tags, graffitis
pour finir sur l’état des lieux, lui-même souvent propice aux conversations de comptoir ; sans omettre toutefois la nécessité de regarder devant soi afin d’éviter les sensations de
promiscuité fort préjudiciables à l’épanchement des besoins que nous sommes venus assouvir.
Alors à quand l’Internet aux toilettes ?
Le ministère de la culture devrait se pencher sur la question, remettons les toilettes à la place nourricière qu’elles méritent !
Remarquez, il existe déjà des livres de merde mais c’est un autre débat.
Continuons donc à nous délivrer dans l’ivresse que nous livrent les livres à vivre et tirons la chasse aux préjugés !!!
Cébéji
Par cebeji
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Mardi 18 mars 2008
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09:50
Certains savants confirment : plus on apprend moins on en sait !
Et tout le monde le sait ça. Ce qu’il faut donc savoir c’est que l’on ne sait rien et ne rien savoir c’est déjà savoir quelque chose mais là je ne vous apprends
rien.
Acquérir le savoir et son contenu, ça s’apprend, c’est devenir chercheur.
Or chercher, c’est partir en quête de quelque chose qui nous manque, qu’on voudrait savoir ;
A son point de départ, le chercheur constate un vide en lui qu’il veut combler et il le sait car il a trouvé son vide. Et plus il trouve son vide, plus il cherche à
le combler et ainsi il l’augmente et cherche encore plus.
Vous allez me dire, faut savoir ce qu’on veut ! Lui, veut savoir qui sait !
Alors le chercheur part en quête de connaissances qui savent de quoi il retourne, on en revient au point de départ .
Apprendre à ne rien savoir représente des efforts considérables et même des diplômes. Plus vous êtes diplômés moins vous en savez, ceux qui savent vous le diront. Un
docteur es science ne sait rien et vous l’enseignera. Mieux vaut voir un spécialiste, on ne sait jamais ! ! !
Il ne s’agit pas ici de ne rien apprendre mais de savoir et connaître ses limites au savoir parce qu’il y en a qui savent tout mais qui n’ont rien
appris. Ne rien savoir est une chose mais il faut l’apprendre, sinon ce serait trop facile ; il faut devenir un apprenti-sage !
Alors finalement, qu’est-ce qu’on peut savoir ? On peut apprendre à être moins ignorant ce qui revient à en savoir un peu plus, à savoir pas
grand chose. On peut espérer enfin savoir qu’il n’y a rien à savoir si ce n’est participer à la connaissance et la réfléchir.
Tout cela pour dire qu’on ne sait même pas ce que le mot savoir veut dire et que finalement on en cherche le sens….
Cébéji
Par cebeji
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Vendredi 14 mars 2008
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09:58
Dans la période dans laquelle nous sommes, si l’on en croit l’ensemble de la population, les journaux et les médias, un
seul mot d’ordre :
SE DETENDRE ! ! ! !
Après une année de tension, il faut maintenant se détendre, soit la détention, enfin….la détente ; je confonds les deux termes qui semblent provenir de la même racine et
pourtant…
Revenons à la détente prescrite et susdite.
Ce mot là me semble curieusement gênant voire équivoque ;
Imaginez que vous vivez cet état tant recherché par les gens et vous dites :
« Je suis dans la plus grande détente ! »
Cela appelle pour le moins quelques explications, cette phrase est ambiguë, ne trouvez-vous pas ?
Que vous parliez à un gars du 4ème arrondissement de Paris ou à un autre du camping des flots bleus, ça n’a pas le même sens tout de suite ! ! ! !
Détente, détente, détente ! ! ! ! ! ! ! Il n’y a pas que cela dans la vie ! ! !
Moi, ça me laisse imperméable, pourtant il y en a de plus en plus !
Franchement, est-ce que l’attente de la détente vous tente un tantinet ?
Parce que l’attente dans la tente tente une détente sans atteinte à l’entente ailleurs que l’attente de tout. Remarquez, c’est une question de point de vue mais ça dépend !
Et quand je dis ça dépend je parle de dépendre parce qu’il vaut mieux dépendre du linge que de dépendre du linge qui ne l’est pas, comme disait le presque mort qu’on avait dépendu mais qui n’était
toujours pas détendu ; à force de tenter la détente, il était sur une mauvaise pente et a coupé la corde qu’il s’était mise au cou car ça dépend…
Tout ça pour vous dire que c’est bon de se détendre et d’ailleurs voilà une plage de détente,…, un silence ! ! !
Cébéji
Par cebeji
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Lundi 10 mars 2008
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09:40
A force de voir des gens perdre leur travail et enterrer ainsi leur vie sociale, je
tombais en deuil.
Pour lutter contre la morosité, je décidai de prendre un emploi dans les métiers du deuil précisément. Lors d’un élan suivi d’un coup de pompe funèbre, je me retrouvai au crématorium pour un
nouveau job comme animateur ou plus exactement chauffeur de salle.
Tout feu tout flamme, je savourais mon métier ; mon deuil avait disparu au profit de celui des autres.
L’ambiance y était très chaleureuse bien que mes collègues y arborèrent un air froid de circonstance. Curieusement ce type de personnel possédait une caractéristique peu commune : ils étaient
tous stériles !
Probablement à cause des zobs secs, me suis-je dit.
Néanmoins, tout fut parfait hormis le fait qu’il y était interdit de fumer, sans doute pour éviter toute confusion.
La décoration sobre et soignée rappelait le bois, le sapin plus exactement afin qu’il n’y ait pas de mélèze.
Nous procédions à l’incinération de jour pour éviter de mettre les cadavres en boite de nuit, ça aurait fait mauvais genre !
Par exemple, nous accueillions l’entourage du défunt à des fins cérémonielles dans l’après midi avec un air impassible mais pas austère puis mettions de l’encens pour détendre l’atmosphère ;
en revanche, aucune collation n’était servie, le dîner d’encens, ce n’est pas le genre de la maison.
Quelques bougies éparses suggéraient subtilement l’autre monde, des bougies aux couleurs pastel jamais vulgaires bien qu’elles ne fussent paraffinées.
Alors le défunt, enrubanné de son linceul mortuaire pénétrait l’antre enflammée jusqu’à consumer toute trace de vie.
Puis démocratiquement, nous nous retrouvions devant l’urne pour y déposer les cendres d’une voix éteinte à jamais.
Eh oui, l’ascenseur pour le ciel fait des cendres !
Nous répandions les cendres sur la pelouse de derrière en évitant les périodes de grand vent, rarement appréciées par les spectateurs allergiques à ce type de poussière ; les parents du défunt
pouvaient alors acheter un produit du potager attenant, curieusement très vivace, comme souvenir de leur légume disparu voire comme objet de consommation. Une façon pour eux de garder en leur chair
la mémoire d’une vie passée.
Malgré tout ce bonheur, je perdis mon job à la fin de la période décès.
La mort dans l’âme , je fus à nouveau endeuillé, je décédais à petit feu.
Puis, je me suis dit, le morbide ne nourrit pas son homme alors laissons la poussière retourner à la poussière et du coup, aujourd’hui, je vends des aspirateurs !!!
Cébéji
Par cebeji
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Vendredi 7 mars 2008
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14:32
Parlons de l’ouverture d’esprit !
Tout le monde ou presque se revendique ouvert d’esprit, tolérant, sans jugement de valeur, alors qu’évidemment c’est faux !!!
Vous vous voyez mal dire :
Je suis rigide, intolérant et je juge les autres !
Ce qui pourtant est le cas le plus général, mon colonel.
Autant il est de bon ton d’être tolérant, autant ne pas l’être est vivement critiquable.
Je ne défends pas ici l’intolérance, naturellement mais je m’étonne simplement qu’on feigne de l’ignorer.
Ne pas tolérer l’intolérance est débile puisque c’est la dénier et la nourrir, sachant que l’intolérance ne se tolère pas elle-même et qu’ainsi elle s’entretient ; les informations, les
évènements planétaires nous montrent qu’en effet, l’intolérance et le jugement de valeur règnent en maîtres et pas que chez les autres !!!
Alors, fort logiquement, nous avons une tendance instinctive à nous extraire de ce constat en occultant quelques défauts pour nous représenter quelqu’un de bien.
Arrêtons de nous mentir à nous-mêmes et occupons nous de nos limites en les reconnaissant plutôt que de jouer la carte de l’image, qui, secondairement, participe au mensonge collectif.
Prenons nous en flagrant délit d’intolérance et examinons pourquoi cette attitude de protection, de refuge existe en nous, au lieu de nous juger et de nous condamner.
Tout cela est bien sur en rapport avec nos croyances qu’elles soient culturelles ou liées à l’éducation évidemment et banalement.
Juger l’autre, c’est se juger soi-même et ainsi condamner ses chances de devenir meilleur.
Ce que nous ne supportons pas chez les autres est le reflet de ce que l’on réprouve chez soi (à l’exception des actes répréhensibles et choquants).
Y penser, c’est déjà un premier pas vers l’ouverture ; une idée arrêtée, même bien pensante, ferme des portes.
Etre bien pensant, c’est se savoir perfectible et accepter de corriger ses propres erreurs !
Encore faut-il pour cela les reconnaître et, se reconnaître, c’est reconnaître en soi ses propres frustrations, ses faiblesses, son impuissance…
C’est en ce sens que l’on peut admettre le proverbe :
Charité bien ordonnée commence par soi-même !
Et c’est cela finalement l’ouverture d’esprit, apprécier réellement la différence et les imperfections…
Et alors ?
Rien, rien de nouveau en tout cas !!!
Par cebeji
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Mercredi 5 mars 2008
3
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/2008
12:50
En venant ce matin, je m’arrête au feu rouge, celui de la caserne de pompier ; l’avantage c’est qu’il ne
dure jamais longtemps, je ne sais pas pourquoi ?
Machinalement, je regarde l’automobiliste qui est à côté de moi, que je prends en flagrant délit de curage acharné de sa protubérance nasale.
Je repars écœuré, non pas que les excréments nasaux me dégoûtent, je m’occupe volontiers des miens mais ceux des autres, j’avoue….c’est pas mon truc, chacun sa merde !
Bref ! Plus loin, un autre feu rouge, qui d’ailleurs ne tarde pas non plus à passer au vert puisque c’est celui du carrefour où siège Greenpeace.
Bref encore ! j’effectue un panoramique sur l’environnement et que vois-je ?
Un autre automobiliste pris la main dans le sac ou plus exactement dans la narine.
C’en est trop !!!
Je m’arrête pour réfléchir près d’un feu vert, le magasin cette fois, sinon on ne peut pas s’arrêter à un feu vert.
Je me demande alors :
Pourquoi les automobilistes ont-ils cette manie de se décrotter le nez au feu rouge ?
Deux raisons certainement :
La première doit trouver son explication dans la fonction du nez, qu’il faut avoir bien dégagé pour sentir les pièges de la circulation. Le nez aurait donc des capacités insoupçonnées à
prévoir les encombrements, c’est pourquoi il faut lui enlever les siens ; un bouchon dans le nez et hop vous vous retrouvez dans un bouchon. Bien respirer pour avoir une circulation fluide,
ça doit être ça le truc ! c’est plausible, non ?
Si jamais vous ne sentez pas ce que je dis, je vous invite à opérer un nettoyage de votre pif ; un pif bouchonné n’est pas bon ! C’est connu, faut alors prendre des Médoc !
La deuxième raison doit résider dans le plaisir de confectionner des boulettes .
Non, ce n’est pas dégoûtant, c’est scientifique, s’il vous plaît !
Comment trouver meilleur intermède au feu rouge qu’une exploration furtive et curieuse du nez empreinte du grand suspense de dénicher la perle rare ; celle qui ne paie pas de mine mais qui
promet de dégager l’écheveau morveux imbriqué dans les recoins les plus reculés, tout comme on arrache les racines des insidieuses ronces.
Pardonnez-moi l’expression « perle rare » mais quand on a des huîtres c’est des circonstance !
Enfin bref encore !
Une fois obtenu le succès, il faut alors se débarrasser de la matière gluante et c’est là que l’hédoniste se régale car cette matière de haute technologie est conçue pour se rouler, ce que
l’automobiliste n’ignore pas, avec un plaisir non dissimulé.
Alors celui-ci roule deux fois, avec son véhicule et avec ses doigts c’est pourquoi cette activité se fait en voiture.
Voyez, c’est irréfutable !
Le décrottage de nez est d’utilité publique et devrait faire l’objet d’une campagne de prévention routière.
Alors n’hésitez pas à vous engager dans la narine et vous roulerez, roulerez à votre vitesse de croisière !
Cébéji
Par cebeji
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Lundi 3 mars 2008
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10:49
En me couchant hier soir, je me suis demandé quelle était l’origine du « verlan » ; cette idée m’a obsédé toute la nuit, j’en étais
tout retourné.
Ce matin, je me suis dit :
« zyva, refléchis, tu vas vétrou la soluce ! »
Tout d’abord, le verlan n’est pas une langue à part entière, pas d’origine indo-européenne du moins.
Cherchons plutôt du côté grec, qui rappelons-le, par tradition, se retourne facilement.
Rien non plus !
Puis, en observant mes enfants encore en bas âge, j’ai noté que l’apprentissage de la langue passait chez eux par un stade verlan ; comme quoi le verlan possède son stade, ce qui, du reste
est plus pratique pour favoriser l’entraînement.
Les enfants auraient donc tendance à retenir les dernières syllabes des mots qu’ils entendent et les restitueraient en premier, espérant ainsi obtenir le tiercé verbal dans l’ordre, à moins que
ce ne soit une forme naturelle de dyslexie liée à la complexité de l’appréhension des articulations linguistiques.
En tout cas, nous noterons une réelle ressemblance du verlan adolescent ou post adolescent branché à son origine supposée dans l’enfance.
Aussi, l’ado et son bagage, à savoir le sac ado, formulerait-il dans son désir de pratiquer le verlan, l’expression d’une rébellion classique à son âge portant sur les structures et hiérarchies
du langage.
Cette rébellion à but d’émancipation s’appuierait alors sur un élan régressif dissimulant les phobies de la croissance et qui signifierait tout simplement :
« je vous emmerde, je grandirai pas et pour la peine, je parle bébé ! »
c’est un raccourci, j’en conviens !
Cette théorie est loin d’être démontrée mais elle a le mérite de poser la question sur l’engouement voire la mode que figure cette façon de s’exprimer.
En outre elle possède l’avantage de vous distraire et de vous accaparer l’esprit pendant deux minutes durant lesquelles, j’espère vous serez restés concentrés.
Par ailleurs, si vous en redemandez, je m’interrogerai ce soir avant de dormir sur l’origine du rap !
Remarquez, peut-être pas ce soir, il faut que je dorme de temps en temps.
Sachez toutefois que le rap, en tant que vecteur de narration, s’appelait autrefois « raplette » et désignait des soirées à conter avec des pommes de terre, qui, aujourd’hui sont
devenus « raclette »…
Enfin, c’est une autre histoire !
Cébéji
Par cebeji
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