chronique humoristique

Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 10:45

Christophe Colomb aurait découvert l’Amérique ; je dis « aurait » du fait de la discorde relative des historiens sur la question.
Admettons que ce soit lui ; je pense que ce qui va suivre démontrera l’indiscutable véracité de sa légitime découverte.
Le colomb, si j’ose dire, pardonnez-moi cette familiarité, aurait donc découvert l’Amérique et quand un colon se découvre, ça en fait chier plus d’un.
C’est qu’il devait avoir des tripes cet homme là pour fuir de son pays en proie à des luttes intestines pour quérir une terre nouvelle aux confins du trou du cul du monde.
Et il y est parvenu, recta !
Une fois arrivé sur place, notre colon établit une sorte de conduit ou encore un pont, permettant aux futurs émigrants de s’y installer et ainsi de coloniser ce territoire ; et quand les produits du colon se déversent sur une nouvelle terre, elle devient très vite fertile.
Les colonisateurs, ces éléments humains résidus de l’indigestion européenne, ont donc proliféré jusqu’à nos jours, se créant au fur et à mesure une identité d’Américains.
Se sentant pris pour de la merde, passez-moi encore l’expression, les Américains développèrent une attitude conquérante afin de rehausser leur image, mal sentie du reste, par les autres pays. Ce furent d’ailleurs, les premiers à marcher sur la lune, c’est pour dire !
Malgré tout, aujourd’hui, ils souffrent toujours de leur racine colombine, oui, je crois qu’on dit comme ça, au point de présenter des séquelles visibles gastriques de leur condition comme l’obésité, par exemple. C’est leur cancer du colon à eux !
Pour remédier à ce problème atavique et pour le dénier, ils ont décidé de remonter à la source en prenant un bush comme président.
Seulement voilà ! Un Bush de colon n’est pas à priori en odeur de sainteté, aussi le problème reste entier. Ils ont beau être féconds, cela ne leur donnent pas le droit pour autant de fertiliser toute la planète sous peine de la transformer en un gigantesque fumier.
A force de vouloir figurer dans les annales, ils empoisonnent notre existence !
Pour se défendre de la vindicte générale, ils organisent des conférences de pet dans lesquelles, d’ailleurs, ils font beaucoup de bruit.
Leur langage, lui-même, relève de l’onomatopée.
Alors rétablissons l’ordre des choses et apprenons leur le caniveau.
Un colon ne peut être l’initiateur d’une économie mondiale mais le résultat de son assimilation ; prémachons leur le travail, faisons preuve d’estomac et pour finir de retenue en évitant toutefois la constipation.

© Cébéji

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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 10:25

Il ne faut pas confondre « avoir des idées » et « se faire des idées ».
C’est sur ces deux expressions que je souhaiterais digresser aujourd’hui, sachant que la différence de sens entre ces propositions me semble capitale pour passer à l’avenir de bonnes journées.

« Avoir des idées » suppose un stock, dans lequel nous puisons, qui , à priori nous appartiendrait puisque c’est notre stock.
Parfois, le stock est vide mais finit toujours par se remplir, souvent à notre insu, au détour d’un carrefour, d’une expérience soudaine et que sais-je encore.
En outre, avoir des idées, c’est flatteur, c’est beaucoup mieux que le contraire, c’est le signal d’une forme de créativité, de productivité et cela nous rend par la même occasion fécond.

    Alors que « se faire des idées », nous renvoie vers une fausse route, des illusions, revient à puiser dans un autre stock, virtuel celui-ci, nous poussant vers l’irrémédiable erreur ; c’est une expression péjorative ! ! !
On ne se fait pas d’idée juste, fondée, exacte, on ne peut que faire des mirages, des illusions, voilà le message de  cette expression .

Une autre question de taille se pose alors !
D’où viennent les idées, puisqu’on ne peut pas les faire ?

Nous ne pouvons que les recevoir, les idées, elles-mêmes conçues par d’autres parties inconnues, c’est ce qu’on appelle l’inspiration !
Comme tout ce que l'on reçoit, ça vient d'un facteur, ici l'inspiration; l'inspiration est-elle jaune pour autant comme la poste ?
Pardon je m'égare...
Que nous soyons inspirés ou non, notons au passage que c’est un rôle passif : nous recevons ! ! !
« Recevoir des idées » serait donc plus correct qu’ "avoir des idées ".
Mais d’où vient l’inspiration alors ?
De nous-mêmes ?
Possible !
Mais ce n’est pas un processus maîtrisable et reproductible à volonté, on ne peut pas se forcer à avoir des idées ; on peut se mettre en état de recevoir puis attendre…
Serait-ce une partie de nous-mêmes inconnaissable, fournisseuse d’idée par un processus mystérieux ?
Les scientifiques diront que non, que c’est le résultat des efforts consentis de la pensée et de la réflexion, que ce sont des connexions neuronales alliées à des forces physico-chimiques et qu’en fait, derrière ce charabia, ils n’en savent rien mais que ce n’est pas « autre ».
Alors, l’inspiration viendrait-elle du « hors de nous-même » ? Possible aussi !
On n’en sait pas plus !

    J’ai tout de même une préférence pour cette version qui privilégie l’ouverture d’esprit et l’humilité en nous rappelant que nous sommes interdépendants les uns des autres….
A méditer.

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 12:20

  

A
ttardons nous un instant sur le service des objets trouvés dont la surcharge fait inéluctablement penser à une décharge publique et qui, pourtant mérite considération et respect.

On y trouve en effet de plus en plus de choses, d’autant que les gens y perdent leur latin.
A part cette langue morte, récupérée par certaines religions, on compte à son endroit bon nombre d’identités égarées et particulièrement des mémoires, principalement celles des personnes âgées.
Cela fait, bien sur, le bonheur des biographes en tout genre et autres écrivains en quête de commémoration mais ce n’est pas le sujet.
Intéressons-nous ici principalement aux pertes de mémoire.
On aurait tort de croire que le troisième âge pâtit de certaines maladies alors qu’en fait, il souffre du manque d’organisation évident ; les vieux ne savent plus ranger leurs souvenirs.
Leur dérangement relatif revêt une forme de rébellion consécutive à une longue vie bien rangée, sclérosante à souhait. Alors, en signe de protestation, ils se décident à déranger, notamment leur mémoire, dans le souci de transmettre, comme il se doit, leur exemple aux jeunes.
Cette révolte paradoxale leur coûte cher puisqu’ils ne se souviennent plus de son pourquoi.
Les jeunes ayant saisi subliminalement leur message, en tirent les leçons et luttent contre l’amnésie par le truchement du téléphone portable ; ils s’appellent et se rappellent sans cesse afin d’enrayer le processus.
Ils ont tellement peur de s’oublier qu’ils usent et abusent de ces systèmes de communication comme si la perte de mémoire était fatale.
« Etre ou disparaître dans un modèle social » telle est leur question.
Dès lors, le rappel de soi et à soi devient leur objectif inconscient, tout en sachant qu’un rappel constitue une sorte de vaccin à l’amnésie.
Signalons aussi, que le souvenir est moins que le venir et encore moins que l’avenir, je vous le rappelle.
N’oubliez donc pas ces mots en décrochant à vos propres appels et en raccrochant aux appels illusoires des faux semblants qu’on vous vend à tous les carrefours….

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : la grande équipe de choc
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 10:39


On fait tous partie d’un tout, c’est avec ce genre de phrase banale qu’on bâtit et qu’on explique un monde !
Autrement dit un tout ou rien ! ! !


On fait tous partie d’un tout….
Tous un tout ?
Je réfléchis, y’a bien des tous à tout qui font tout sans ne jamais rien faire vraiment.
Mais tous dans un tout c’est plus compliqué !
Remarquez, ça nous arrive tous, de tousser, dans une toux donc, c’est une affaire de toux et de sa suite la quinte de toux !
La toux tousse si je puis dire,  et non pas le toux tous, ce ne serait pas correct : on dit un toutou même s’il fait un temps de chien.

Bref ! Arrêtons ces digressions stupides et revenons tous au tout et particulièrement au tout début puisqu’on avait encore rien dit du tout.
Ce qui est singulier avec le tout, c’est qu’il est pluriel ; il serait apparemment fait de nous tous, cad de tous, tous, qui, je le rappelle, signifie l’ensemble de tout un chacun.
Et ne me dites pas à chacun son tout parce que là on ne va pas s’en sortir du tout.
C’est déjà assez difficile comme ça, vous l’aurez tous compris !
Et tous s’adresse à l’ensemble de vous et nous, c’est tout !
Mais quelle est alors la différence entre tous et tout ?
Tout est indéfini alors que tous est défini.
Et si tout est indéfini, il doit être aussi probablement infini…
Mais là c’est une autre histoire, parce que l’infini n’est pas possible en 20 lignes contrairement à ce qu’on vous raconte !
Comme il nous faut finir une fois pour toutes, je dirai fort simplement ceci :

A tous et à toutes, c'est-à dire à tout le monde, la  quête du tout ou d’une de ses parties constitue l’atout de beaucoup d’entre vous alors que l’atout est le contraire du tout ; aussi laissez tout tomber, ne cherchez rien et vous trouverez tout ! ! ! !

© Cébéji

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 10:37

Alors que je jouais au tarot, j’ai eu une quinte de toux. Malgré l’atout, j’ai perdu ; c’était une mauvaise excuse, j’en conviens.
Ma devise du moment était : tu tousses pour un , un pour tous !
Avec Descartes en main, on aurait pu dire aussi : je tousse donc je suis !
Trêve de culture.
Fort de cette expérience, je prenais garde !

Il faut savoir que le tarot mène à tout ; tarauder mène à toutes les filières, qui mènent à leur tour à boulonner.
C’est un travail que de jouer aux cartes même si ça tire sur les cervicales, enfin sur l’atlas.
C’est également décoiffant comme jeu, plus vous gagnez plus la mise en pli augmente et à force d’écarter les plis, les rides s’estompent, vous faites d’une pierre deux coups !
Le tarot, contrairement à sa fonction, ne contient pas de vis, c’est pourquoi il est sponsorisé par la fonction publique grâce notamment aux 35 heures.
En revanche, les animaux y sont interdits, on vous y met en garde contre le chien.
Vous voyez les jeux de cartes multiplient les avantages, qu’ils soient culturels, de santé publique voire de fonction publique ; d’autres encore apportent l’aspect économique en plus comme le bridge qui évite les frais dentaires.
La belote également vous désaltère lorsqu’elle est de comptoir et, dans sa version basque, elle devient cardio-training.
Malgré tout cela, les cartes sont mal vues ! C’est inconcevable !
Sans doute une question d’échelle ?
Les gens veulent monter par ambition et ne savent même pas se servir d’une échelle et, par dépit, envoient des cartes postales pour provoquer l’envie, en signifiant aux destinataires leur point de vue…panoramique.
Et quand ce ne sont pas des cartes de vœux protocolaires, témoignant leur absence de contact direct et leur manquement au savoir jouer dans les relations sociales !
Non, franchement, les jeux de cartes traditionnels ne doivent pas passer à l’as !
Dans la vie, on apprend à tirer les bonnes cartes pour une réussite envisagée en commençant en début d’année par tirer les rois. Et je ne m’adresse pas qu’aux homosexuels !
Ce serait cavalier.
Les cartes en mains, vous irez loin, vous serez habillés pour l’hiver et non pas comme l’as de pique. Vous ne resterez pas sur le carreau à lécher les vitrines, c’est une histoire de cœur !
Alors piquez-vous au jeu et non sur les piquets de grève, reprenez la main, servez-vous de vos atouts et coupez d’avec le rythme infernal qu’on nous impose et qui nous écarte du jeu de la vie. Ne vous défaussez pas, soyez intègre, fournissez à la couleur de votre bonne mine et vous remporterez la partie.
Bon, il est midi et carte, j’arrête là la bataille mais patience, ce sera une réussite et ne me dites pas : Joker !!!

© Cébéji

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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 10:43

Aurions-nous tous l’esprit motard ?

Cette question a de quoi surprendre !
Globalement, reconnaissons le fait évident que nous retenons quelques griefs à l’encontre des motards ; ils roulent trop vite même quand ils roulent doucement, déboîtent de partout comme s’il en pleuvait, klaxonnent à tout va, bref, la liste est longue sans compter leur manque de solidarité incontestable dans les bouchons qu’ils déjouent comme des furets.
Pourtant, je persiste, aurions-nous l’esprit motard ?

Afin d’étayer mes propos, transposons-nous un court instant dans le métro aux heures de pointes comme disent les danseurs de l’opéra qui y confirment donc la présence de nombreux rats.
Bien ! Pistons un quidam ordinaire, perdu dans ce magma informe rampant dans les couloirs, que représente la foule du moment, donc pistons ce quidam pressé, stressé, angoissé par l’obligation de recourir à ce mode de transport et contraint d’en partager la promiscuité avec les autres usagers avec, pour seule compagnie les effluves industrielles et suantes émanées par ce ver géant plébéien.
Appelons notre quidam Jean puisqu’il en fait partie.
Jean arpente les souterrains bondés, timing serré, chrono en main en quête du métro annoncé.
Seulement voilà, il piétine, l’étau populeux ne relâche pas ses mâchoires et l’empêche de marcher à son rythme, le freine, faisant monter en lui des grognements aphones comme autant de signes d’impuissance caractérisée.
Le souvenir fraîchement revigoré d’un éventuel instinct motard le pousse à déboîter sans crier gare, il rétrograde, passe en démultiplication course, ses jambes moulinent avec frénésie, ça y est :
Il double !!!
Puis il se rabat, freine, déboîte à nouveau, réaccélère et se faufile ainsi sur le quai, espérant secrètement devenir le lauréat du bord du quai, celui qui peut aspirer à rentrer le premier dans la rame mais aussi celui qui peut être poussé quand le métro arrive mais ça c’est un autre débat.
En tout cas, ce parcours est remarquable, soulignons la performance, c’est millimétré, carré, conséquence logique d’un entraînement intensif.
Et le pire, tout ceci est banal !!!
Néanmoins les motards sont plus civilisés.

Ce n’est pas fini.
Le week-end, Jean sort son vélo avec la panoplie complète du parfait cycliste professionnel pour aller retrouver ses potes autour d’un jaune au bar du coin. Mais pour arriver à son troquet, il a grillé 6 feux rouges, remonté 6 files de voitures donc et organisé à lui tout seul un bouchon sur une route à sens unique.
Ça c’est pour le matin…
L’après-midi, une irrépressible envie de roller s’empare de lui et le promeut roi du slalom géant classe débutant sur trottoir, entre les piétons médusés, qui eux, pour l’occasion apprennent l’esquive obligatoire.
Le lundi, la semaine reprend et là c’est la grève qui le force à emprunter sa voiture ; Jean est évidemment coincé dans un bouchon et ronge son frein comme disait un prépuce célèbre, puis peste contre les motards qui passent…qui passent…qui passent…

Alors finalement non, n’a pas l’esprit motard qui veut !

© Cébéji





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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 13:33

    Imaginons, dans un élan purement fictif, pour l’exercice, mais avec rigueur tout de même, l’arrivée ou le retour avéré d’un émissaire divin, d’un Messie, d’un Mahomet, d’un Moïse, d’un Bouddha, bref, celui qui représente à vos yeux un envoyé de Dieu voire Dieu lui-même.
Ce prophète ou messie arrive dans Paris (au hasard) pour déclamer, raviver la parole de Dieu, la révéler ; nous ne nous intéresserons pas ici au contenu de son discours mais plutôt aux conséquences, toujours dans la fiction bien entendu.
Le discours de l’homme Dieu ne passe pas inaperçu évidemment, entraînant dans son sillage une foule hétéroclite faite d’adorateurs, de fanatiques, de tout simplement croyants, de scientifiques, de sceptiques et pour finir de médias.
Tout le monde en parle forcément mais les informations restent pour autant prudentes puisque le monde se divise en quatre catégories :

La première étant celle qui a reconnu l’homme Dieu et qui le suit.
La deuxième est celle qui est tellement croyante qu’elle reconnaît en lui un imposteur.
La troisième catégorie est faite de scientifiques et d’illusionnistes célèbres qui tentent de démystifier les miracles qui pourraient se produire et qui reconnaissent également son habileté.
Et enfin, la quatrième est composée par les médias et les politiques qui veulent le récupérer quitte à le payer, lui reconnaissant cette fois-ci, charisme et grande capacité fédérative ; bref, on doit pouvoir gagner de l’argent avec lui.

Alors qu’est-ce qu’il va se passer ?
Tout dépend de cet homme Dieu, il a deux options :

-la première : utiliser son pouvoir divin pour en faire la démonstration agressive, à travers des miracles époustouflants mais sans intérêt mais aussi punir les infidèles et ainsi se faire craindre ; alors, il sera reconnu comme Dieu.

-la deuxième : dispenser des guérisons miraculeuses, développer un message d’amour, de sagesse qui n’impressionnera personne et qui le rendra faible aux yeux de la foule et, comme la foule méprise les faibles, il sera rejeté !


Bilan de cette fiction : malgré 2000 ans d'évolution, le nouveau messie n’a pas intérêt à se présenter trop tôt, à  moins d’être en colère et encore.

Rassurez-vous, ce n’est qu’une fiction, ce n’est sûrement pas une réalité possible ! ! !

© Cébéji

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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 10:06

La politesse sied toujours aussi bien à nos cœurs mais pourtant parfois elle étonne, voire détonne ; le remerciement notamment, recèle en ses expressions les plus courantes des messages parfois subliminaux au caractère équivoque.
    Prenons l’exemple du « Merci beau cou ! ! ! ».
Cette expression joue son ambivalence sur la phonétique confuse et homonymique qu’elle entretient ; elle peut en effet signifier que vous avez un très beau cou ou encore que vous êtes, pardonnez moi l’expression, un beau coup. Ainsi, après un « merci beaucoup », nous nous sentons embarrassés et sommes obligés d’opter pour une des deux interprétations.
La première est certes plus agréable et appelle une réplique du genre :
- si j’ai un beau cou c’est parce que je l’entretiens ! !

Voyez donc la conversation, quelqu’un vous dit merci beaucoup et vous lui dites, je sais , je l’entretiens ou encore ah bon, vous trouvez ?
Il y a de quoi rester coi en tout cas et rester coi dans son cou revient à faire un coucou à l’absurde.
D’autant plus que parler sur le cou, ne plaît pas forcément à coup sur et peut provoquer un coup de tête lorsque le cou rage ! ! !
Voyez ce n’est pas simple, sans parler du racisme des cou parce qu’entre les cou verts et les cous roux, il y a de quoi dire et ça vaut le coup, croyez –moi ! ! !
Dans l’économie d’aujourd’hui, tout est une question de coût, alors un merci beau cou à faible coût, c’est de mauvais cou.
Pour ce qui est de la deuxième alternative sur le plan interprétatif, être un beau coup, je vous laisse  juge et partie : harcèlement ou invitation ?

    Vous comprendrez donc toute la subtilité de la politesse et de son langage initiatique ; la méfiance est de rigueur ; soyez tout de même poli, bien évidemment, comme la pierre mais gardez tout de même, également son tranchant et vous ferez des étincelles.
    Merci très fort ! ! ! !

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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 15:24

Ne serions-nous pas par nature instables ? Ou le contraire…je ne sais plus, ça y est je doute !
Ce n’est pas très confortable le doute, avoir des certitudes, être stable, c’est mieux ! ! !
    Etre stable c’est ne plus bouger, mais est-ce que c’est ce qu’on veut ?
Non, assurément non, on veut bouger donc être instable !
L’idéal serait d’être stable dans le mouvement c’est à dire ne pas douter de notre instabilité génératrice de mouvement.
    Bon d’accord, j’arrête, je vois que je vous prends la tête !
Et alors ! qu’est-ce que j’en ferai ?
J’ai déjà assez de mal avec la mienne ! ! !
Ma tête est responsable de mes doutes, elle me rend indécis. Mais lequel me direz vous ; mais si, vous savez, un des si, ceux qui permettent de supposer ! Et comme avec des si on fait ce qu’on veut…
Avec des si on pourrait être stable, sans doute !
Si donc je suis indécis, je peux être stable et sans condition !
De plus, sans couper les cheveux en quatre, des si il y en a pour tout le monde, si si !
Le si permet en outre de faire la part des choses, de trancher ; c’est ainsi comme disent certains ! c’est connu, Léonard l’a déjà dit !

    Vous allez me dire, arrêtez de nous embrouiller !
Au contraire je vous éclaircis les idées, je voulais juste dire que l’instabilité est plus sympathique qu’il n’y paraît.
Quand plus rien ne bouge, c’est mort ! ! !
Acceptons donc cette instabilité qui nous dérange et les si, mêmes s’ils sont stupides !
Je vous le dis, les sots si sont ! ! !
Et nous permettent de trouver notre branche sans embûche !

    En revanche évitez de tourner trop vite la page, laissez la stable et permettez nous ainsi de vous transmettre notre déstabilisante instabilité ! ! !

© Cébéji

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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 12:24

Il y a des incohérences dans les mentions portées sur certains produits. Par exemple, l’autre jour, un type m’aborde et me demande une cigarette, je lui dis :
« ça va pas ! vous avez vu ce qui est marqué sur le paquet « fumer tue ! »
vous voulez que je me retrouve au tribunal pour tentative d’homicide ?
Et le pire, c’est que c’est en vente libre, on s’étonne après que la criminalité augmente !
Curieusement sur les armes à feux, il n’est pas mentionné « tirer tue », c’est que ça doit être moins dangereux.

Par ailleurs, je suis toujours surpris par l’inadéquation des demandes de médicament et parfois leur incongruité :
Un homme sérieusement encombré par exemple, s’en va tout naturellement chez le pharmacien après avoir vu le docteur, il suit la chaîne légale. Il demande un antibiotique contre sa bronchite mais commande simultanément une complication digestive grâce aux effets secondaires ; il a donc fait un choix, celui de la constipation mais, en aucun cas la bronchite.
Ainsi, il reviendra plus tard en quête d’un laxatif.
Pourtant les effets secondaires voire tertiaires sont clairement mentionnés tout en sachant que pour certains traitements, 10 ans de recul seront nécessaires pour interdire leur vente.
Faisons donc très attention aux mentions.
En grande surface, dans un lot de gâteaux par exemple, un paquet est offert !
Essayez donc de vous présenter en caisse uniquement avec ce paquet et vous allez voir qu’il n’est pas du tout offert, c’est un mensonge !
Est-ce qu’il est marqué sur les sucettes : « sucer donne des caries » ?
Sur les bouteilles d’alcool : « boire rend les yeux vitreux » ?
Remarquez, l’alcool fait briller…
Est-ce qu’on dit « boire du café énerve » ?
Eh bien non !
Les mentions sur les produits sont partiales, ils les mettent quand ça les arrange, c’est pour faire de l’argent, croyez-moi !
D’ailleurs, ils oublient sciemment d’inscrire sur les euros « l’argent ne fait pas le bonheur » !
Ils ne sont pas fous.
Alors je pose une motion contre les mentions et demande une mission pour la démission des émissions de ces mentions mensongères.
Ou alors il faut en mettre partout !
Alors quoi ? Un peu de cohérence tout de même !!!

© Cébéji

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Son Show

cbjA63
"Complètement dé-phrasé"

Paris et province

Les Odieux du Rire


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Le fameux calendrier  2008

totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
au profit de Sidaction,  un 13ème mois  offert  etc...
www.lesodieuxdurire.com

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  • Le blog de Cébéji
  • : ...la vie compliquée de Cébéji, humoriste et auteur voire écrivain mais aussi scénariste et vidéaste avec ses humeurs et ses délires.

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