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Vous êtes en compagnie de Cébéji's Line, installez vous confortablement et lisez avec attention.
La température extérieure est du deuxième degré voire troisième...
Nous vous souhaitons un agréable voyage vers la destination humour
.

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Qui est Cébéji ?
Lundi 28 avril 2008
En octobre 2007, j’ai eu la bonne idée de lancer un calendrier caritatif intitulé "les Odieux du rire"au profit de Sidaction avec mes potes humoristes.
Aujourd’hui, on peut dire qu’il n’a pas très bien marché au plan commercial mais en revanche parfaitement bien au niveau qualité et originalité.
Il est dorénavant « collector » et s’il en reste, vous pouvez toujours les commander à l
édition du bout de la rue, éditeur qui a eu l’audace de promouvoir ce projet.
Bref !
Le propos n’est pas là.
Les médias ne nous ont pas suivi (et c’est là le problème) arguant, la manque de stars dans ce calendrier et oui, on le sait, ça marche comme ça !
Je les avais prévenus pourtant, les humoristes présents dans ce calendrier seront les stars de demain, non pas par quelque opération médiatique mais par la qualité de leur talent hors norme qui fait de vrais grands…
Alors petit bilan pour certains Odieux du rire :
-   
Alexis Macquart, notoriété croissante, fan club avéré, ses articles de blog sont publiés dans la presse, auteur très couru pour la qualité de sa plume et surtout un humoriste complètement original, inimitable et qui fait parler beaucoup de lui.
-   
Vérino , maintenant produit par « Juste pour Rire », péchu, dynamique et incontournable, on le voit partout !
-   
Alexendre, après son buzz internet , Monsieur Eddy le quartier installe sa folie et impose son style différent et incroyable ; poursuivi par les producteurs actuellement.
-   
Gaspard Proust, Lauréat de nombreux prix dont « Paris fait sa comédie », en un an et demi, cet humoriste, là encore hors norme a su se faire remarquer par son seul talent et une plume magnifique.
-   
Arnaud Cosson, l’inimitable comique breton de Paris glane lui aussi les prix ça et là et résiste encore à l’appel des producteurs mais plus pour longtemps.
-   
Paul Séré, installé au blancs manteaux creuse le sillon des grands du Stand-up…

Pour l’heure, 6 humoristes sur les 12 Odieux du rire sortent de l’ombre et s’imposent progressivement sur la scène française, les médias n’ont pas toujours du nez.
Sans compter que, dans les 6 restant, d’autres pointures émergeront dans peu de temps comme
votre serviteur par exemple (enfin je prie...).

Je voudrais juste ajouter que, lorsque je parle de grands, je ne veux pas dire connus mais des Grands comme on en fait plus tellement…
Alors oui, je suis fier de les avoir promus !!!


par cebeji publié dans : Critique news communauté : La gazette des blogs
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Vendredi 25 avril 2008
La politesse sied toujours aussi bien à nos cœurs mais pourtant parfois elle étonne, voire détonne ; le remerciement notamment, recèle en ses expressions les plus courantes des messages parfois subliminaux au caractère équivoque.
    Prenons l’exemple du « Merci beau cou ! ! ! ».
Cette expression joue son ambivalence sur la phonétique confuse et homonymique qu’elle entretient ; elle peut en effet signifier que vous avez un très beau cou ou encore que vous êtes, pardonnez moi l’expression, un beau coup. Ainsi, après un « merci beaucoup », nous nous sentons embarrassés et sommes obligés d’opter pour une des deux interprétations.
La première est certes plus agréable et appelle une réplique du genre :
- si j’ai un beau cou c’est parce que je l’entretiens ! !

Voyez donc la conversation, quelqu’un vous dit merci beaucoup et vous lui dites, je sais , je l’entretiens ou encore ah bon, vous trouvez ?
Il y a de quoi rester coi en tout cas et rester coi dans son cou revient à faire un coucou à l’absurde.
D’autant plus que parler sur le cou, ne plaît pas forcément à coup sur et peut provoquer un coup de tête lorsque le cou rage ! ! !
Voyez ce n’est pas simple, sans parler du racisme des cou parce qu’entre les cou verts et les cous roux, il y a de quoi dire et ça vaut le coup, croyez –moi ! ! !
Dans l’économie d’aujourd’hui, tout est une question de coût, alors un merci beau cou à faible coût, c’est de mauvais cou.
Pour ce qui est de la deuxième alternative sur le plan interprétatif, être un beau coup, je vous laisse  juge et partie : harcèlement ou invitation ?

    Vous comprendrez donc toute la subtilité de la politesse et de son langage initiatique ; la méfiance est de rigueur ; soyez tout de même poli, bien évidemment, comme la pierre mais gardez tout de même, également son tranchant et vous ferez des étincelles.
    Merci très fort ! ! ! !
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 24 avril 2008

Bao Xishun, l'homme le plus grand du monde (2m36)sert la main de He Pingping, l'homme le plus petit (73 cm), Chine, le 13 juillet 2007.




























Yu Zhenhuan, un chinois qui se fait appeler «King King» a 96% de son corps recouvert de poils, Pékin, le 31 juillet 2007


Dédé (D), un villageois indonésien de 32 ans surnommé «l'Homme-arbre» en raison des verrues géantes qui lui couvrent le corps comme de l'écorce.

Photos Reuters
par cebeji publié dans : Les brèves communauté : la grande équipe de choc
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Mercredi 23 avril 2008
Ne serions-nous pas par nature instables ? Ou le contraire…je ne sais plus, ça y est je doute !
Ce n’est pas très confortable le doute, avoir des certitudes, être stable, c’est mieux ! ! !
    Etre stable c’est ne plus bouger, mais est-ce que c’est ce qu’on veut ?
Non, assurément non, on veut bouger donc être instable !
L’idéal serait d’être stable dans le mouvement c’est à dire ne pas douter de notre instabilité génératrice de mouvement.
    Bon d’accord, j’arrête, je vois que je vous prends la tête !
Et alors ! qu’est-ce que j’en ferai ?
J’ai déjà assez de mal avec la mienne ! ! !
Ma tête est responsable de mes doutes, elle me rend indécis. Mais lequel me direz vous ; mais si, vous savez, un des si, ceux qui permettent de supposer ! Et comme avec des si on fait ce qu’on veut…
Avec des si on pourrait être stable, sans doute !
Si donc je suis indécis, je peux être stable et sans condition !
De plus, sans couper les cheveux en quatre, des si il y en a pour tout le monde, si si !
Le si permet en outre de faire la part des choses, de trancher ; c’est ainsi comme disent certains ! c’est connu, Léonard l’a déjà dit !

    Vous allez me dire, arrêtez de nous embrouiller !
Au contraire je vous éclaircis les idées, je voulais juste dire que l’instabilité est plus sympathique qu’il n’y paraît.
Quand plus rien ne bouge, c’est mort ! ! !
Acceptons donc cette instabilité qui nous dérange et les si, mêmes s’ils sont stupides !
Je vous le dis, les sots si sont ! ! !
Et nous permettent de trouver notre branche sans embûche !

    En revanche évitez de tourner trop vite la page, laissez la stable et permettez nous ainsi de vous transmettre notre déstabilisante instabilité ! ! !

© Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 22 avril 2008
Il y a des incohérences dans les mentions portées sur certains produits. Par exemple, l’autre jour, un type m’aborde et me demande une cigarette, je lui dis :
« ça va pas ! vous avez vu ce qui est marqué sur le paquet « fumer tue ! »
vous voulez que je me retrouve au tribunal pour tentative d’homicide ?
Et le pire, c’est que c’est en vente libre, on s’étonne après que la criminalité augmente !
Curieusement sur les armes à feux, il n’est pas mentionné « tirer tue », c’est que ça doit être moins dangereux.

Par ailleurs, je suis toujours surpris par l’inadéquation des demandes de médicament et parfois leur incongruité :
Un homme sérieusement encombré par exemple, s’en va tout naturellement chez le pharmacien après avoir vu le docteur, il suit la chaîne légale. Il demande un antibiotique contre sa bronchite mais commande simultanément une complication digestive grâce aux effets secondaires ; il a donc fait un choix, celui de la constipation mais, en aucun cas la bronchite.
Ainsi, il reviendra plus tard en quête d’un laxatif.
Pourtant les effets secondaires voire tertiaires sont clairement mentionnés tout en sachant que pour certains traitements, 10 ans de recul seront nécessaires pour interdire leur vente.
Faisons donc très attention aux mentions.
En grande surface, dans un lot de gâteaux par exemple, un paquet est offert !
Essayez donc de vous présenter en caisse uniquement avec ce paquet et vous allez voir qu’il n’est pas du tout offert, c’est un mensonge !
Est-ce qu’il est marqué sur les sucettes : « sucer donne des caries » ?
Sur les bouteilles d’alcool : « boire rend les yeux vitreux » ?
Remarquez, l’alcool fait briller…
Est-ce qu’on dit « boire du café énerve » ?
Eh bien non !
Les mentions sur les produits sont partiales, ils les mettent quand ça les arrange, c’est pour faire de l’argent, croyez-moi !
D’ailleurs, ils oublient sciemment d’inscrire sur les euros « l’argent ne fait pas le bonheur » !
Ils ne sont pas fous.
Alors je pose une motion contre les mentions et demande une mission pour la démission des émissions de ces mentions mensongères.
Ou alors il faut en mettre partout !
Alors quoi ? Un peu de cohérence tout de même !!!

© Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : La gazette des blogs
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Lundi 21 avril 2008
Qui a dit qu'il fallait avoir de la tête pour faire du patinage ?



La nature fait bien les choses, à s'y méprendre...


Sans commentaire

par cebeji publié dans : Les brèves communauté : La gazette des blogs
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Vendredi 18 avril 2008
A ce qu’on m’a dit nous serions dans un pays promoteur de fraternité. C’est beau ! ! !
Et on le sent !

C’est pourquoi la confiance règne !
La confiance, voilà un truc important ;
On ne peut rien faire sans la confiance et pourtant dans la société actuelle, on fait tout sans : c’est la justification des contrats.
Dès qu’il y a un échange important (alors quand on dit important cela veut dire financièrement parlant), il y a contrat pour être sur que dans cet échange scellé par la confiance ou plutôt par la méfiance, il n’y ait pas d’infraternité.
Le mot contrat par lui-même est fort significatif, il fait référence à contre et à contracter ; contracter, qui d’ailleurs, a perdu son sens originel de tirer ensemble pour se commuer en resserrer, crisper, attraper une maladie et aussi prendre un engagement juridique.
    On le voit dans la contraction, il y a tension.
Contrat et contraction sont issus néanmoins de contracter, c’est pour vous dire l’ambivalence de ce terme.
Après ces quelques considérations sémantiques mineures, revenons à la notion de contrat, … , de confiance.
La confiance est généralement tellement forte qu’on en vient à signer un contrat pour obliger l’autre à respecter la confiance, en l’occurrence, absente ; et l’autre signataire fait de même.
C’est seulement après la signature d’un contrat que la confiance règne, à priori !
Quelle drôle de confiance ! la noblesse de l’être humain est ainsi faite.

    Il y a même et c’est banal, des contrats de mariage pour signifier en douce :
« je t’épouse par amour mais si on se déchire, je récupère tout ! »
ça c’est de l’amour !

Vous allez me dire, heureusement qu’il y a des contrats de ce type, probablement !
Je voulais juste attirer votre attention sur le fait que notre modèle de société fraternelle repose volontairement ou non sur la méfiance ; on se méfie les uns des autres jusque dans l’amour !
L’autre, en général, peut se révéler mauvais un jour ou l’autre, mieux vaut se prémunir, c’est le principe de l’assurance et de la paranoïa, voilà ce qu’on nous enseigne !
On en arrive même à se méfier de nous-mêmes !

Alors vive le contrat de confiance, vive la parano collective et puis d’abord, qu’est-ce que vous me voulez, vous, qui me lisez !
Laissez moi tranquille avant que je ne vous fasse signer un contrat ! ! !

© Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : la grande équipe de choc
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Jeudi 17 avril 2008
    Après mon départ, je me suis senti revenu aux petits oignons, au poil.
Faut dire que j’étais un bon parti et quand un parti s’en revient, ça vaut le détour !
Pourtant parti de rien, j’étais arrivé au point de non retour, je n’en revenais pas.
Auparavant, je préconisais la fuite en avant sans souci de l’après mais un retournement de situation me fit prendre les devants pour éviter les après maudits du matin.
Encore fallait-il ne pas être en retard ; heureusement j’avais pris de l’avance sur ce retard.
En avance sur un retard ne signifie pas pour autant être à l’heure ni même être en retard sur l’avance.
Quoi qu’il en soit, finalement je fus à l’heure dite bien que je n’avais rien dit et que je n’avais pas rendez-vous.
Vous allez me dire, à quoi ça rime tout ça ?
A rien ! c’est toute l’histoire de ma vie !
Je passe mon temps à le chronométrer, de départ en arrivée, d’avance en retard.
C’est inepte, je le concède.
Je me suis dit : je me trouve où je me trouve au moment où ça se passe !
La vérité est là, point barre. On ne peut être ni en avance ni en retard, ni parti, ni revenu, on en est où nous en sommes.
La palissade ?
Non, je suis désolé. Le temps et l’espace confinent à l’illusion. Tout ce qui s’est fait l’a été parce que c’était le moment voilà tout !
Tout comme l’idée d’être en avance sur son temps, n’est valable que si le temps est lui-même en retard, autrement on rajeunirait.
Les génies sont-ils plus juvéniles que les autres ? Non, pourtant ils précoces.
Peut-on être en avance ou en retard sur sa mort ? Me trouverez-vous quelqu’un qui était tellement en retard qu’il est arrivé après sa mort ?
Non, encore une fois.
L’instant présent crucifie l’instant au mépris du temps et de l’espace, il n’a que faire du quand et du où, il est maintenant et maintenant n’a aucun repère !
Et voilà, je suis reparti pour un tour !
Enfin c’est ce que vous croyez, en fait, je ne suis jamais parti puisque je ne me suis jamais arrêté, comme le temps qui ne s’arrête jamais et qui pourtant, paraît statique.
Ce type de départ, en aparté, nous ramène à l’essence du mouvement et du temps.
Alors, effectuons un retour sur soi, prenons part ou des parts dans ce voyage imaginaire qui s’appelle l’évolution dont les outils s’incarnent dans le temps et l’espace et nous n’en reviendrons pas !

© Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 16 avril 2008
Un peu de prose poétique pour une fois.


A l’automne les feuilles tombent à la pelle.
Quelle drôle de saison, vécue comme une saison triste et pourtant c’est un accomplissement total de la nature.
C’est sa plus grosse production : une immensité inouïe de feuilles colorées, jonchant le sol tels des volumes non reliés nous reliant à leur tour à la parution littéraire d’une année de labeur poétique des arbres réunis ; un label d’écrivains immanents et présents dans nos cœurs.
Alors non, la tristesse n’est pas de mise.
Réalisons qu’à nos pieds, ses feuilles nous inscrivant dans la pérennité des cycles, nous enjoignent à la lecture d’une œuvre millénaire dont les secrets se révèlent à qui prête une oreille humaine et paisible.
Tout comme des écrivains intemporels, les arbres, de leur auteur, s’inspirent au printemps, s’ancrent tels Racine et poussent leurs étendards à se déployer sous les rayons du soleil.
Leurs pages végétales s’imprègnent de la vie du moment dans l’alchimie photosynthétique et retransmettent de leurs couleurs chatoyantes le flambeau de la vie puis font éclore fleurs et fruits et, leur mission terminée, se déposent à nos pieds nous donnant ainsi une indicible leçon sur la création ; alors non, cette saison n’est pas triste ! ! !
L’écrivain humain procède de la même manière : il prend une feuille de papier, un stylo puis lâche ses mots dans le tourbillon de son inspiration, c’est son printemps !
Durant son été, le texte jaillit, exprime ses idées tels des fruits puis vient le temps de la parution, du travail achevé, les feuilles tombent, c’est son automne !
Ensuite, l’hiver amène de sa robe enténébrée le silence et le froid d’une période de rétraction et de pause précédant et générant un nouvel élan créateur.

    Ainsi l’homme créé au rythme de ses propres saisons dont la nature est un paradigme magique qui infuse bénéfiquement tel un philtre nous prodiguant force et vigueur.
Alors, encore une fois non ! L’automne n’est pas triste, c’est la joie incarnée de l’existence ! ! !
C’est d’ailleurs l’automne de ce texte à l’essence poétique pour une fois, normal l’automne l’est toujours ! ! ! !

© Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Free Literature
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Mardi 15 avril 2008
Ci-dessous, une lettre authentique envoyée par une dame de 86 ans à une banque .
Le directeur l'a trouvée suffisamment amusante pour la faire paraître dans le New York Times !

 "Cher Monsieur,
Je vous écrit pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait  permis de payer le plombier le mois dernier. Selon mes calculs, trois nanosecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement. Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit ans. Il faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débité mon compte des 30$ de frais pour le désagrément causé à votre banque. Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances.
J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque. A partir d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os.

 Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner.
Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal.
Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir. Il comporte huit pages, j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative. Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés. Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez- vous. Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque. Comme on dit : l'imitation est une flatterie des plus sincères.
Laissez-moi développer cette procédure. Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit :
Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue

Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi
Le 2 pour toute question concernant un retard de paiement
Le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais
Le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais
Le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où.............. .
Le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison
Le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire.

Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de  contact autorisée mentionnée plus tôt.
Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7
Le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique.
Le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l'attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps.

Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l'installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.
Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?

 Respectueusement,

 Votre humble cliente.
(Souvenez-vous : ceci fut écrit par une dame âgée de 86 ans)
N'ADOREZ-VOUS PAS LE 3ème AGE ?
Ne contrariez pas les vieilles dames. Elles sont déjà contrariées d'être veilles, il n'en faut pas beaucoup plus pour les mettre en colère...

respectueusement !!!"

par cebeji publié dans : Critique news communauté : Free Literature
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Présentation

  • cebeji
  • : ...la petite vie tranquille de Cébéji, auteur et humoriste voire écrivain mais aussi numérologue avec ses humeurs et ses délires.

Son Show

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"PUR JUS à base d'humour concentré"

Tous les samedis à 21h30
au théâtre Popul'Air, 36 rue Henri Chevreau Paris 20
cebeji.free.fr


Contact: Me parler



Paperblog
Plus moche la vie
Recommandé par des Influenceurs

Les Odieux du Rire

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Le fameux calendrier  2008 totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
au profit de Sidaction,  un 13ème mois  offert  etc...
En vente presque partout:
www.lesodieuxdurire.com

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