chronique humoristique

Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 13:08

Ce matin en me levant quelle ne fut pas ma surprise lorsque je m’aperçus que je ne m ‘étais pas levé.  Non non, je ne rêvais pas, j’étais bien réveillé mais assis et non pas en position debout comme prévue, initialement. Que s’était donc t-il passé ?
J’en appelle alors à mes instances corporelles supérieures, à savoir mon cerveau et le vitupère de m’abandonner ainsi, le matin, au lit, c’est trop facile ; ce dernier esquive ma réprimande par la délation de la zone corporelle coupable : les jambes ! ! !
Celles-ci, m’informe t-on à l’instant, ont décrété l’état de grève ! ! !
Me voilà donc avec une grève des transport !
La fois dernière, c’était une grève de mains, ce n’était pas grave puisqu’il y avait après demain mais là, à part prendre mes jambes à mon cou, (oui, je suis souple), je ne peux pas faire grand chose.
Si finalement, je peux écouter leur désidératas, qu’ont-elles à dire ?
Elles se plaindraient d’avoir des fins de semelle difficiles, elles voudraient elles aussi des semelles de 35 heures ; elles souhaitent également adopter une tenue décontractée voire sportive et ainsi ne plus sortir en grandes pompes ; et pour finir, trouvent que j’ai grossi et demandent une augmentation de leur masse significative quitte à dégraisser un peu…
Est arrivé ce qui devait arrivé, mes jambes, sans crier gare, ont défilé dans la rue avec d’autres, dans un mouvement commun, et ce n’était pas en boite de nuit, pour protester contre leurs conditions déplorables. Le problème dans ce cas de figure, c’est que tu vas où tes jambes vont, c’est leur force….
J’ai bien tenté avec d’autres personnes rencontrées sur place de ramener à mes jambes leur raison  mais rien à faire, les jambes des autres personnes agissaient de même, sans tête.
    On a dû céder et faire le premier pas en acceptant leur demande, finalement émouvante et nous avons fini en lacet.
Maintenant, j’écoute mon corps et il me le rend bien ! ! ! !

Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 11:12

Certains savants confirment : plus on apprend moins on en sait !

Et tout le monde le sait ça. Ce qu’il faut donc savoir c’est que l’on ne sait rien et ne rien savoir c’est déjà savoir quelque chose mais là je ne vous apprends rien.

Acquérir  le savoir et son contenu, ça s’apprend, c’est devenir chercheur.
Or chercher, c’est partir en quête de quelque chose qui nous manque, qu’on voudrait savoir ;
A son point de départ, le chercheur constate un vide en lui qu’il veut combler et il le sait car il a trouvé son vide. Et plus il trouve son vide, plus il cherche à le combler et ainsi il l’augmente et cherche encore plus.
Vous allez me dire, faut savoir ce qu’on veut ! Lui, veut savoir qui sait !
Alors le chercheur part en quête de connaissances qui savent de quoi il retourne, on en revient au point de départ .
Apprendre à ne rien savoir représente des efforts considérables et même des diplômes. Plus vous êtes diplômés moins vous en savez, ceux qui savent vous le diront. Un docteur es science ne sait rien et vous l’enseignera. Mieux vaut voir un spécialiste, on ne sait jamais ! ! !
    Il ne s’agit pas ici de ne rien apprendre mais de savoir et connaître ses limites au savoir parce qu’ils y en a qui savent tout mais qui n’ont rien appris. Ne rien savoir est une chose mais il faut l’apprendre, sinon ce serait trop facile ; il faut devenir un apprenti-sage !

    Alors finalement, qu’est-ce qu’on peut savoir ? On peut apprendre à être moins ignorant ce qui revient à en savoir un peu plus, à savoir pas grand chose. On peut espérer enfin savoir qu’il n’y a rien à savoir si ce n’est participer à la connaissance et la réfléchir.

Tout cela pour dire qu’on ne sait même pas ce que le mot savoir veut dire et que finalement on en cherche le sens….

Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 10:30

    D’une façon banale, nous défendons la démocratie ; nous luttons contre la tyrannie et dans les médias contre la censure.
Mais il existe une forme de censure dont on parle peu, fourbe, perverse et pourtant on nous rebat les oreilles avec, il s’agit, vous l’aurez compris, de l’audimat !
L’audimat a le pouvoir d’annuler la diffusion de films, d’émissions, de documentaires, d’évincer ainsi des formes de culture, des gens, des concepts etc…
C’est donc bien une censure !
En plus de censurer, l’audimat impose ses propres programmes lénifiants, exaspérants, c’est donc bien une forme de tyrannie.
    Le paradoxe apparaît dès lors que nous savons qu’il est d’essence démocratique puisque révélateur de notre opinion et de nos goûts.
Pourtant, en interrogeant les gens sur la question de la concordance de leurs préférences avec celles de l’audimat, nous tombons plutôt sur une discordance alors que nous faisons tous partie, à priori, du panel échantillonné de ce même audimat.
Notons également qu’Arte ou France 5 bénéficient chaque jour d’une côte accrue bien qu’en marge de l’audimat.
Mais qui est donc cette frange de la population qui nous représente sans nous demander notre avis (c’est bizarre ça me rappelle quelque chose…, la politique ne serait-elle qu’une forme d’audimat ?).
Ce public référent se constitue d’environ mille personnes maximum, choisies selon des critères spécifiques et un scrutin proportionnel ; ajoutons que ces personnes nous sont inconnues, par mesure de protection, on ne sait jamais, nous pourrions les lyncher.
Ces mille représentants de nous-mêmes suffisent, nous dit-on, pour permettre aux mathématiciens de se gausser de nous sur la courbe des tendances ; un, deux et trois petits calculs débrouillent leur représentativité et corrigent les divergences.
Et voilà la recette:
on connaît notre avis sans nous consulter et le pire, ce serait une science quasi exacte !!!

C’est de la tyrannie, moi je vous le dis, non mais et puis quoi encore !!!
Il ne manquerait plus qu’à la télévision, ils se moquent de la qualité des programmes pourvu que nous les regardions et qu’ainsi ils vendent des spots publicitaires…Non, franchement !
Vous voyez les suppositions que nous sommes amenés à faire !
Il suffit d’allumer le poste, ils gagnent de l’argent avant même que l’image n’apparaisse.
Non, arrêtons, où allons-nous ?

Revenons à des choses sérieuses…
Cette chronique vous a été offerte par notre partenaire banquier « Tonpognon.com ».

©Cébéji

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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 14:44

Parmi les nouveaux mots grossiers, nous noterons le vocable « Ecologie ».
Il suffit de le prononcer pour qu’aussitôt les gens se ferment comme des huîtres, bien que les huîtres, elles, renferment des perles.
A contrario, parmi les nouveaux mots « tendance », nous soulignerons cette fois la présence démagogiquement cynique du terme « Ecologie ».
Il suffit également de l’évoquer pour qu’un cortège de « perles » (précédemment enfermées), se manifeste en sauveurs patentés, griffés de la légion d’honneur, de leçon…
Rappelons-nous, avant toute chose, que l’écolo est un marginal, plutôt baba-cool, le cheveu hirsute et sale (expression rebelle d’une lutte sans merci contre les détergents capillaires), vêtu d’un pull laineux XXL du 18ème siècle, arborant fréquemment un sourire béat souvent interprété à tort comme une moquerie à l’égard du système alors qu’en fait, il s’en moque vraiment.
C’est pas bien !
Déjà être marginal ce n’est pas normal par définition . Vouloir chérir la planète, ses plantes, ses petites bêtes, ses ressources, trahit un sérieux problème psychique chez ces gens là.
Ils désirent ardemment ruiner l’économie au profit d’un concept archaïque et rétrograde :
La nature et son humanité !
On ne peut pas assurément les laisser faire ; sauvons notre monde parfait en luttant contre la nature fourbe et pleine de microbes.
Restons propres et généreux tout de même, en déversant le contenu de nos poubelles dans les contrées éloignées puisque leurs habitants semblent apprécier les brocantes alimentaires prédigérées. Allégeons le fardeau des frêles indigènes en évacuant leur minerai et leur travail afin qu’ils ne s’épuisent pas davantage.
Mettons leur en place une économie bien de chez nous qui leur montrera le droit chemin avec fermeté mais rigueur occidentale.
Avant toute chose, nettoyons les sous-sols terrestres de ce magma visqueux appelé pétrôle et transformons le en fumée jusqu’à son élimination totale, aplanissons les montagnes au profit de construction…euh…d’un ensoleillement accru…pour nos terres cultivables.
Enfin bref ! La liste est longue alors ne nous parlez plus d’écologie et d’écologistes, cela pourrait nous culpabiliser, c’est méchant !
L’écologie revêt aujourd’hui les plus beaux atours du complexe :
Moins il y en a plus on en parle !
Avant l’ère industrielle, c’est à dire autrefois, quand nous étions sous développés, nous vivions par défaut le tout écologique, le bio ; le sens du mot écologie nous échappait ainsi.
A l’heure actuelle, nous sommes plus intelligents, sur développés et vivons le fameux tout industriel gagné à la sueur de notre évolution, tout industriel qui a floué son prédécesseur au point qu’il fait dorénavant défaut.
Ce manque, comme tout manque s’exprime tout naturellement, c’est bien un complexe.
Nous sommes devenus des complexés de l’écologie et en tant que tels, nous n’aimons pas qu’on nous en parle mais nécessité fait loi !
Alors grossière ou tendance, l’écologie ennuie, enquiquine, gêne, culpabilise !
Restez propre est une contrainte, c’est fatigant.
Se salir correspond certainement à une solution d’avenir équitable et durable car tout le monde en profitera et pour longtemps, enfin…espérons !
©Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 10:31

Hier après-midi me prend soudain l’envie de me ballader.
Mais voilà, comme je suis un être original et que j’ai un statut à respecter, je ne peux pas me résoudre à me promener d’une façon ostensiblement banale tel le quidam en manque de café-fumeur, le mégot coincé sur l’oreille ou encore le chaland avide d’une fausse affaire léchant d’une manière aseptique vitrines et autres échoppes en quête de soldes convenues.
Alors trois secondes de réflexion suffisent, j’avoue je suis brillant, pour me transformer en pittoresque personnage distinctif, en badaud singulièrement remarquable, bref en attraction locale déDisneyifiée.
Je sors tout bonnement avec, en laisse, mon rhinocéros tricorne…
Comment ça je n’ai pas de rhinocéros et encore moins tricorne ?
Désolé pour vous lecteurs mais j’en ai un quand je veux, c’est l’apanage des artistes talentueux que de pouvoir imaginer puis matérialiser ce qu’ils désirent et quand ils le désirent !!!
Et encore, j’ai fait simple, j’aurais pu oser une licorne sans corne par exemple mais il aurait fallu que j’aille chercher un cheval au ranch d’à côté, ce qui est trop fatiguant.
Bon, vous me faites perdre mon fil…
Donc, je me ballade avec mon rhinocéros tricorne, bleu euh… oui j’avais omis cet aspect de sa fourrure pardonnez-moi, bleu parce ce sont les plus rares ; je l’ai nommé René.
Signalons tout de même, à ce stade du développement, que j’ai créé cet animal suite à un rhume, que j’ai refilé à René du reste ; attraper une rhino c’est rosse !
Rassurez-vous je suis guéri, c’est maintenant René qui coule…passons.
Reprenons !
Ça fait la deuxième fois que vous coupez la plume, c’est limite !
Nous marchons donc ensemble en quête d’un arbre proportionnel à son envie et à son développement ; il est important qu’il marque son territoire en cette saison, on ne sait jamais, la création cornue d’un artiste rival délirant pourrait rôder dans les parages.
Quoi qu’il en soit, j’ai oublié les feutres, il procèdera au marquage une prochaine fois !
Ce sera l’occasion parfaite de dévergonder la girafe et ainsi de repérer la fameux arbre qui, du reste, cache la forêt.
En réalisant mon omission non télévisuelle, je remarque qu’elle est double puisque j’ai également oublié mes clés. Ce n’est pas bien grave me dis-je avec l’autorité sérénissime qu’on affiche dans ces moments, René doit avoir les siennes, il suffit de regarder dans la poche gauche de son pantalon.
Quoi ?
Vous n’allez pas encore m’interrompre ? Une poche ?
Oui effectivement et une poche gauche qui plus est ; il a ses habitudes, il est un peu obsessionnel j’en conviens, il ne faut pas le contrarier.
De toute façon il ne possède pas de poche droite, par principe et surtout car je ne sais pas les créer, j’ai des limites à mon imagination quand même.
En revanche, le voir ouvrir la porte, c’est cocasse ha ha ha…j’en ris encore !
Ça vous pouvez l’imaginer je présume.
Il est vrai qu’un rhinocéros est maladroit, en particulier les bleus, on ne le redira jamais assez.

Avec un peu de créativité, une ballade s’avère vite extraordinaire non ?
Bon faut que je soigne mon rhume, il s’accompagne trop souvent de fortes fièvres ses derniers temps…

©Cébéji

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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /Jan /2008 13:26


    Grâce au tribu rendu par web, le monde des critiques artistiques ne cesse de croître.
Les blogs, les billetteries internet souvent discount offrent en effet l’occasion aux spectateurs de théâtre, de café-théâtre, de cinéma mais surtout de café-théâtre, l’opportunité d’inscrire leur point de vue strictement impartial, cela va sans dire, sur ce qu’ils ont vu.

De l’écrivain public désuet au rédacteur syncopé de sms, nous assistons à l’émergence littéraire de ces nouveaux conseillers média.
Avec pour particularité une liberté totale de plume informatique et l’absence d’auto-censure voire de censure tout court, ils comptent dans leurs rangs environ trois groupes bien distincts.
En premier lieu, les véritables spectateurs, sincères, la plupart du temps, qui ravis du divertissement consommé, gratifient l’auteur de leur reconnaissance sympathique ; c’est heureusement le groupe le plus représenté et de loin. Quand ils sont dubitatifs, leur critique l’explique avec esprit d’à-propos et clarté.
Cependant parmi eux, se dissimule une sous catégorie un brin plus hostile et caractérielle, dopée par le pouvoir et l’anonymat que confère son droit au chapitre. Ceux ci, forts de l’acquittement du billet, exècrent avec intransigeance toute éventuelle déception en punissant sévèrement et absolument les créatifs criminels. Sans doute, ce type de spectateur, rescapé d’un suicide raté attend-il la panacée d’un spectacle pensant ainsi sauver son mal être et ce, juste avant d’aller voter pour la dextre des bords.
    Secondairement en nombre inférieur, nous noterons dans la liste des néo-critiques, la présence surprenante d’artistes qui, soucieux de leur auto-promotion, pratiquent le recours à la réclame gratuite ; en résumé, cela se traduit généralement par :
« venez voir mon travail, c’est de la balle » avec une note de 10/10 qu’envierait un gymnaste aux JO.
Ça a le mérite d’être inoffensif et facilement grillé, passez moi l’expression.

Analysons enfin le troisième groupe, le meilleur pour la fin et donc le plus rare, constitué d’une subtile division du groupe précédent, à savoir des artistes autant scrupuleux qu’un politicien en campagne.
Egalement très soucieux d’auto-promotion, cette fois-ci ils utilisent la publicité comparative de peur de perdre des parts d’audience ; ils descendent donc leur rivaux comme on descend les poubelles par le truchement d’un vocabulaire circonstancié mais lapidaire, représenté couramment par le :
« n’y allez pas c’est nul »
L’intelligence étant leur apanage, ils intègrent avec soin les rouages de la critique anonyme afin de ne pas se faire pincer…mais c’est peine perdue !
Laissons leur leur illusion, un sale gosse reste un enfant malgré tout, attachant quelque part.
Rappelons tout de même que ces énergumènes sont très peu nombreux, enfin espérons.

Alors à quand la critique des critiques, avec inclusion des professionnels également.
Pour clore le sujet, remettons nous en au proverbe avec facilité :
La critique est aisée mais l’art est difficile !

©Cébéji

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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 15:17

    Comme vous le savez déjà, à partir du 1er janvier (voire du 2), les lieux publics deviendront non-fumeur. Attention à la métonymie confusément usuelle, n’allez pas comprendre que ces lieux arrêteront leur cheminée ou leur chauffage, non, il s’agit des personnes physiques nicotino-dépendantes qui se verront refuser l’accès à leur drogue favorite dans ces établissements.

Distinguons tout d’abord les lieux publics des lieux privés dont la différence risque de faire l’objet d’interprétation à  l’avenir car un fumeur en manque prouvera son ingéniosité par le truchement d’un système D hypocrite afin de satisfaire son appétence d’ogre boulimique au tabac.
Légitimement, nous devons nous attendre à l’accroissement du nombre de lieux privés comme bénéfice à l’effet pervers d’une transgression entendue.
Par exemple, certains tenanciers  privatiseront leur bistrot en une fermeture éclair vers 20 heures, réservant ainsi à ses habitués les concours de volutes ténébreuses.

    Mais surtout l’année 2008 sera celle de l’expansion anarchique des terrasses bâchées, chauffées, sorte de nouveau paradigme visuel des trottoirs français.
Le fumeur ne se rendra pas, en bon Gaulois qu’il est, il envahira les rues, les zones piétonnes et rejettera ses déjections tabagiques sur le macadam.
Comme a dit le Saint Patron des fumeurs, Saint Drier :
« le goudron retournera au goudron ! »

Considérons donc ce moment comme béni pour les placements financiers car il est largement temps d’investir en acquérant les actions des principaux fournisseurs de gaz ; dépêchons-nous puisque les grandes marques de cigarettes vont faire de même, ce qui nous permettra d’être chauffé en terrasse par Marlboro ou encore Philip Morris, qui y trouverons en l’occurrence de nouvelles sources de profit.
L’extinction des feux à l’intérieur produira leur allumage à l’extérieur…

    Pour les particuliers demeure la solution pérenne et irréductible de la tente individuelle mobile, sorte de capote large avec armature conçue pour se mouvoir en privé dans les établissements publics. Ainsi le fumeur, au sein de sa propriété nomade entoilée pourra exercer son art funeste sereinement sans nuire à l’entourage interloqué par tant d’intelligence.
Un extracteur de fumée constituera une option opportune de bon aloi pour la contrecarrer.
Précisons que les conversations seront permises à travers l’hygiaphone prévu à cet effet.
N’hésitons pas à le dire, c’est le système D parfait pour le fumeur que l’on peut dorénavant acheter sur le site « jerestecon.com ».
Quant au fumeur impénitent et contrevenant pris en flagrant délit, il sera taxé de meurtrier en puissance et perdra trois points sur son permis de conduire.
Dura lex sed lex !

    Le succès prévisible d’une telle législation chérissant nostalgiquement la prohibition annonce probablement l’interdiction future de l’alcoolisation dans les lieux publics sauf peut-être, pour les carreaux sales.
Les gens boiront dehors dans des zones réservées en terrasse toujours, nommées zones bleues afin de respecter la répression contre l’ivresse sur voie publique.
En cas de consommation d’éthanol mondain en ces endroits, leur seront remis des disques affichant leur durée d’alcoolisation dans une fourchette légale.
Des cafés branchés ont déjà anticipés le phénomène en s’octroyant le nom peu convenu de « Disque Bleu ».
Alors bien sur, tout ceci n’est qu’une fiction ; ma plume reste au service du rêve et quand la loi se fait muse, je ne puis l’empêcher de délivrer son pessimisme joyeux…

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 14:21

En ces temps de morosité ambiante, nous comprenons aisément que l’humain en manque d’occasion unique de rire, à savoir l’H.U.M.OU.R., cherche à désaltérer sa soif de liesse.
D’autres moins drôles entretiennent en compensation une soif de liasse mais nous en reparlerons, cette digression inopportune contraignant à des réflexions divergentes aussi absconses que pertinentes sur la propension de l’homme normosé à combler ses indicibles lacunes par les mirages argentés ; cette micro-thèse nous renvoie d’ailleurs à un autre texte. Notez donc l’adéquation parfaite entre les chroniques de ce blog !
    Bref ! Revenons à notre Humour et tâchons d’en conter l’histoire, elle-même recueil d’anecdotes puisque, classiquement, les histoires qualifiées de drolatiques traitent de l’humour.
Opérons dans la discipline et efforçons-nous de trouver un ordre en cette entropique anthropie.
L’Humour naquit il y a bien longtemps ; n’en déduisez pas pour autant qu’il s’agisse d’un humour dont la sénescence dégénérative repoussante contraint à poser dentier  et autres fausses dents pour s’esclaffer.
L’Humour remonte à l’aube des temps (c’est un lève tôt), aux temps immémoriaux, à la vie intra-utérine terrestre et se situe comme témoin de l’histoire humaine, la plus comique et tragique qui soit !
Mieux vaut être témoin que rien, vous dira t-il.
Il allait croiser sur son chemin différentes cultures et civilisations dont certaines gardent des traces à leur insu ; ainsi, Bouddha affiche t-il dans ses immortalisations statuaires un sourire narquois signifiant sa rencontre d’avec notre protagoniste !

..Il s'en suit une anecdote relatant la disparition des femmes dans cette religion-philosophie. Au commencement était une femme, Siddharta était son prénom; elle arborait la plénitude qu'on connaît aux femmes se commuant en saintes.
Quand l'humour arriva et actionna ses zygomatiques, elle fut charmée; il prit alors le bouddha nana, fort sucrée d'ailleurs et on ne la revit jamais!
Un mendiant qui gisait là par hasard, usurpa son identité et s'autoproclama Siddharta à son tour! De là, une funeste erreur conquit les siècles, simplement à cause des ravages de l'humour.

Encore une fois, rappelons nous que l'humour fait des histoires. Pendant ce temps, l'idylle entre nos tourtereaux, l'humour et son bouddha nana, s'illustrait dans des postures aussi exubérantes qu'innovatrices pour l'époque; de là, allait naître le Kamasutra.
Se sentant révélée par tant d'amour, l'ex-Siddharta découvrit sa nature profonde et son nouveau patronyme: désormais elle s'appellerait Joie.

Aujourd'hui encore, humour et joie vont bien ensemble et font école comme philosophie de vie…

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 12:38

C’est le verdict annoncé par un homme en bleu, stationné au milieu de la chaussée, arborant fièrement et cyniquement un boîtier laser dont pourtant il ignore les fondements technologiques ; mais il sait lire et me gratifie de ce nombre comme s’il avait gagné au loto du sadisme.
On peut lire également sur son visage , qui rappelons-le est un concentré d’efficacité débarrassé de tout accessoire parasite potentiellement nuisible à son application à savoir l’intelligence, on peut lire sur son visage donc, estampillé RF, un sourire narquois mal dissimulé reflétant l’immense pouvoir dont il est investi.
C’est un VRP Sarkosien et comme tout bon représentant, il fait du chiffre.
Le bleu lui va bien, c’est du reste la couleur résiduelle après un coup bas.

Tel l’oiseau, laissons l’ire au nid !
Se moquer ainsi d’un agent de police est facile voire irrespectueux.
Le policier d’aujourd’hui tout comme le militaire obéit aux ordres. Il a fait un choix, celui de ne plus en faire, celui de suivre un destin tout tracé lui évitant l’écueil du libre-arbitre.
Il ne décide pas, il suit le règlement ; sa cause est juste, n’en doutons pas un seul instant.
Le travail du militaire consiste à éliminer l’ennemi en cas de guerre (normalement), à savoir son confrère étranger qui poursuit le même but légitime.
Cette sorte de confrérie s’autodétruit donc quand elle travaille bien, c’est l’avantage !

Ne jugeons pas, qui sommes nous pour juger, je vous le demande ?

Quant au policier, sa noble tâche vise à éradiquer la délinquance, la vilaine délinquance routière en l’occurrence, funeste et insidieuse et surtout, sans véritable risque pour sa personne.
Il témoigne ainsi sa reconnaissance envers ceux qui le rémunèrent, c’est beau !
Résultat : 90 euros d’amende et un point de moins sur mon permis de conduire, c’est remarquable !!!
La société se porte mieux tout de suite ! J’ai même contribué à éviter un mort en acquittant ces 90 euros, je me sens mieux vraiment…

Dire qu’il y a une dizaine d’années, je serai passé au même endroit, à la même vitesse sans rien remarquer !
Non ! Je dois mon sursaut de conscience à ce policier, c’est certain.
Dans 10 ans ou moins, quand la vitesse sera limitée à 15 km/h, j’obtiendrai le délit de grande vitesse et je pourrai aller directement en prison, ce qui me permettra une autre grande prise de conscience !

C’est fou le progrès…

Remercions cette corporation dont les qualités d’esprit critique restent sans pareil !
Rappelons-nous également que notre terre mère met 24 heures pour parcourir les 44000 kms de sa circonférence, ce qui fait une moyenne de 1700 km/h, ça fait beaucoup en ville, non ?
La terre est en permanence en délit de grande vitesse, elle doit être arrêtée immédiatement ; c’est pour ça qu’il y a autant de morts !

Mais que fait la police ?

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /Déc /2007 10:08

          L’homme ne cesse d’évoluer, nous dit-on et s’enorgueillit de son parcours réussi depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, où sa création culmine en tant que « civilisation », modèle s’il en est d’intelligence et d’élévation spirituelle.
Comment a t-il accompli ce prodige alors que les animaux, les plantes voire les minéraux n’ont rien fait, excepté peut-être une participation à l’équilibre naturel, mais bon, ils ont eu de la chance ; ils ne peuvent en aucun cas en retirer un mérite quelconque sachant que le mérite est humain et seulement humain.

Revoyons donc grossièrement le film de son évolution, au ralenti, en ne retenant que les séquences hollywoodiennes, fortes et riches de sens comme à l’accoutumée.
Ça commence par un plan américain, au hasard, sur un faciès simiesque ; cet artifice de départ a l’avantage d’apporter d’emblée un grand sentiment d’évolution, rassurant, générant donc l’empathie du téléspectateur conquis.
La voix off nous le présente :
C’est Grand-Père !!!

On apprend que Grand-Père était fonctionnaire puisqu’objet de mutations, de millénaire en millénaire jusqu’à la fonction humaine ; l’évolution nécessite du temps surtout par tranche de 32 heures.
Ce singe disposait principalement de deux atouts ; le premier consistait en une mort soignée, un auto-enterrement aseptique longue conservation qui a permis à toute une génération zélée de scientifiques de s’adonner à la taxidermie anthropologique. Grâce à ces derniers, nous savons de façon formelle qu’il existait des singes à la préhistoire, ça fait avancer le débat !
L’autre atout de Grand-Père était la main !

Avoir des mains ne présente guère d’intérêt, en revanche posséder La Main (qu’elle soit dextre ou sénestre), voilà la première révolution industrielle. On impute à cette extrémité de membre toute la chaîne de l’évolution alors qu’à priori, la transmission de génération en génération s’est opérée par une autre extrémité…enfin bon…soit !
Grâce à l’apparition de la main donc, Grand-Père a progressé !
On en déduit qu’Arrière Grand-Père, du stade antérieur, n’avait pas de main, notre ancêtre ressemblait alors à un manchot anthropomorphe !!!!!!
Le réalisateur du film, en l’occurrence moi, commettra volontairement l’impasse sur les peuplades égyptiennes dont l’apparente maîtrise technologique fit émerger les pyramides ; celles-ci inspirèrent, là encore, une pléthore de fictions scientifiques délirantes dédiées à leur construction, qu’on ne saurait reproduire aujourd’hui malgré notre évolution.

Bref ! revenons à Grand-Père, notre vrai ancêtre stupide et démago comme on les aime.
Les plans-séquences suivants dépeignent, son mal de dos aidant, le redressement progressif de Grand-Père (il n’avait pas assez d’argent pour payer cash), puis la fabrication d’outils et enfin l’édification du langage, avec pour premier mot reconnu, le fameux « zyva ».
Peu à peu, nous découvrons la naissance de la distorsion des échanges équitables, autrement nommée « profit », qui contribuera d’ailleurs, à la sophistication croissante de systèmes de lois éradiquant le spontané de la nature humaine.

Nous arrivons alors en l’an 33, à un moment crucial du film, enfin je crois, où un grand-père au visage plus récent, se fait immoler sur un passage clouté pour des raisons démocratiques.
C’est le premier piéton de l’histoire, connu pour un accident de circulation et ce, bien avant la création de l’automobile.
De cet événement surgit la divine prévention routière ou religion, altière et puissante, enseignant le bon usage des voies du seigneur avec assurance, bris de glace etc.., à savoir en réalité le caniveau.
Le quidam grand-père ordinaire chemine alors avec culpabilité, rémanence persistante des bienfaits de l’exégèse biblique.
Cependant, grand-père transmuté en père sur l’échelle du temps, parachève son évolution en recourant au sport international des grands, aux guerres, afin de démontrer à ses ennemis son affranchissement du stade animal.
Cette soif d’éducation envers son alter ego païen et inculte, le fera progresser davantage encore, le poussera à développer des armes de destruction massives comme prolongement d’une main devenue trop petite pour étendre le bien.
La science gagne lentement ses lettres de noblesse et renvoie passagèrement aux oubliettes la divine prévention routière mais passagèrement…

A la fin du film, notre très proche ancêtre oscille entre deux tendances, croire en un Ineffable inféodé au libéralisme ou en un matérialisme scientifique pourfendeur de vérités réductrices et lénifiantes. C’est dramatique !

Heureusement, l’happy-end convenue lui évite le caniveau, il recouvre force et santé grâce notamment aux OGM, aux GSM, aux ONG et à l’ONU.

 

N’oublions pas que l’homme préhistorique est self made man et que son rôle d’homme accouché dans la douleur lui vaudra d’être césarisé (sans forceps) !

Vive l’évolution et rappelons-nous que le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas !!!!

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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