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Mardi 26 février 2008
Il y a quelques mois, un spectacle m’a rendu joyeux !
Et quand je suis content, je bisse, à vrai dire, j’ai même tendance à bisser partout. Mais attention, j’ai ma dignité d’homme, je bisse debout !
C’est vrai que je pouvais applaudir, à demain, mais j’ai préféré tout de suite crier ma liesse.
Pris en liesse en train de bisser partout, on m’a conduit au caniveau ; j’ai cru qu’ils me prenaient pour un chien alors, pour exprimer mon mécontentement, je les ai mordus.
Pris de remord, je me suppliai au pal ; quand on commet une boulette c’est la punition adéquate ; c’était trop mauvais, je fus plutôt d’avis croquette !
Remarquez, ça déshydrate, ça évite de bisser partout !
J’ai mis ensuite les 101 dalmatiens en VO avec sous-titres pour les humains puis je me suis assoupi.
Au réveil, j’entendis :
Rex, Rex, le grand Rex, ne fais pas ton cinéma, lève toi et viens faire la promenade !
C’était mon chat. Il est blagueur, il aime bien me faire passer pour un chien ;
C’est vrai que je m’appelle Rex, mais pas le grand, le p’tit Rex, on me surnomme d’ailleurs le dinosaure.
J’avais les crocs ; je rattrapais un bâton de berger que mon chat m’avait lancé puis nous partîmes en promenade. Une fois chez le psychanalyste, je m’allongeai dans un panier et lui expliquai mes déboires ; c’était un berger allemand et j’avais du mal à comprendre son accent ; il prétendait que j’étais braque et que dans ma petite enfance, je fus complexé de la taille de mon sexe et que du coup, je me prenais pour un chien femelle, une sorte de grosse Pitt- bull.
Alors à force de raisonner comme une pitt, je bissais partout !
Il m’a donc conseillé de tenir en laisse mon chien intérieur et de brader son identité canine au profit de celle d’un homme quitte à avoir une vie de chien ;
Il m’a dit :
Si tu brades Pitt, tu pourras réussir !
Heureux de cette séance, je le payai, je lui donnai un gros nonos puis m’en vins.
Mon chat était très content, il en avait du braque assez, voire du braque marre !
Pour fêter l’événement, nous sommes sortis au théâtre à nouveau voir les fables de la fontaine.
Victoire ! je n’avais bissé nulle part…Bon….C’est vrai que la mise en scène du loup et de l’agneau était très mauvaise et m’a fait hurler jusqu’à la lune…

Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 25 février 2008
Rien de tel que le Parisiannisme !
Paris, la capitale des capitales, la plus visitée au monde, comment ne pas y habiter ?
Ces habitants, les Parisiens, n’en sont pas dupes, ils s’arrachent le porte-monnaie pour y crécher ; ils dépensent sans compter pour quelques mètres carrés minimalistes dans la citadelle flamboyante.
Le plaisir d’y vivre n’a pas de prix, c’est ce qu’il en coûte pour goûter le charme des ruelles, des monuments historiques, de la culture etc…
Elle réunit tous les avantages urbains comme la commodité des transports avec son fameux métro, un modèle de salubrité et de sécurité que nous envient les provinciaux dans leur élan de découverte touristique dépaysant, ce même métro qui fortifie le caractère des Parisiens en leur rétrocédant une réputation d’amabilité, elle aussi, très appréciée des provinciaux.
Le Parisien sourit avec parcimonie perpétuant ainsi la tradition d’un langage presque séculaire où la moue évite la guerre.
Paris se veut également un des plus grands parkings de France avec tous ces véhicules pare-choc contre pare-choc garés par contrainte sur la chaussée dans l’attente d’un feu vert ou d’un embouteillage ; une ville qui fleure bon un air de fête emprunt des échappements d’automobiles dont le mélange multi-marques ferait pâlir la ligue anti-raciste.

    Le matin la rosée se dépose sur les parcs et jardins, une rosée tuméfiée par les émanations précédentes aux effluves caractéristiques d’une sueur néoparisienne.
Mais bon, c’est Paris, rien ne vaut son charme !
   
On trouve tout à Paris pour peu qu’on accepte le suspens indicible d’une longue file d’attente, tenant en haleine le chaland tout émoustillé de l’aventure lutécienne.
Et puis, la nature n’est pas le fort du Parisien, se sentant citadin dans l’âme ; aussi, de temps à autre, il importe la province dans les parcs d’exposition afin d’en découvrir les secrets inconnus comme par exemple, les animaux de la ferme :
Tiens ! c’est ça une vache ? se dit-il.

Parfois, il tente l’expatriation, le week-end, à quelques kilomètres seulement pour ne pas se perdre, en quête d’une couleur verte dont il a oublié les reflets inspirateurs tout en arborant fièrement son statut de Parisien par l’affirmation de son hégémonie voire du dénigrement de l’autochtone ou de l’aborigène local dont il étudie les us et coutumes.
Non vraiment, vous ne comprendrez jamais le Parisien, représentant de l’Elite de la nation et de son pendant, l’économie ; sa complétude narquoise et plénipotentiaire le hisse au sommet, à la condition toutefois, de demeurer intra-muros dans le seizième.
Son autarcie béate, ainsi que son épanouissement manifeste lui ont valu le premier rang au hit-parade du plus mauvais accueil touristique mondial.
Alors non ! Ne critiquez pas les Parisiens, vous n’êtes pas à la hauteur, l’oxygène et la nature en excès vous ont rendu inaptes et imperméables aux valeurs absconses et initiatiques de leur qualité de vie !

Que vivent les Parisiens…..assez longtemps !

Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Desproges est vivant
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Vendredi 22 février 2008
    « C’est la vie ! », voilà une phrase que nous entendons au moins une fois par jour et pour laquelle nous n’avons aucune explication claire et sensée.
Que signifie au juste cette phrase si ce n’est une forme de démission par rapport à sa compréhension ; tentons malgré tout d’en percer les secrets.

    Généralement, elle s’utilise à la suite de déboires, de circonstances fâcheuses, pénibles, pour mettre un terme aux plaintes et repartir de l’avant avec moult résignation.
Nous entendons rarement ce poncif pendant une phase heureuse de la vie, comme si la vie, en elle-même représentait un fardeau emprunt d’une culpabilité antédiluvienne.
Bon ! arrêtons là ces considérations pesantes et pénétrons plus avant le sens de cette locution :
« C’est la vie ! »
Elle se compose de quatre mots, c’ de ce ou cela, est du verbe être, la et vie.
Ce est démonstratif et décrit l’ensemble des phénomènes dont nous voulons parler.
Quant au verbe être et l’article la, nous passerons dessus, nous n’allons pas tout expliquer non plus !
Il reste donc le dernier mot : vie.
Mais qu’est-ce que c’est exactement la vie ?
D’après notre phrase, qui tend justement à l’expliquer, c’est l’ensemble de ce que nous venons de vivre ; et là encore, nous utilisons les mêmes termes.
Nous n’en sortirons pas !
Il est clair que nous n’avons pas ici la prétention de vous expliquer ce qu’est la vie, simplement une question d’avis.
Le plus marquant dans l’histoire, c’est que nous décrivons un ensemble de faits incompris et décevants par l’essence de ce que nous sommes ; voilà qui en dit long sur nos états d’âme.
D’ailleurs, afin de pousser le paradoxe un peu plus loin, si la vie représente des moments difficiles, la mort, à contrario promet des moments heureux !
Eh bien oui, finalement, les expressions populaires nous le confirment, les gens disent volontiers en parlant d’instants savoureux :
« ouais, c’était grave mortel ! » (du fait, ils n’en reviennent toujours pas)
« on s’est éclaté ! » (normalement ça doit faire mal)
« le pied, j’étais complètement destroy ! » (la reconstruction est en cours)
« j’avais une pêche d’enfer ! » (le paradis, c’est très surfait)

Curieux tout de même ! c’est le moins que nous puissions dire, cela donne à réfléchir…
Eh oui, c’est la vie !!!

Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Free Literature
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Lundi 18 février 2008
    Il est temps de faire cette chronique, il y a un moment pour tout et aussi pour tous.
A chacun son moment finalement et quand le moment est terminé, on dit qu’il a fait son temps !
Ce qui reste à savoir c’est si l’on a fait notre temps ou s’il est à venir ?
Ne retenons que ce dernier cas, c’est plus positif !
Est-ce que vous avez remarqué que le temps qu’on nous accorde est proportionnel à notre importance sociale ; le temps de parole, d’écoute etc croît avec la notoriété par exemple…
Les grands hommes ont ainsi du temps devant eux alors que moi, il faut que je fasse vite !
Mais derrière eux qu’en est-il ?
Avaient-ils du temps avant ? Sinon comment ont-ils fait pour grandir cent ans ?
Si vous sentez ce que je tente de vous faire comprendre vous arriverez à temps en temps  voulu !
Sinon va y avoir des morts ! Je veux dire des temps morts !
D’autant qu’en tant qu’un tantinet temporaires j’étends vos tempes horaires !
Bon, on se détend, il est grand temps pour les grands d’antan !
Ce qui compte c’est que je finisse dans les temps et comme on est proche du lac…ça tombe bien…euh je ne dis pas ça pour vous noyer !
Faut du temps pour comprendre, je ne voudrais pas abuser du votre sachant que ce n’est peut-être pas le moment, enfin votre moment !
De plus, par les temps qui courent, on n’a plus le temps, c’est courant ou plutôt, c’est couru !
Ben parce que le temps court quand il n’est pas long !
Avant le temps marchait, on disait même « le temps fait pas » et à force, il est passé ; mais où ?
Et dire qu’on fait des passe-temps, c’est une perte de temps !

    On en revient toujours à la même chose, l’instant présent qui, comme son nom l’indique est un cadeau, alors …offrons le nous ! ! ! !

Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 11 février 2008
A force de croiser des femmes se nommant Eugénie au cours de mes pérégrinations, je me suis légitimement demandé si je n’étais pas atteint d’Eugénisme.
Question grave s’il en est !
Rassurez-vous je suis vacciné contre ce genre de chose qui, rappelons-le, vise à sélectionner dans le genre humain, génétiquement, une pseudo élite à des fins inavouables.
Rassurez-vous encore, le propos que je tiens ici est léger et n’a pas d’autre but malgré le sujet dont il est question que de vous divertir.
De toute façon dans notre société aujourd’hui, personne ne souhaite véritablement opérer une telle sélection ou alors je suis très mal informé.

Revenons donc à nos Eugénies ou encore aux jeunes femmes branchées, à la mode, que l’on côtoie de plus en plus.
Elles possèdent des points communs ; beaucoup d’entre elles sont blondes ou recolorées, arborent fièrement une poitrine avantageuse chimiquement reconstituée selon la croyance :
« je suis sexie donc aimée et ma personnalité en témoigne ! »
Elles sont vêtues de pantalon moulant à l’extrême rappelant théoriquement la forme de leur corps lorsqu’elles le retirent, exposent également un ventre nu et plat comme les téléviseurs 16/9ème ayant l’apanage d’offrir une image contrastée sur ce genre de zone à forte valeur ajoutée puis, en remontant, offrent un large décolleté autrement nommé « silicone vallée ».
    Cette mode tend davantage au retour à la nature instinctive des femmes qu’à une distinction par le « je pense donc je suis ! ».
Leur objectif semble le déclenchement de phéromones puissantes en quête de testostérone complémentaire.
Les Eugénie, de plus en plus nombreuses, obéissent à une telle pression qu’elles suivent un entraînement spécialisé pour arriver au statut tant convoité ;
Sport pour les plus courageuses et liposuccion pour les plus fortunées.
Il s’en suit des transformations spectaculaires au point que certaines voient leur nez rétrécir, leur bouche doubler de volume selon l’effet « porte dans la figure » et jean passe !
Leur surface corporelle augmente donc, les laissant croire à une prise d’envergure à moins que ce regain de surface ne les confine au superficiel.
Toujours est-il qu’un standard est né, les Eugénie se ressemblent toutes, concédant et aliénant leur bien être à la dictature d’un modèle.

    Finalement, tout cela n’a rien à voir avec l’eugénisme puisqu’il n’y a pas de sélection génétique ; remarquez, elles font des enfants aussi !
Avec des hommes bodybuildés, cabriolétisés voire 4x4isés qu’on appelle Eugène.
J’arrête là, cela devient de mauvais goût, c’est la mode du salon de l’auto ou de la moto.
Je ne dirai qu’une chose : là ou il y a de l’Eugène il n’y a pas de plaisir ! ! !

Cébéji
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Vendredi 8 février 2008
    En écoutant les gens parler, se raconter et finalement se la raconter, j’en ai déduit qu’ils devaient chercher un éditeur.
C’est en effet le plus sur moyen de paraître ; l’auto-parution semble la solution la plus communément adoptée, soit l’auto édition. Moi-même, je médite !
Quoi qu’il en soit, à force de paraître tout azimut, les gens se livrent avec étalage sans librairie toutefois.
Certains mêmes qui affichaient le poids de la plume, à trop gober leur propre histoire ont pris du volume.
Par ailleurs, en période de solde, les vitrines préviennent : « tout doit disparaître ».
Et figurez-vous les gens entrent malgré tout et disparaissent, ils ne sont plus.
Puis affublés de tenues diverses et variées , paraissent dans une nouvelle livrée paraphée de l’enseigne du magasin : c’est une parution, éditée par la mode ! ! !

    Grand éditeur la mode ! Pour preuve, elle fait paraître des millions de gens, avec des collections de jour et de nuit.
Le soir, les gens fatigués de paraître, rentrent chez eux, s’effeuillent et se couchent ; mais pas tous. Certains tentent de tirer la couverture à eux, d’autres de la faire, pour paraître à la une !
Paraître, paraître, …paraître pour être vu, lu, feuilleté éventuellement !
Devenir une publication de soi-même inauthentique, un pâle reflet illusoire du désir de puissance sociale, à vendre aux gens rencontrés comme à des chalands en quête d’idéaux perdus…
Paraître pour refuser l’échange du vrai entre les personnes, pour provoquer une admiration factice qui à contrario entraîne un sentiment avilissant de mensonge et une sensation d’être diminuée.
Etre ou paraître telle est la question, et tout ça pour quoi ?
Pour être aimé et surtout pas rejeté, mes rejetons !
J’enfonce des portes ouvertes, j’en conviens, ce qui du reste est plus facile !
Dans notre société d’image, n’en serions nous pas devenus les images, transparentes, inconsistantes et sans saveur ?
Qu’on nous traite d’icône pendant qu’on y est ! On l’aura bien cherché.
Etre ou disparaître, telle est la réponse !

    Alors, avant d’inventer notre histoire et de la raconter, laissons le livre de notre vie s’inscrire de lui-même sans jamais rien laisser paraître et il n’y paraîtra rien ! ! !

Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Desproges est vivant
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Mardi 5 février 2008
La semaine dernière je me suis retrouvé très enrhumé mais rassurez-vous ça va mieux !
Il faut dire que j’étais dans une mauvaise passe avec ce rhume et dans ce cas tous les chemins y mènent.
S’il y a une maladie que je ne peux pas sentir, c’est bien celle-là, je l’ai dans le nez !
Dire que la route du rhume s’est engagée dans la narine serait peu dire !
J’ai donc mariné dans les flots de mon appendice nasal et à force, je m’y suis noyé.
La houle nauséeuse s’y est lentement transformée en torrent nauséabond puis s’est déversée en cascade dans ma gorge.
Pas de quoi faire du canyoning !
J’ai tenté de changer d’air, je suis alors parti dans le Morvan mais ce fut pire.
J’ai en vain essayé de me raccrocher aux bronches mais rien n’y faisait !
Une fois à Bordeaux, j’ai pris des Medoc, ce fut moins Graves.
Le nez bouché, la gorge en feu et les bronches prises, l’inévitable arriva :
Je manquai d’inspiration et ce fut le crash littéraire !
C’est bien connu, qui est enrhumé crache, non ?
Ma fièvre de cheval allait bon train alors que dehors il faisait un temps de chien et un froid de canard ; comme quoi les animaux ne s’entendent pas aussi bien qu’on le dit !
J’évitai de croiser les personnes âgées  avec cette canicule interne tropicale ; je ne veux pas être accusé de tentative d’homicide tout de même !
Un rhume est une responsabilité !
Je décidai de me reposer et de m’isoler, à la quarantaine, il faut savoir prendre des décisions ; alors, il m’est venu alité, d’avoir une idée :
Groggy par ce rhume et donc estourbi comme enrubanné de nuées alcoolisées, je me suis laissé aller à délirer pour pénétrer un monde parallèle propice à l’inspiration.
A la première bouffée d’air, ce fut l’inspiration, j’étais guéri !!!
Finalement le rhume mène à des débouchés, c’est même dégrippant.
Attention, ne vous enrhumez pas pour autant !
Cette anecdote aura donc fait couler mon nez et un peu d’encre, c’est pas si mal !

Cébéji
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Jeudi 31 janvier 2008
Ce matin en me levant quelle ne fut pas ma surprise lorsque je m’aperçus que je ne m ‘étais pas levé.  Non non, je ne rêvais pas, j’étais bien réveillé mais assis et non pas en position debout comme prévue, initialement. Que s’était donc t-il passé ?
J’en appelle alors à mes instances corporelles supérieures, à savoir mon cerveau et le vitupère de m’abandonner ainsi, le matin, au lit, c’est trop facile ; ce dernier esquive ma réprimande par la délation de la zone corporelle coupable : les jambes ! ! !
Celles-ci, m’informe t-on à l’instant, ont décrété l’état de grève ! ! !
Me voilà donc avec une grève des transport !
La fois dernière, c’était une grève de mains, ce n’était pas grave puisqu’il y avait après demain mais là, à part prendre mes jambes à mon cou, (oui, je suis souple), je ne peux pas faire grand chose.
Si finalement, je peux écouter leur désidératas, qu’ont-elles à dire ?
Elles se plaindraient d’avoir des fins de semelle difficiles, elles voudraient elles aussi des semelles de 35 heures ; elles souhaitent également adopter une tenue décontractée voire sportive et ainsi ne plus sortir en grandes pompes ; et pour finir, trouvent que j’ai grossi et demandent une augmentation de leur masse significative quitte à dégraisser un peu…
Est arrivé ce qui devait arrivé, mes jambes, sans crier gare, ont défilé dans la rue avec d’autres, dans un mouvement commun, et ce n’était pas en boite de nuit, pour protester contre leurs conditions déplorables. Le problème dans ce cas de figure, c’est que tu vas où tes jambes vont, c’est leur force….
J’ai bien tenté avec d’autres personnes rencontrées sur place de ramener à mes jambes leur raison  mais rien à faire, les jambes des autres personnes agissaient de même, sans tête.
    On a dû céder et faire le premier pas en acceptant leur demande, finalement émouvante et nous avons fini en lacet.
Maintenant, j’écoute mon corps et il me le rend bien ! ! ! !

Cébéji
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Lundi 28 janvier 2008
Certains savants confirment : plus on apprend moins on en sait !

Et tout le monde le sait ça. Ce qu’il faut donc savoir c’est que l’on ne sait rien et ne rien savoir c’est déjà savoir quelque chose mais là je ne vous apprends rien.

Acquérir  le savoir et son contenu, ça s’apprend, c’est devenir chercheur.
Or chercher, c’est partir en quête de quelque chose qui nous manque, qu’on voudrait savoir ;
A son point de départ, le chercheur constate un vide en lui qu’il veut combler et il le sait car il a trouvé son vide. Et plus il trouve son vide, plus il cherche à le combler et ainsi il l’augmente et cherche encore plus.
Vous allez me dire, faut savoir ce qu’on veut ! Lui, veut savoir qui sait !
Alors le chercheur part en quête de connaissances qui savent de quoi il retourne, on en revient au point de départ .
Apprendre à ne rien savoir représente des efforts considérables et même des diplômes. Plus vous êtes diplômés moins vous en savez, ceux qui savent vous le diront. Un docteur es science ne sait rien et vous l’enseignera. Mieux vaut voir un spécialiste, on ne sait jamais ! ! !
    Il ne s’agit pas ici de ne rien apprendre mais de savoir et connaître ses limites au savoir parce qu’ils y en a qui savent tout mais qui n’ont rien appris. Ne rien savoir est une chose mais il faut l’apprendre, sinon ce serait trop facile ; il faut devenir un apprenti-sage !

    Alors finalement, qu’est-ce qu’on peut savoir ? On peut apprendre à être moins ignorant ce qui revient à en savoir un peu plus, à savoir pas grand chose. On peut espérer enfin savoir qu’il n’y a rien à savoir si ce n’est participer à la connaissance et la réfléchir.

Tout cela pour dire qu’on ne sait même pas ce que le mot savoir veut dire et que finalement on en cherche le sens….

Cébéji
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Lundi 21 janvier 2008
    D’une façon banale, nous défendons la démocratie ; nous luttons contre la tyrannie et dans les médias contre la censure.
Mais il existe une forme de censure dont on parle peu, fourbe, perverse et pourtant on nous rebat les oreilles avec, il s’agit, vous l’aurez compris, de l’audimat !
L’audimat a le pouvoir d’annuler la diffusion de films, d’émissions, de documentaires, d’évincer ainsi des formes de culture, des gens, des concepts etc…
C’est donc bien une censure !
En plus de censurer, l’audimat impose ses propres programmes lénifiants, exaspérants, c’est donc bien une forme de tyrannie.
    Le paradoxe apparaît dès lors que nous savons qu’il est d’essence démocratique puisque révélateur de notre opinion et de nos goûts.
Pourtant, en interrogeant les gens sur la question de la concordance de leurs préférences avec celles de l’audimat, nous tombons plutôt sur une discordance alors que nous faisons tous partie, à priori, du panel échantillonné de ce même audimat.
Notons également qu’Arte ou France 5 bénéficient chaque jour d’une côte accrue bien qu’en marge de l’audimat.
Mais qui est donc cette frange de la population qui nous représente sans nous demander notre avis (c’est bizarre ça me rappelle quelque chose…, la politique ne serait-elle qu’une forme d’audimat ?).
Ce public référent se constitue d’environ mille personnes maximum, choisies selon des critères spécifiques et un scrutin proportionnel ; ajoutons que ces personnes nous sont inconnues, par mesure de protection, on ne sait jamais, nous pourrions les lyncher.
Ces mille représentants de nous-mêmes suffisent, nous dit-on, pour permettre aux mathématiciens de se gausser de nous sur la courbe des tendances ; un, deux et trois petits calculs débrouillent leur représentativité et corrigent les divergences.
Et voilà la recette:
on connaît notre avis sans nous consulter et le pire, ce serait une science quasi exacte !!!

C’est de la tyrannie, moi je vous le dis, non mais et puis quoi encore !!!
Il ne manquerait plus qu’à la télévision, ils se moquent de la qualité des programmes pourvu que nous les regardions et qu’ainsi ils vendent des spots publicitaires…Non, franchement !
Vous voyez les suppositions que nous sommes amenés à faire !
Il suffit d’allumer le poste, ils gagnent de l’argent avant même que l’image n’apparaisse.
Non, arrêtons, où allons-nous ?

Revenons à des choses sérieuses…
Cette chronique vous a été offerte par notre partenaire banquier « Tonpognon.com ».

©Cébéji
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Son Show

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"PUR JUS à base d'humour concentré"

Tous les vendredis et samedis à 21h30
au théâtre Popul'Air, 36 rue Henri Chevreau Paris 20

Les Odieux du Rire


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Le fameux calendrier  2008

totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
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Présentation

  • cebeji
  • : ...la petite vie tranquille de Cébéji, auteur et humoriste voire écrivain mais aussi numérologue avec ses humeurs et ses délires.

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