chronique humoristique

Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 12:53



Dans ces temps de trouble, on se demande si on n’a pas recours à la fameuse sentence
« diviser pour mieux régner » ; des sujets d’actualités variés sont jetés chaque jour en pâture aux gens afin qu’ils débattent, s’affrontent et finissent par choisir un camp, sans toutefois vraiment comprendre ce qui se passe.
Pour illustrer notre propos, imaginons la propagation suite à un fait divers d’une rumeur sur une opposition  entre les gens habitant les numéros pairs de leur rue et ceux des numéros impairs.
C’est n’importe quoi, reconnaissons-le mais poussons tout de même plus avant notre délire.

Une fois la rumeur confortablement installée, le Jean-Pierre journal, celui de l’apéro, nous gratifie de son petit reportage dans une ville de province où nous pouvons entendre quelques témoins à charge.
Il y a tout d’abord l’excentrique du coin, à effet minet qui nous explique qu’habitant au 69 de sa rue, il est sans dessus dessous et que, de ce fait, les gens accompagnés d’enfant changent de trottoir quand ils arrivent à son numéro ; premier problème de voisinage…

Puis il y a celui qui habite du côté des numéros pairs et qui a remarqué que les numéros impairs étaient en face et que jamais, il les a eus comme voisin immédiat ; ils refusent de se mélanger…c’est donc eux qu’ont commencé !

Il y a encore celui qui pense que l’homme ne se définit pas par le numéro de sa rue ; tout le monde commet des impairs, y compris les rues dit-il !
Il s’adresse donc aux pairs, qui,  par définition s’unissent,  contre l’individualisme des impairs. Il ajoutera qu’en tant que pair, il votera pour un maire franc et honnête parce que souvent le maire dénie la vedette qui est en chacun de nous et….

Heureusement, le reportage se finit par les remarques pertinente d’un gamin :
« Moi avec mon grand-père, on a réuni le quartier et on a fait la paix paire ; la réunification des paires fait donc 1 pour l’unité + 2n (les paires), or 1+2n est un nombre impair. Ainsi on peut traverser la rue et envisager l’un parfait.

Il nous fallait au moins ça pour finir .  Une fois de plus la vérité sort de la bouche des enfants, des jeunes et c’est normal puisqu’ils sont le fruit de la différence.


Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 15:31



Comment devenir humoriste ?
Première chose et pas des moindres, il faut avoir une prédisposition pour le sport et notamment l’aviron afin de devenir le parfait galérien, celui qui rame avec persévérance vers un idéal lointain mais accessible tout comme le loto « 100% des gagnants ont tenté leur chance ».
Une véritable et profonde vocation semble adéquate, préférable aux fameux poncifs suivants :
« je fais marrer mes potes depuis tout petit » ou « encore j’étais déjà un pitre dans le ventre de ma mère ».
Pour percer (on se doit d’être pointu dans tous les domaines), le talent n’est pas nécessaire à voir l’ensemble du PCF (paysage comique français) mais le devient pour perdurer…normalement.
Soit !
Imaginons que vous ayez du talent, encore faut-il le montrer et le prouver ; pour se faire, fraîchement débarqué, vous recherchez les occasions de confrontation avec le public qu’on appelle artistiquement la scène, qui peut être fermée ou ouverte.
Commençons par les scènes ouvertes ou « plateaux », véritables vitrines promotionnelles pour les humoristes en quête de clientèle… pour leur scènes fermées.
Vous jouez donc des extraits de votre spectacle avec le dessein de rallier du spectateur à votre univers afin qu’il assiste à votre show complet, programmé dans un café-théâtre (scène fermée) mais aussi avec le but pudiquement inavoué de tester vos sketchs en live pour voir s’ils tiennent la route, un accident est si vite arrivé, les statistiques ne pardonnent pas.
Ce type d’exercice possède l’avantage de mettre à l’épreuve la confiance (constamment remise en question) de l’humoriste ; soit il a cartonné auquel cas il a provoqué l’admiration du public et de ses collègues soit il n’a pas marché auquel cas il vous dira au choix plusieurs choses :
-je ne le sentais pas ce soir, je n’étais pas à fond alors que pourtant la dernière fois j’ai fait un carton !
-C’était pas mon public, ils n’ont pas capté mon univers !
Eh oui, il faut digérer, le succès n’est jamais garanti mais c’est tout de même un exercice payant dans le sens expérimental car ce n’est pas un plateau d’argent…
Logiquement, après avoir foulé les différentes scènes ouvertes, l’humoriste peut prétendre à une programmation régulière dans un café-théâtre parce que ouais quand même !
Comme l’humour est omniprésent dans le métier, notre rigolo de service devra payer pour jouer euh je veux dire pour faire son métier c’est-à dire louer la salle du café-théâtre qui rebaptisera pour l’occasion cette location « minimum garanti », ça passe mieux.
Et comme l’inflation immobilière se veut galopante et tendance, l’humoriste devra racler les fonds de tiroir voire trouver des tiroirs pour se promouvoir.
A ce stade, grosse pression, rentabiliser l’investissement personnel à savoir remplir pour ne pas perdre d’argent bien sur mais aussi pour obtenir le droit de continuer, d’amorcer le bouche à oreille, qui, en passant, est sale, et ainsi de gagner les galons du succès.
Pour se faire, un seul mot d’ordre :
La promo !!!
Retour aux fonds de tiroir afin d’imprimer des flyers, qu’il aura fallu créer avec photoshop qu’il aura fallu apprendre, à moins d’avoir du personnel compétant parmi ses amis.
Puis il faut tracter, bousculer le chaland avec la petite phrase drôle incitatrice, faire du bruit, rameuter dans tous les sens et par bonheur, arpenter les rues avec des grands flyers appelés affiches.
Ensuite, le manuel du parfait communicant vous invite à publier votre site ou blog avec du style, des photos, des vidéos et tout ce qu’il faut. Devenez donc webmaster, vidéaste, attaché de presse, c’est tout de même pas la mer à boire.
N’oubliez pas cependant de peaufiner vos sketchs, d’en écrire d’autres, de les mettre en scène voire de se faire mettre en scène (aïe !) et de répéter tout ça.
Bien ! C’est fait ?
Ok, l’humoriste est enfin prêt à délivrer son drôlatique spectacle devant la foule amassée (à partir de 2). Une heure environ plus tard, que s’est-il passé ?
C’est le triomphe ! Super !
On attendra confirmation dans les critiques déposées sur les billetteries internet discount qui ont l’avantage d’offrir aux spectateurs l’opportunité de restituer leurs impressions et de les propulser au rang de « critique d’art » avec les compétences équivalentes…
Le succès ne venant jamais seul, s’en suit le vertige de la recette !
Que ce soit en entrée payante ou au chapeau, ce sont ces mêmes billetteries qui remplissent les salles avec des prix très mais alors très attractifs, le plein tarif étant réservé à la gente humoristique connue.
L’ère des média a sonné, le spectateur émancipé, féru de bande-annonces et de colonnes Maurice rétorque souvent :
- 8 euros, c’est cher, je ne peux pas me permettre, j’ai réservé la semaine prochaine pour Dubosc une place à 50 euros !
Effectivement, le spectateur ne supporte pas la déception en matière d’investissement artistique, il achète ce qu’il connaît, il ne prendra pas le risque d’une l’alternative exorbitante à 5 euros.
Quoi qu’il en soit, l’humoriste riche d’avoir perdu un peu moins d’argent continue sa marche lente sur les sentiers de la gloire et à force de courage passe au niveau supérieur en décrochant des passages « télé ». A titre promotionnel encore, il signera une cession de droit à la chaîne concernée pour échange de bons procédés.
Qu’à cela ne tienne, l’humoriste continue encore et toujours et cette fois-ci obtient les fameuses dates, des cachets quoi, qui, enfin nourrissent son homme.
Si si, c’est possible !
La persévérance je vous dis, qui est, à sa manière, une façon de sélectionner dans le temps les vraies motivations (mieux vaut un gagne-pain à côté pour au moins tenir le coup jusque là).

Réjouissons-nous, la célèbre porte qui s’ouvre n’est plus très loin, avec à la clé un producteur qui soulagera l’humoriste des cents métiers adjacents pour lui permettre de se consacrer à ce qu’il chérit véritablement, la scène !

Seul un paramètre est variable : le temps !!!

Le site incontournable pour se tenir au courant de la vie humoristique, des castings et autre:
Comédie Factory

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 18:42



L’intelligence est particulièrement étrange.
Chacun dispose de son propre échantillon (propre est un bien grand mot) et pourtant ce merveilleux outil de compréhension s’avère la plupart du temps inefficace, notamment quand on fait l’état des lieux du monde, avec ou sans huissier.
Notre expérience nous apprend depuis la tendre enfance que la compréhension justement progresse de façon lente et graduelle ; autrement dit, ce qui est intelligible aujourd’hui ne l’était pas forcément autrefois.
Partant de là, une sorte de postulat universel devrait unanimement être ratifié comme quoi l’intelligence aussi brillante soit-elle, nous permettrait de percevoir les choses à un instant T sans toutefois nous laisser entrevoir comment elle le ferait quelques années plus tard.
Ce qui revient à dire plus simplement que l’intelligence possède ses propres limites du moment.
Alors comment se fait-il que nous puissions asseoir des idées, des positions, de manière certaine et autoritaire sans négliger ce « postulat ».
Des peuples, des dirigeants, des intellectuels, des gens lambda sont prêts à en découdre, à se déchirer pour des querelles, des points de vue temporels caducs, condamnés à évolués jusqu’au stade :
« ben oui mais on n’avait pas tous les éléments pour juger ! »
Le fameux principe de précaution devrait ici être de rigueur, peut-être plus qu’ailleurs puisque tout découle de la compréhension en fait.
Le problème de fond consiste à savoir comment accepter nos limites , comment les sentir tout en sachant que notre intelligence du moment ne nous permet pas de les connaître.
C’est du reste ce que les sages appellent l’humilité.
Notre intelligence gagne davantage en vivacité à se reconnaître changeante, mutable et évolutive ; rappelons-nous qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas.

Certes, tout cela n’est pas spécialement marrant au premier regard mais détrompons-nous, l’illustration de ce propos dans le quotidien  pour peu que l’on s’y attarde est irrésistiblement déconcertant et désopilant.
Nous sommes d’une fixité dans nos croyances et constats caricaturale au point de ne pouvoir en rire qu’au travers de personnages truculents incarnés sur scène par des humoristes qui, en fait ne sont que des miroirs.
La presse se délecte des contradictions des « people » comme si changer dénonçait une inconstance inconsistante et maladive. Evoluer c’est pouvoir reconnaître de s’être trompé,  changer d’idée, fort heureusement mais ce n’est pas toujours à la mode.
La rigidité est naturellement comique car elle recèle en elle-même du ridicule mais à force d’augmenter elle confine au morbide puis au funeste quand elle devient cadavérique.

L’ignorance de son manque d’intelligence à savoir l’ignorance tout court amène ce paradoxe du rire pour celui qui la voit et de la tristesse par rapport à ce qu’elle engendre.

Alors rions de nous-mêmes et nous serons un peu plus intelligents…

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 15:20



Quel temps !
Plutôt que de subir les affres de la météo persécutrice, j’ai décidé de prendre les devants en matière de temps.
Prendre les devants du temps ne signifie pas de passer au futur puisqu’en tant qu’imparfait, j’ai composé avec le passé qui, comme chacun le sait, est antérieur au futur et conditionnellement subjectif.
Bon je m’égare…
J’ai simplement décidé d’augmenter l’impact de ma météo personnelle sur l’universelle.
Par exemple, demain je pleus (je ne sais pas si on doit mettre un x ou  un s d’ailleurs), je pleus mais avec une température clémente.
Si je compte neiger ?
Non pas vraiment, je n’ai pas la neige facile en ce moment, en revanche souvent mon intestin grêle.
Je vais pleuvoir donc, à grosses gouttes, je ne pluvine pas, j’averse, notamment dans l’humour, l’original, le verbe.
On ne peut pas toujours rayonner, alors parfois je tempête et ce, même si je suis anti-cyclone.
Pleuvoir de temps à autre évite le surcroît de pression ; en outre, le cumul de surpression collective engendre logiquement le réchauffement de la planète alors je milite, je pleus régulièrement !
C’est un acte politique voire écologique.
Pleuvons ensemble plutôt que plus du tout afin que vous puissiez vous rappeler que vous plutes à plus soif jadis…
Du coup, j’ai rejoins un site internet, le site tamétéo.com où l’on peut uploader ses météos
Personnelles, inviter des amis pour pleuvoir ensemble et créer des groupes qu’on appelle avec emphase « climats ».
J’ai donc créé mon climat, autant péré que possible, qui totalise pour l’heure 120 membres inscrits, c’est un début mais j’espère buzzer.
Il y a bien sur des rivalités, des guéguerres de climat enfin de groupes je veux dire ; les « pros de l’orage et de la tempête », c’est leur nom, essaient de s’imposer par la force.
On a tous bien vu ce qu’ils ont fait la dernière fois dans le sud ouest, on a bien tenté d’atténuer leur impétuosité mais ils se sont alliés en coup de vent au groupe « éole », ce qui leur a donné un nouveau souffle.
Vous voyez, tout cela n’est pas si simple, c’est pourquoi lorsque je pleus je préfère prévenir.
De plus, mes prévisions sont justes ; si ça continue, Météofrance va m’intenter un procès pour atteinte au climat.
Vous vous rendez compte, on ne peut plus décemment pleuvoir tranquillement dans son coin.
Quand je fais pluie-pluie dans le caniveau, je n’embête personne pourtant. Remarquez, si tout le monde fait pluie-pluie  partout, même contre un mur, on risque l’inondation.
Finalement la corneille avait raison quand il disait :
« orage oh va pleuvoir, eau vieille ennemie… »
bon je vous laisse, je n’en pleus plus mais je vous fais une petite bise…givrante !

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 15:46



     Il va falloir créer la SPV, la société protectrice des Vélibs car selon les médias, plusieurs milliers de ces engins libérateurs de mouvement seraient volés ou vandalisés.
Quelle tristesse…
Quel soulagement…
A vous de choisir.

Alors que l’évolution en matière de cycle poursuit sa quête sans relâche contre les grammes superflus, Vélib affiche sans vergogne ses 30 kgs d’embonpoint, sûrement un modèle d’origine américaine.
Il est évident que Monsieur Decaux lui-même ne l’utilise pas,  plus préoccupé par ses affaires, conduit par un chauffeur et rouspétant de surcroît contre leurs utilisateurs qui ont le culot de le ralentir…et pour cause. Un tour de France avec les Velibs nécessiterait forcément le recours au dopage.
Signalons aussi que les vélos d’aujourd’hui sont quasiment tous équipés de suspensions, les dotant d’un plus grand confort, ce que boude ouvertement le modèle parisien pourtant issu d’un service « recherche et développement ».
En matière de sécurité, la manque de confort allié à l’obésité du cycle augmente sensiblement la tendance aux écarts incongrus, coutumiers de l’usage du cycle, ce qui a l’apanage d’aggraver les statistiques d’accidentologie ; sans compter la prolifération du 2 roues sur Paris, haut lieu de tolérance automobiliste.
Décidément le Velib a tout pour faire parler de lui !
Bref, un gros succès commercial, au point de demander à la ville de Paris de payer les pots cassés…
On peut décemment imaginer que pour remédier à ces déconvenues, les Velibs arboreront à l’avenir des publicités, sortes d’enseignes roulantes façon bus à une place, un nouveau concept quoi !
Puis la voiture à pédale destinée aux bambins verra le jour, pour rallier le chemin de l’école sous l’œil attendri des parents.
Rendre la capitale piétonne n’est pas pour demain, les trainlibs ne sont pas encore au point, la SNCF pourrait faire grève.
Il ne reste plus qu’à recycler les motocrottes, qui, au moins, possèdent l’avantage de rouler sur les trottoirs…

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : la grande équipe de choc
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 14:01

     La maréchaussée est parfois bien mal chaussée, je dirai même culottée.
Et quand un mal chaussé sur la chaussée vous déchausse sans chausse-pied de votre haut de chausse mobile à savoir le véhicule dans lequel vous prenez votre pied, c’est carrément autre chose.
Nous n’avons plus le droit de prendre notre pied sur la chaussée, rappelons-le, et tout naturellement, la loi renifle votre pied puis vous inflige un procès pour pied interdit voire mal senti par le code.
A force d’épier les prises de pied sans odeur de sainteté, la maréchaussée fait un pied de nez à la pertinence légale alors tapons du pied sans trépigner.
Se faire déchausser ainsi sur la voie publique aux yeux de tous sied peu à qui veut rester pudique et rester chausser non pédestrement ; autant dire une piètre fin de piéton à pied d’œuvre, désœuvré par un trépied laser pris à contre-pied, entre autre.
Revenu au stade pied tendre dixit la maréchaussée, faisons des pieds et des mains pour des lents demains au pied levé afin d’éviter les six pieds sous terre convoités par les statistiques anti-pied.
En résumé, si pied signifie sous terre alors que papier aussi dans tous les cas le tort gagne !
Mieux vaut faire marrer la chaussée plutôt que la maréchaussée nous faire mariner sans chaussée.
Allez tchuss…

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 21:00



    Vous désirez être à la page informatique (une des plus mobiles qui soit, qu’on tourne sans cesse), rêvez d’acquérir un ordinateur et plus particulièrement un portable branché, signe de ralliement à la haute technologie des hyperfréquences, paradigme du paradoxe d’une solitude nomade connectée en permanence au monde environnant.
Peu Mac dans l’âme même si vous souriez aux dames sur les trottoirs, vous optez pour le standard d’usage convenu fruit de l’hégémonie Microsoft, le standard PC.
Vous êtes également rétif à Linux qui vous fait plus penser à tort à une peluche qu’à un outil moderne facile d’emploi.
La guerre implacable des prix vous rend la chose aisée, l’achat devient attractif, tentant, irrépressible telle une porte ouverte sur le réel virtualisé.
Pour 500 voire 600 euros, vous, le client lambda, oui je vous ai reconnu, craquez pour un tel produit comme une pucelle dans une forêt de bambous. On peut donc dire à cet instant que vous devenez l’heureux propriétaire d’un pc portable et comme dirait Mickey 3D, c’est pas rien de le dire !
Parce qu’en fait non !!!
Lors de votre pieux investissement, vous avez également opté pour une machine de course, une machine à gaz impitoyable que les méthaniers vous envient, le fameux système d’exploitation Vista.
Un brin nostalgique peut-être et surtout finaud vous lui préférez XP et vous vous engagez donc dans une procédure de substitution laborieuse consistant à formater puis installer le nouvel OS plutôt que de goûter aux joies ludiques des fonctionnalités innovantes d’un pc tout neuf.
Le « qu’il est beau » cède la place au « qu’est-ce que c’est que cette m…. ! »
Seulement voilà, le nouveau joujou ne veut rien savoir, plus têtu qu’un âne borné et se refuse à toute installation de XP.
C’est normal, ça arrive chez certaines marques qui brident la machine afin d’imposer Vista semble t-il, ce qui du reste empreinte le doux nom de « tatouage ».
Réjouissez-vous, votre portable est un dur, un tatoué, un rebelle !
En revanche, désolé, il ne vous appartient pas vraiment dans la mesure où le fabriquant reste maître du système d’exploitation employé et vous, esclave de son choix présomptueux et totalitaire.
Ce tatouage consiste « tout simplement » en une sorte de couplage entre disque dur et bios qui interdit tout autre choix que l’origine. Sympa non ?

Heureusement, les super héros sont là comme Flash par exemple et son fidèle serviteur « Flash bios » pour éradiquer ces honteux procédés pas gentils du tout.

Pour en savoir plus

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Humour de tout genre
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 13:20



    L’agence, qui autrefois s’appelait PANE, a préféré depuis l’anagramme ANPE pour des raisons marketing évidentes ; c’est vrai que la PANE pour l’emploi, ça le fait pas comme on dit de nos jours !
Dans tous les cas, l’agence est florissante et compte parmi les entreprises françaises les plus prospères, la clientèle étant de plus en plus nombreuse à franchir ses portes d’autant qu’elle n’a pas vraiment le choix et c’est là sa force.
Jamais un CAT de l’Etat n’avait si bien marché, profitant de la carence abyssale profonde d’un univers professionnel aussi exsangue que diaphane pour récupérer et employer des fonctionnaires aigris en quête d’idéaux perdus.
Rendons leur hommage tout de même car ils forment le premier rang d’une bataille sociale perdue d’avance ; ils sont en outre les témoins blafards et maladifs d’une désertification annoncée du marché du travail au point de se gaver de pilules multicolores pour garder sommeil et moral, deux états, du reste, en voie d’extinction dans le social.
En dernier lieu, ces fonctionnaires apparaissent comme les ultimes garants d’une foi obsolète et désuète au Dieu réinsertion que n’importe qui aurait perdu depuis bien longtemps.
Bref, cessons ces sarcasmes ironiques pour se consacrer sur l’essence de la mission ANPE à savoir accompagner les funestes chômeurs au retour à l’emploi.

Tout commence par un rendez-vous, une sorte de speed-dating durant lequel le chaland ergophobe a quinze minutes pour justifier sa marginalité sociale honteuse de feignasse encanaillée et patentée. Quelques questions s’en suivent :
- Etes-vous une feignasse depuis toujours et si oui, à part la sieste que savez-vous faire ?
- Etes-vous une feignasse momentanée et si oui, pour quels motifs vous êtes-vous désinséré et surtout prouvez votre bonne foi.
- Etes-vous feignasse pour cause de radiation de nos services suite à une commande express du gouvernement pour une revalorisation des statistiques ?

Après les échanges de preuves…euh…de justificatifs en 18 exemplaires qu’il lui faudra exhaustivement produire sous peine de réinitialisation de l’interrogatoire dans un avenir plus ou moins proche, on lui proposera de le reformater selon la version 3.0 en vigueur actuellement.
Qu’est-ce donc que ce reformatage, tout simplement un ré-apprentissage de la rédaction pertinente d’un CV ou comment faire du vide façon strass et paillettes, l’apprentissage également d’un nouveau métier du futur comme technicien de volume c’est-à dire technicien de surface mais pour les buildings soit toute sorte de profession valorisante permettant son reclassement et sa guérison car il faut bien le dire…c’est pas bien de nuire au système économique !
En sortant de l’ANPE, l’ergoclaste n’oubliera pas de rejoindre son lieu de culte habituel afin de faire repentance voire de se flageller, c’est très apprécié de l’honnête travailleur rétrograde qui lui impute ses pertes salariales. Il faut faire un petit geste quoi…

Non…que les lanternes du labeur fassent un effort tout de même, qu’ils trouvent du travail sinon l’Etat et la science vont finir par trouver le gêne du chômeur !

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 15:44



    Vous vous trouvez au café-théâtre Popul'Air, sirotez un cocktail et, machinalement un tract capture votre attention, vous lisez:

"Je m’adresse à vous !

Pris dans le vague d’une absence convoitée, votre regard se pose là, sur ce papier banal et discret quand vous réalisez qu’il s’adresse à vous.
Oui, je vous parle !!!

Je ne suis pas simplement un document ni même un passe-temps providentiel et opportun échu pour tuer votre ennui, non, je suis une émanation anecdotique de ce lieu particulier.
Savez-vous au moins où vous êtes ?
Dans le café-théâtre Popul’Air, oui, mais encore ?
Ok ! Je vous le dis.
C’est un lieu mythique dans la mesure où même les dieux olympiens jalousent le talent de nos humoristes mais aussi dans le sens meetic largement éprouvé, propice à la rencontre d’âmes sœurs et surtout pas dans le sens mitique suggérant un état de délabrement avancé…

Ce lieu constitue avant tout un lieu de vie, de joie, de convivialité accessible créé par un homme à l’humanité aussi exacerbée que sa désertification capillaire masquée par le béret sobre d’une revendication douce mais franche.
Quant aux barmen officiant également comme humoristes ici-même, ils estompent volontairement et modestement le charisme de leur carrière internationale afin de vous servir et de promouvoir les artistes du jour.

Voilà où vous êtes !"

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 14:21



Vous êtes dans un café-théâtre et vous regardez le mur...

Question:

Qu’est-ce donc ?
Oui, c’est un mur, bravo !

Votre conscience hébétée par des années de lobotomisation médiatique s’est donc troquée en un constat aux contours de truisme.
Un mur ???

Allez, laissons-nous aller aux associations libres de la pensée, ça fait du bien de temps en temps…
Un mur constitue avant tout une enceinte, locale mais une enceinte ; même une infâme enceinte se veut par essence créatrice alors une enceinte du café-théâtre est à fortiori pleine… de promesses !
Elle accouche régulièrement et délivre un espace quotidien proche des gens à faire pâlir la Nasa dans sa conquête de l’inaccessible lointain.
Ce mur ainsi que tous les autres nous offre de l’humour, du théâtre, du slam, des expos, des échanges humains.
C’est pas un beau bébé ça ?
Notre enceinte enfante le rêve magique d’accéder en toute simplicité à des dimensions, des ailleurs rendus immédiats sans recours aux navets spéciaux servis en soupe par les agences spatiales télévisuelles.
Ce mur enfin, défend le spectacle vivant mais aussi la mauvaise foi d’un auteur d’élucubrations, disjoncté pour l’avoir trop regardé…

Alors supprimons les clôtures des enceintes afin qu’elles deviennent murs pour les effacer (ne pas répéter cette phrase trois fois sous peine de confusion).

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Son Show

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"Complètement dé-phrasé"

Paris et province

Les Odieux du Rire


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Le fameux calendrier  2008

totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
au profit de Sidaction,  un 13ème mois  offert  etc...
www.lesodieuxdurire.com

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  • Le blog de Cébéji
  • : ...la vie compliquée de Cébéji, humoriste et auteur voire écrivain mais aussi scénariste et vidéaste avec ses humeurs et ses délires.

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