chronique humoristique

Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 13:13

Etes vous nomade ou sédentaire ?
Ce pourrait être la question d’un test dans un magasine branché à la veille d’une période estivale.
La différence, bien sur, entre ces deux tendances réside dans l’attachement à un lieu fixe ou au contraire, ne jamais se fixer.
C’est une question d’ancrage !
S’encrer, c’est déjà écrire le roman de sa vie, faire prendre racine aux mots de sa pensée ou encore de ses actes, c’est se poser.
Rien à voir avec la seiche dont l’encre sert de bouclier, quoi que …, certains s’ancrent par peur du mouvement, sachant que l’attente accule, enfin bon !
N’allez pas croire que je sois anti-seiche, je répondrai tout de même volontiers aux questions qui vous taraudent et pour lesquelles vous ne possédez pas de réponse.
Le nomade, quant à lui, ne souhaite pas s’ancrer, s’attacher à un lieu fixe, par peur, peut-être de l’emprisonnement ; c’est, du reste, son attachement au voyage.
Mieux vaut-il un attachement au non attachement ou un détachement dans l’attachement ?
C’est une question de perception, de croyance ; par exemple, Freud y verrait là la relation à la terre-mère et donc à la mère ou encore la façon de rompre le cordon ombilical.
S’attacher à la terre-mère ou s’en détacher tout le temps, telle est la question.
D’où une polémique des deux camps !
D’ailleurs, le terme ancrer provient de la mer, c’est pour dire !
Que ce soit la terre ou la mer, ces éléments analogiques représentent et véhiculent quelque chose d’essentiel puisque c’est le principal contact avec notre être, c’est notre support, une relation dont la gravité a fait parler et chercher beaucoup de scientifiques.
Forcément face à la gravité de cette situation, nous réagissons par un désir d’élévation au moyen de la légèreté.
Alors il y a ceux qui cèdent et qui s’ancrent, s’enracinent et ceux qui tentent d’échapper à cette attraction terrestre voire merrestre ; il s’ensuit toute sorte de discours pour résoudre cette problématique ou cette fatalité selon certains mais personne n’y échappe vraiment.
Dès lors, chacun essaie de se poser sans fracas puis de se reposer (parce qu’on y arrive pas toujours du premier coup) ; ce n’est qu’ensuite que l’on est à même de disposer de la vie qu’on se propose sans l’imposer.
Gardez donc le contact avec la terre-mère en évitant l’enlisement ou la fuite, tel est l’ancrage probable dont l’expression écrite nous rendra ailes et plumes sans mauvaise mine !

Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 13:08

    Comme nous vivons dans une démocratie, parlons-en puisque cette dernière nous le permet légitimement.
La démocratie confère au peuple une indiscutable autorité qui lui octroie le pouvoir d’élire son chef d’Etat ou ses maires par le truchement du formidable droit de vote.
C’est beau !!!
Par ailleurs, la population avertie voire émancipée ne croit plus au Père Noël depuis fort longtemps et pourtant…
Attention , je ne dis pas que croire au Père Noël et à la démocratie revient au même…bien que !
Sauf peut-être pour les enfants mais nous ne sommes plus des enfants…quoi que !
Bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !
Rendez-vous compte, les anciens se sont battus pour obtenir le droit de vote, alors, respect !!!
Grâce à lui, nous disposons d’un choix riche, ouvert, de candidats propres sur eux, sans aucune ambition autre que l’amour de l’humain, choix proposé parmi un non-choix par défaut. Autrement dit, nous possédons un privilège rare, celui de sélectionner un président potentiel dans une liste…imposée, dans laquelle, du reste, on retrouve des « improbables », des vrais dangereux avérés, des roquets facho faussement gentils , des manipulateurs et même des femmes !
Malgré tout, le droit de vote demeure, préservant ainsi le sentiment de liberté crucial (ou son ersatz) qui assure le fondement de la démocratie et c’est le principal.
Ce type de choix correspond d’ailleurs à s’y méprendre à celui d’une femme du  18 ème siècle pour laquelle, le mariage arrangé offrait l’alternative du vieux  courtisan grabataire richissime ou encore du paysan épuisé assujetti à la dîme et quand je dis dîme, je ne parle pas du caleçon branché !
Revenons à nous les moutons…euh…à nos moutons.
Afin d’obtenir la préférence plébéienne, les différents postulants au titre énoncent leurs projets démagogiquement avant-gardistes et emprunts de sagesse par l’entremise discrètement effacée des tonitruants médias impartiaux. Ils pérorent, pensant ainsi couvrir de leur voix celle des électeurs et par la même occasion, celles de leurs rivaux ; ils trichent, mentent, ourdissent des plans afin de démontrer à la masse leur propension ingénieuse à contourner les problèmes, allégorie s’il en est, du fameux système D, tradition française par excellence chère à ses habitants.
Dépourvus d’orgueil, ils font fi de leur ego hypotrophique , ils sont les meilleurs d’entre les meilleurs, voilà tout.
Pour preuve, ils descendent dans la rue pour manifester…leur curiosité à l’égard des indigènes locaux, affublés de gardes du corps on ne sait jamais ; ils serrent des mains en prenant des gants, par respect.
Bref, ils ont un gros cœur ou le cœur gros, je ne sais plus.
En bon stratège de la paix, ils partent en campagne avec leur QG afin de conquérir des espaces démocratiques vierges et inconnus.
Non, la démocratie c’est vraiment beau !!!
Rendez-vous compte que vous avez le droit de choisir un de ces Dieux vivants alors que nous ne les connaissons même pas !
Mais nous avons confiance, les choses vont changer grâce à elle ou lui, c’est sur !
Bien que notre longue et fastidieuse expérience de profane en politique nous ait montré que les promesses ne sont jamais aussi belles que lorsqu’elles ne sont pas tenues, nous y croyons cette fois, c’est là notre force !!!
La magie de la démocratie opère toujours en nous tout comme l’enfant espère à chaque noël la venue du Père.
N’oublions pas non plus que grâce à la démocratie nous avons chassé le totalitarisme et qu’il fait bon vivre chez nous, dans la plus grande des tentes comme disent les gens de la rue.
Non , c’est vrai qu’un président auto-proclamé c’est moche, préférons lui un président auto-proclamé qui s’est arrangé démocratiquement pour l’être, c’est quand même autre chose !
Vraiment ne croyons-nous plus au Père Noël ?

© Cébéji

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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 15:17

    Pour ceux que ça intéresse et qui souhaitent suivre les étapes de mon énorme carrière, j'ai donc auditionné
lundi pour l'émission "Pliés en 4" de France 4.
Nous étions très nombreux, à savoir une petite poignée d'humoristes augmentée des deux sélectionneurs; autant dire qu'une ambiance de dingue règnait dans la petite salle du Temple.
Christophe, l'un des deux "auditionneurs", très sympathique au demeurant, nous a enjoint à participer avec le maximum de décontraction, nous rappelant au passage que la sélection ne se faisait pas tant sur notre véritable talent que sur la rigueur d'un cahier des charges précis.
C'est vrai que tout de suite nous nous sommes sentis décontractés...

Arrive mon tour, je monte sur scène, ce qui du reste est plus pratique pour délivrer un sketch puis m'exécute (je choisis mon vocabulaire à bon escient).
J'aurais joué sur le tarmac d'un aéroport que cela n'aurait fait aucune différence; une répétition dans les toilettes en comparaison me parait bien plus réjouissante.
Pour l'occasion, j'avais décidé de me faire plaisir en jouant un sketch qui me satisfaisait égoïstement (l'expérience sans doute) et non pas un de mes "tubes" comme on dit dans le métier.
En bon professionnel, j'ai effectué un "comme il faut sans faute" mais toutefois avec la pernicieuse impression de goûter aux joies de la solitude d'un après-guerre apocalyptique.
Plus tard, après insistance, j'ai pu en faire un deuxième "à la je m'en fous" cette fois, qui, à priori est mieux passé alors que pas franchement taillé pour ce type d'exercice, puisqu'il s'agit d'un genre littéraire abscons et tordu plutôt d'audience Arte.

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas encore de réponse définitive donc rien n'est joué mais comme je rejoins la rare communauté des humoristes à univers peu tendance, je peux décemment espérer une place de bouche-trou, place qui revient d'ailleurs à la culture dans le monde d'aujourd'hui...

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 13:05

Il y a quelques mois, un spectacle m’a rendu joyeux !
Et quand je suis content, je bisse, à vrai dire, j’ai même tendance à bisser partout. Mais attention, j’ai ma dignité d’homme, je bisse debout !
C’est vrai que je pouvais applaudir, à demain, mais j’ai préféré tout de suite crier ma liesse.
Pris en liesse en train de bisser partout, on m’a conduit au caniveau ; j’ai cru qu’ils me prenaient pour un chien alors, pour exprimer mon mécontentement, je les ai mordus.
Pris de remord, je me suppliai au pal ; quand on commet une boulette c’est la punition adéquate ; c’était trop mauvais, je fus plutôt d’avis croquette !
Remarquez, ça déshydrate, ça évite de bisser partout !
J’ai mis ensuite les 101 dalmatiens en VO avec sous-titres pour les humains puis je me suis assoupi.
Au réveil, j’entendis :
Rex, Rex, le grand Rex, ne fais pas ton cinéma, lève toi et viens faire la promenade !
C’était mon chat. Il est blagueur, il aime bien me faire passer pour un chien ;
C’est vrai que je m’appelle Rex, mais pas le grand, le p’tit Rex, on me surnomme d’ailleurs le dinosaure.
J’avais les crocs ; je rattrapais un bâton de berger que mon chat m’avait lancé puis nous partîmes en promenade. Une fois chez le psychanalyste, je m’allongeai dans un panier et lui expliquai mes déboires ; c’était un berger allemand et j’avais du mal à comprendre son accent ; il prétendait que j’étais braque et que dans ma petite enfance, je fus complexé de la taille de mon sexe et que du coup, je me prenais pour un chien femelle, une sorte de grosse Pitt- bull.
Alors à force de raisonner comme une pitt, je bissais partout !
Il m’a donc conseillé de tenir en laisse mon chien intérieur et de brader son identité canine au profit de celle d’un homme quitte à avoir une vie de chien ;
Il m’a dit :
Si tu brades Pitt, tu pourras réussir !
Heureux de cette séance, je le payai, je lui donnai un gros nonos puis m’en vins.
Mon chat était très content, il en avait du braque assez, voire du braque marre !
Pour fêter l’événement, nous sommes sortis au théâtre à nouveau voir les fables de la fontaine.
Victoire ! je n’avais bissé nulle part…Bon….C’est vrai que la mise en scène du loup et de l’agneau était très mauvaise et m’a fait hurler jusqu’à la lune…

Cébéji

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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 10:21

Rien de tel que le Parisiannisme !
Paris, la capitale des capitales, la plus visitée au monde, comment ne pas y habiter ?
Ces habitants, les Parisiens, n’en sont pas dupes, ils s’arrachent le porte-monnaie pour y crécher ; ils dépensent sans compter pour quelques mètres carrés minimalistes dans la citadelle flamboyante.
Le plaisir d’y vivre n’a pas de prix, c’est ce qu’il en coûte pour goûter le charme des ruelles, des monuments historiques, de la culture etc…
Elle réunit tous les avantages urbains comme la commodité des transports avec son fameux métro, un modèle de salubrité et de sécurité que nous envient les provinciaux dans leur élan de découverte touristique dépaysant, ce même métro qui fortifie le caractère des Parisiens en leur rétrocédant une réputation d’amabilité, elle aussi, très appréciée des provinciaux.
Le Parisien sourit avec parcimonie perpétuant ainsi la tradition d’un langage presque séculaire où la moue évite la guerre.
Paris se veut également un des plus grands parkings de France avec tous ces véhicules pare-choc contre pare-choc garés par contrainte sur la chaussée dans l’attente d’un feu vert ou d’un embouteillage ; une ville qui fleure bon un air de fête emprunt des échappements d’automobiles dont le mélange multi-marques ferait pâlir la ligue anti-raciste.

    Le matin la rosée se dépose sur les parcs et jardins, une rosée tuméfiée par les émanations précédentes aux effluves caractéristiques d’une sueur néoparisienne.
Mais bon, c’est Paris, rien ne vaut son charme !
   
On trouve tout à Paris pour peu qu’on accepte le suspens indicible d’une longue file d’attente, tenant en haleine le chaland tout émoustillé de l’aventure lutécienne.
Et puis, la nature n’est pas le fort du Parisien, se sentant citadin dans l’âme ; aussi, de temps à autre, il importe la province dans les parcs d’exposition afin d’en découvrir les secrets inconnus comme par exemple, les animaux de la ferme :
Tiens ! c’est ça une vache ? se dit-il.

Parfois, il tente l’expatriation, le week-end, à quelques kilomètres seulement pour ne pas se perdre, en quête d’une couleur verte dont il a oublié les reflets inspirateurs tout en arborant fièrement son statut de Parisien par l’affirmation de son hégémonie voire du dénigrement de l’autochtone ou de l’aborigène local dont il étudie les us et coutumes.
Non vraiment, vous ne comprendrez jamais le Parisien, représentant de l’Elite de la nation et de son pendant, l’économie ; sa complétude narquoise et plénipotentiaire le hisse au sommet, à la condition toutefois, de demeurer intra-muros dans le seizième.
Son autarcie béate, ainsi que son épanouissement manifeste lui ont valu le premier rang au hit-parade du plus mauvais accueil touristique mondial.
Alors non ! Ne critiquez pas les Parisiens, vous n’êtes pas à la hauteur, l’oxygène et la nature en excès vous ont rendu inaptes et imperméables aux valeurs absconses et initiatiques de leur qualité de vie !

Que vivent les Parisiens…..assez longtemps !

Cébéji

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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 09:52

    « C’est la vie ! », voilà une phrase que nous entendons au moins une fois par jour et pour laquelle nous n’avons aucune explication claire et sensée.
Que signifie au juste cette phrase si ce n’est une forme de démission par rapport à sa compréhension ; tentons malgré tout d’en percer les secrets.

    Généralement, elle s’utilise à la suite de déboires, de circonstances fâcheuses, pénibles, pour mettre un terme aux plaintes et repartir de l’avant avec moult résignation.
Nous entendons rarement ce poncif pendant une phase heureuse de la vie, comme si la vie, en elle-même représentait un fardeau emprunt d’une culpabilité antédiluvienne.
Bon ! arrêtons là ces considérations pesantes et pénétrons plus avant le sens de cette locution :
« C’est la vie ! »
Elle se compose de quatre mots, c’ de ce ou cela, est du verbe être, la et vie.
Ce est démonstratif et décrit l’ensemble des phénomènes dont nous voulons parler.
Quant au verbe être et l’article la, nous passerons dessus, nous n’allons pas tout expliquer non plus !
Il reste donc le dernier mot : vie.
Mais qu’est-ce que c’est exactement la vie ?
D’après notre phrase, qui tend justement à l’expliquer, c’est l’ensemble de ce que nous venons de vivre ; et là encore, nous utilisons les mêmes termes.
Nous n’en sortirons pas !
Il est clair que nous n’avons pas ici la prétention de vous expliquer ce qu’est la vie, simplement une question d’avis.
Le plus marquant dans l’histoire, c’est que nous décrivons un ensemble de faits incompris et décevants par l’essence de ce que nous sommes ; voilà qui en dit long sur nos états d’âme.
D’ailleurs, afin de pousser le paradoxe un peu plus loin, si la vie représente des moments difficiles, la mort, à contrario promet des moments heureux !
Eh bien oui, finalement, les expressions populaires nous le confirment, les gens disent volontiers en parlant d’instants savoureux :
« ouais, c’était grave mortel ! » (du fait, ils n’en reviennent toujours pas)
« on s’est éclaté ! » (normalement ça doit faire mal)
« le pied, j’étais complètement destroy ! » (la reconstruction est en cours)
« j’avais une pêche d’enfer ! » (le paradis, c’est très surfait)

Curieux tout de même ! c’est le moins que nous puissions dire, cela donne à réfléchir…
Eh oui, c’est la vie !!!

Cébéji

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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 10:31

Il est temps de faire cette chronique, il y a un moment pour tout et aussi pour tous.
A chacun son moment finalement et quand le moment est terminé, on dit qu’il a fait son temps !
Ce qui reste à savoir c’est si l’on a fait notre temps ou s’il est à venir ?
Ne retenons que ce dernier cas, c’est plus positif !
Est-ce que vous avez remarqué que le temps qu’on nous accorde est proportionnel à notre importance sociale ; le temps de parole, d’écoute etc croît avec la notoriété par exemple…
Les grands hommes ont ainsi du temps devant eux alors que moi, il faut que je fasse vite !
Mais derrière eux qu’en est-il ?
Avaient-ils du temps avant ? Sinon comment ont-ils fait pour grandir cent ans ?
Si vous sentez ce que je tente de vous faire comprendre vous arriverez à temps en temps  voulu !
Sinon va y avoir des morts ! Je veux dire des temps morts !
D’autant qu’en tant qu’un tantinet temporaires j’étends vos tempes horaires !
Bon, on se détend, il est grand temps pour les grands d’antan !
Ce qui compte c’est que je finisse dans les temps et comme on est proche du lac…ça tombe bien…euh je ne dis pas ça pour vous noyer !
Faut du temps pour comprendre, je ne voudrais pas abuser du votre sachant que ce n’est peut-être pas le moment, enfin votre moment !
De plus, par les temps qui courent, on n’a plus le temps, c’est courant ou plutôt, c’est couru !
Ben parce que le temps court quand il n’est pas long !
Avant le temps marchait, on disait même « le temps fait pas » et à force, il est passé ; mais où ?
Et dire qu’on fait des passe-temps, c’est une perte de temps !

    On en revient toujours à la même chose, l’instant présent qui, comme son nom l’indique est un cadeau, alors …offrons le nous ! ! ! !

Cébéji

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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 10:52

A force de croiser des femmes se nommant Eugénie au cours de mes pérégrinations, je me suis légitimement demandé si je n’étais pas atteint d’Eugénisme.
Question grave s’il en est !
Rassurez-vous je suis vacciné contre ce genre de chose qui, rappelons-le, vise à sélectionner dans le genre humain, génétiquement, une pseudo élite à des fins inavouables.
Rassurez-vous encore, le propos que je tiens ici est léger et n’a pas d’autre but malgré le sujet dont il est question que de vous divertir.
De toute façon dans notre société aujourd’hui, personne ne souhaite véritablement opérer une telle sélection ou alors je suis très mal informé.

Revenons donc à nos Eugénies ou encore aux jeunes femmes branchées, à la mode, que l’on côtoie de plus en plus.
Elles possèdent des points communs ; beaucoup d’entre elles sont blondes ou recolorées, arborent fièrement une poitrine avantageuse chimiquement reconstituée selon la croyance :
« je suis sexie donc aimée et ma personnalité en témoigne ! »
Elles sont vêtues de pantalon moulant à l’extrême rappelant théoriquement la forme de leur corps lorsqu’elles le retirent, exposent également un ventre nu et plat comme les téléviseurs 16/9ème ayant l’apanage d’offrir une image contrastée sur ce genre de zone à forte valeur ajoutée puis, en remontant, offrent un large décolleté autrement nommé « silicone vallée ».
    Cette mode tend davantage au retour à la nature instinctive des femmes qu’à une distinction par le « je pense donc je suis ! ».
Leur objectif semble le déclenchement de phéromones puissantes en quête de testostérone complémentaire.
Les Eugénie, de plus en plus nombreuses, obéissent à une telle pression qu’elles suivent un entraînement spécialisé pour arriver au statut tant convoité ;
Sport pour les plus courageuses et liposuccion pour les plus fortunées.
Il s’en suit des transformations spectaculaires au point que certaines voient leur nez rétrécir, leur bouche doubler de volume selon l’effet « porte dans la figure » et jean passe !
Leur surface corporelle augmente donc, les laissant croire à une prise d’envergure à moins que ce regain de surface ne les confine au superficiel.
Toujours est-il qu’un standard est né, les Eugénie se ressemblent toutes, concédant et aliénant leur bien être à la dictature d’un modèle.

    Finalement, tout cela n’a rien à voir avec l’eugénisme puisqu’il n’y a pas de sélection génétique ; remarquez, elles font des enfants aussi !
Avec des hommes bodybuildés, cabriolétisés voire 4x4isés qu’on appelle Eugène.
J’arrête là, cela devient de mauvais goût, c’est la mode du salon de l’auto ou de la moto.
Je ne dirai qu’une chose : là ou il y a de l’Eugène il n’y a pas de plaisir ! ! !

Cébéji

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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 09:49

    En écoutant les gens parler, se raconter et finalement se la raconter, j’en ai déduit qu’ils devaient chercher un éditeur.
C’est en effet le plus sur moyen de paraître ; l’auto-parution semble la solution la plus communément adoptée, soit l’auto édition. Moi-même, je médite !
Quoi qu’il en soit, à force de paraître tout azimut, les gens se livrent avec étalage sans librairie toutefois.
Certains mêmes qui affichaient le poids de la plume, à trop gober leur propre histoire ont pris du volume.
Par ailleurs, en période de solde, les vitrines préviennent : « tout doit disparaître ».
Et figurez-vous les gens entrent malgré tout et disparaissent, ils ne sont plus.
Puis affublés de tenues diverses et variées , paraissent dans une nouvelle livrée paraphée de l’enseigne du magasin : c’est une parution, éditée par la mode ! ! !

    Grand éditeur la mode ! Pour preuve, elle fait paraître des millions de gens, avec des collections de jour et de nuit.
Le soir, les gens fatigués de paraître, rentrent chez eux, s’effeuillent et se couchent ; mais pas tous. Certains tentent de tirer la couverture à eux, d’autres de la faire, pour paraître à la une !
Paraître, paraître, …paraître pour être vu, lu, feuilleté éventuellement !
Devenir une publication de soi-même inauthentique, un pâle reflet illusoire du désir de puissance sociale, à vendre aux gens rencontrés comme à des chalands en quête d’idéaux perdus…
Paraître pour refuser l’échange du vrai entre les personnes, pour provoquer une admiration factice qui à contrario entraîne un sentiment avilissant de mensonge et une sensation d’être diminuée.
Etre ou paraître telle est la question, et tout ça pour quoi ?
Pour être aimé et surtout pas rejeté, mes rejetons !
J’enfonce des portes ouvertes, j’en conviens, ce qui du reste est plus facile !
Dans notre société d’image, n’en serions nous pas devenus les images, transparentes, inconsistantes et sans saveur ?
Qu’on nous traite d’icône pendant qu’on y est ! On l’aura bien cherché.
Etre ou disparaître, telle est la réponse !

    Alors, avant d’inventer notre histoire et de la raconter, laissons le livre de notre vie s’inscrire de lui-même sans jamais rien laisser paraître et il n’y paraîtra rien ! ! !

Cébéji

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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 11:15

La semaine dernière je me suis retrouvé très enrhumé mais rassurez-vous ça va mieux !
Il faut dire que j’étais dans une mauvaise passe avec ce rhume et dans ce cas tous les chemins y mènent.
S’il y a une maladie que je ne peux pas sentir, c’est bien celle-là, je l’ai dans le nez !
Dire que la route du rhume s’est engagée dans la narine serait peu dire !
J’ai donc mariné dans les flots de mon appendice nasal et à force, je m’y suis noyé.
La houle nauséeuse s’y est lentement transformée en torrent nauséabond puis s’est déversée en cascade dans ma gorge.
Pas de quoi faire du canyoning !
J’ai tenté de changer d’air, je suis alors parti dans le Morvan mais ce fut pire.
J’ai en vain essayé de me raccrocher aux bronches mais rien n’y faisait !
Une fois à Bordeaux, j’ai pris des Medoc, ce fut moins Graves.
Le nez bouché, la gorge en feu et les bronches prises, l’inévitable arriva :
Je manquai d’inspiration et ce fut le crash littéraire !
C’est bien connu, qui est enrhumé crache, non ?
Ma fièvre de cheval allait bon train alors que dehors il faisait un temps de chien et un froid de canard ; comme quoi les animaux ne s’entendent pas aussi bien qu’on le dit !
J’évitai de croiser les personnes âgées  avec cette canicule interne tropicale ; je ne veux pas être accusé de tentative d’homicide tout de même !
Un rhume est une responsabilité !
Je décidai de me reposer et de m’isoler, à la quarantaine, il faut savoir prendre des décisions ; alors, il m’est venu alité, d’avoir une idée :
Groggy par ce rhume et donc estourbi comme enrubanné de nuées alcoolisées, je me suis laissé aller à délirer pour pénétrer un monde parallèle propice à l’inspiration.
A la première bouffée d’air, ce fut l’inspiration, j’étais guéri !!!
Finalement le rhume mène à des débouchés, c’est même dégrippant.
Attention, ne vous enrhumez pas pour autant !
Cette anecdote aura donc fait couler mon nez et un peu d’encre, c’est pas si mal !

Cébéji

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"Complètement dé-phrasé"

Paris et province

Les Odieux du Rire


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Le fameux calendrier  2008

totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
au profit de Sidaction,  un 13ème mois  offert  etc...
www.lesodieuxdurire.com

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  • Le blog de Cébéji
  • : ...la vie compliquée de Cébéji, humoriste et auteur voire écrivain mais aussi scénariste et vidéaste avec ses humeurs et ses délires.

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