chronique humoristique

Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 12:56

A ce qu’on m’a dit nous serions dans un pays promoteur de fraternité. C’est beau ! ! !
Et on le sent !

C’est pourquoi la confiance règne !
La confiance, voilà un truc important ;
On ne peut rien faire sans la confiance et pourtant dans la société actuelle, on fait tout sans : c’est la justification des contrats.
Dès qu’il y a un échange important (alors quand on dit important cela veut dire financièrement parlant), il y a contrat pour être sur que dans cet échange scellé par la confiance ou plutôt par la méfiance, il n’y ait pas d’infraternité.
Le mot contrat par lui-même est fort significatif, il fait référence à contre et à contracter ; contracter, qui d’ailleurs, a perdu son sens originel de tirer ensemble pour se commuer en resserrer, crisper, attraper une maladie et aussi prendre un engagement juridique.
    On le voit dans la contraction, il y a tension.
Contrat et contraction sont issus néanmoins de contracter, c’est pour vous dire l’ambivalence de ce terme.
Après ces quelques considérations sémantiques mineures, revenons à la notion de contrat, … , de confiance.
La confiance est généralement tellement forte qu’on en vient à signer un contrat pour obliger l’autre à respecter la confiance, en l’occurrence, absente ; et l’autre signataire fait de même.
C’est seulement après la signature d’un contrat que la confiance règne, à priori !
Quelle drôle de confiance ! la noblesse de l’être humain est ainsi faite.

    Il y a même et c’est banal, des contrats de mariage pour signifier en douce :
« je t’épouse par amour mais si on se déchire, je récupère tout ! »
ça c’est de l’amour !

Vous allez me dire, heureusement qu’il y a des contrats de ce type, probablement !
Je voulais juste attirer votre attention sur le fait que notre modèle de société fraternelle repose volontairement ou non sur la méfiance ; on se méfie les uns des autres jusque dans l’amour !
L’autre, en général, peut se révéler mauvais un jour ou l’autre, mieux vaut se prémunir, c’est le principe de l’assurance et de la paranoïa, voilà ce qu’on nous enseigne !
On en arrive même à se méfier de nous-mêmes !

Alors vive le contrat de confiance, vive la parano collective et puis d’abord, qu’est-ce que vous me voulez, vous, qui me lisez !
Laissez moi tranquille avant que je ne vous fasse signer un contrat ! ! !

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : la grande équipe de choc
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 14:17

    Après mon départ, je me suis senti revenu aux petits oignons, au poil.
Faut dire que j’étais un bon parti et quand un parti s’en revient, ça vaut le détour !
Pourtant parti de rien, j’étais arrivé au point de non retour, je n’en revenais pas.
Auparavant, je préconisais la fuite en avant sans souci de l’après mais un retournement de situation me fit prendre les devants pour éviter les après maudits du matin.
Encore fallait-il ne pas être en retard ; heureusement j’avais pris de l’avance sur ce retard.
En avance sur un retard ne signifie pas pour autant être à l’heure ni même être en retard sur l’avance.
Quoi qu’il en soit, finalement je fus à l’heure dite bien que je n’avais rien dit et que je n’avais pas rendez-vous.
Vous allez me dire, à quoi ça rime tout ça ?
A rien ! c’est toute l’histoire de ma vie !
Je passe mon temps à le chronométrer, de départ en arrivée, d’avance en retard.
C’est inepte, je le concède.
Je me suis dit : je me trouve où je me trouve au moment où ça se passe !
La vérité est là, point barre. On ne peut être ni en avance ni en retard, ni parti, ni revenu, on en est où nous en sommes.
La palissade ?
Non, je suis désolé. Le temps et l’espace confinent à l’illusion. Tout ce qui s’est fait l’a été parce que c’était le moment voilà tout !
Tout comme l’idée d’être en avance sur son temps, n’est valable que si le temps est lui-même en retard, autrement on rajeunirait.
Les génies sont-ils plus juvéniles que les autres ? Non, pourtant ils précoces.
Peut-on être en avance ou en retard sur sa mort ? Me trouverez-vous quelqu’un qui était tellement en retard qu’il est arrivé après sa mort ?
Non, encore une fois.
L’instant présent crucifie l’instant au mépris du temps et de l’espace, il n’a que faire du quand et du où, il est maintenant et maintenant n’a aucun repère !
Et voilà, je suis reparti pour un tour !
Enfin c’est ce que vous croyez, en fait, je ne suis jamais parti puisque je ne me suis jamais arrêté, comme le temps qui ne s’arrête jamais et qui pourtant, paraît statique.
Ce type de départ, en aparté, nous ramène à l’essence du mouvement et du temps.
Alors, effectuons un retour sur soi, prenons part ou des parts dans ce voyage imaginaire qui s’appelle l’évolution dont les outils s’incarnent dans le temps et l’espace et nous n’en reviendrons pas !

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 13:18

Un peu de prose poétique pour une fois.


A l’automne les feuilles tombent à la pelle.
Quelle drôle de saison, vécue comme une saison triste et pourtant c’est un accomplissement total de la nature.
C’est sa plus grosse production : une immensité inouïe de feuilles colorées, jonchant le sol tels des volumes non reliés nous reliant à leur tour à la parution littéraire d’une année de labeur poétique des arbres réunis ; un label d’écrivains immanents et présents dans nos cœurs.
Alors non, la tristesse n’est pas de mise.
Réalisons qu’à nos pieds, ses feuilles nous inscrivant dans la pérennité des cycles, nous enjoignent à la lecture d’une œuvre millénaire dont les secrets se révèlent à qui prête une oreille humaine et paisible.
Tout comme des écrivains intemporels, les arbres, de leur auteur, s’inspirent au printemps, s’ancrent tels Racine et poussent leurs étendards à se déployer sous les rayons du soleil.
Leurs pages végétales s’imprègnent de la vie du moment dans l’alchimie photosynthétique et retransmettent de leurs couleurs chatoyantes le flambeau de la vie puis font éclore fleurs et fruits et, leur mission terminée, se déposent à nos pieds nous donnant ainsi une indicible leçon sur la création ; alors non, cette saison n’est pas triste ! ! !
L’écrivain humain procède de la même manière : il prend une feuille de papier, un stylo puis lâche ses mots dans le tourbillon de son inspiration, c’est son printemps !
Durant son été, le texte jaillit, exprime ses idées tels des fruits puis vient le temps de la parution, du travail achevé, les feuilles tombent, c’est son automne !
Ensuite, l’hiver amène de sa robe enténébrée le silence et le froid d’une période de rétraction et de pause précédant et générant un nouvel élan créateur.

    Ainsi l’homme créé au rythme de ses propres saisons dont la nature est un paradigme magique qui infuse bénéfiquement tel un philtre nous prodiguant force et vigueur.
Alors, encore une fois non ! L’automne n’est pas triste, c’est la joie incarnée de l’existence ! ! !
C’est d’ailleurs l’automne de ce texte à l’essence poétique pour une fois, normal l’automne l’est toujours ! ! ! !

© Cébéji

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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 10:46

Il y a une différence fondamentale entre faire de la radio et de la télé-réalité !
Laquelle est-elle, allez-vous me dire ?
Très simple, dans une émission de télé-réalité on s’interroge semaine après semaine sur qui va sortir alors qu’à la radio on s’intéresse à ce qui est déjà sorti et on vous en parle !!!
C’est nettement plus positif !
Dans une émission comme « Empreinte », par exemple, un aréopage éclectique d’écrivains, de théâtreux et de chanteurs se réunit harmonieusement pour vous faire part de l’actualité artistique du moment et ceci, selon des critères de qualités sévères pour satisfaire l’esprit critique des plus exigeants d’entre vous.
Encadrés de grosses pointures de l’animation et de l’interview (oui, je crois qu’il y en a un qui chausse du 45), les talentueux artistes présents ont le mérite de se confiner dans un studio fait main dont l’aération ferait pâlir les saunas les plus réputés ; ils siègent ici, dans la décontraction zen qu’une position du lotus confère dans cette ergonomie locale obligatoire. Dans un élan fébrile, dû à la température, ils répondent aux questions pertinentes et soigneusement étudiées des animateurs, en distordant leur cou afin d’atteindre les micros très directionnels, peu sensibles aux tentatives de libertés desdits artistes.
Le tout est suivi par une minimaliste webcam, c’est d’ailleurs le seul rapprochement que je vous concèderai d’avec la télé-réalité !
Ce tissu radiophonique d’interventions tantôt intellectuelles tantôt légères mais toujours passionnantes, rythmé par de brèves chroniques caustiques et ludiques se fond en une recette unique digeste et épicée qui nous confond, sans l’auditeur se morfondre laisser.
Puis, par les miracles de l’électronique, le verbe magique de ce tout Paris branché transite à travers fils et câbles pour être catapulté soudain dans l’atmosphère ; et ce n’est pas une parabole !
Vos oreilles avides nous reçoivent alors dans un étourdissement quelque peu admiratif et vous vous posez la question :
Comment ont-ils accompli ce prodige ?
Nous aussi nous nous  posons cette question.
La réponse s’incarne dans un technicien émérite, qui, grâce à l’alchimie parfaite du concert de ses doigts, transmet cette culture propre à nos protagonistes.
Je voudrais également remercier la biologie, la physiologie voire l’anatomie sans lesquels les appendices manuels du technicien n’auraient pu opérer ces manœuvres subtiles et sans lesquelles nos invités n’auraient pu formuler ce langage féerique relatif aux gens créatifs !
Je voudrais  remercier ceux qui exportent, c’est vrai on ne pense pas assez à eux, enfin peu importe.
Et finalement remercions…la vie de tous ces êtres…c’est beau….mais oui….remercions Dieu !!!
…excusez-moi ! Je me suis laissé aller, c’est l’émotion sans doute.
Avouez ! Vous n’étiez pas conscients de cet incroyable processus de la radio, particulier à cette émission dont la quête du Graal poignante ne caresse d’autre objectif que de vous rendre intelligent et surtout heureux…partant voir du spectacle vivant.
Faisons donc une minute de silence en hommage à ce bonheur qu’on vous offre, gratuitement…et puis non finalement…

© Cébéji

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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 10:17

    On a l’habitude de faire une minute de silence au profit d’un recueillement et d’une cause qui mérite la solennité. Pourtant en radio, le silence est à bannir comme si le blanc qui en résulte traduisait  un échec de communication.
Dans d’autres cas, j’ai même entendu dire que les silences transpercent le cœur ;
C’est vrai que six lances c’est dangereux, certains se sont même fait crucifiés par une lance alors six ?
Comment alors les six lances peuvent-elles permettre un recueillement ?
D’autant plus que pour qu’il y ait recueillement, il faut qu’il y ait d’abord cueillement, et , un cueillement c’est pas français ; donc un recueillement non plus et pourtant c’est dans le dictionnaire ! ! !
    Je n’y comprends plus rien ! Il faut que je me recueille ! Silence s’il vous plait ! ! !
Les expressions botaniques dont sont issues celles-ci  sont bizarres tout de même !
Se faire cueillir puis recueillir, c’est s’adresser à notre côté végétatif, notre côté plante
Et lorsqu’on est plante mieux vaut se faire cueillir que d’être planté, quoi que ?
C’est notre côté plantigrade, notre côté ours aussi ! ! !

    C’est vraiment curieux tout ça, parce que se faire cueillir c’est se faire avoir et se faire planter, pareil : c’est péjoratif !
Mieux vaut se cueillir soi-même et ne pas se planter.
Bon admettons qu’on se cueille, on est alors déraciné !
Il faut ensuite se planter pour pouvoir ensuite se recueillir, …, et tout ça grâce à six lances ! ! !
C’est n’importe quoi ! Dire que Voltaire disait qu’il faut cultiver son jardin !
Il s’est complètement planté, il s’est laissé semer par les évènements .

Une alternative : plutôt que de s’enraciner mieux vaut s’ancrer profondément , c’est pourquoi je jette l’encre… sur le papier !
Et sur le papier, on laisse des blancs, comme autant de silences qui parleront d’eux-mêmes, le moment venu.

© Cébéji

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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 10:00


    Je suis comme tout le monde, je travaille dans une boite, la différence c’est que je travaille dans l’ombre, je suis nègre ; je noircis les pages blanches des auteurs stériles. Je travaille de nuit, un nègre ne travaille pas au grand jour sinon il serait écrivain. D’ailleurs, les écrivains en panne d’imagination et soucieux de ne pas perdre la face se blanchissent avec des nègres…
Enfin bref !
En tout cas, il faut vous dire qu’il y a quelques jours, j’avais une place confortable comme cadre dans une boite du coin. Le problème, c’est que je ne pouvais pas encadrer mon patron…On pourra pas dire que j’ai pas essayé d’arrondir les angles. En fait, en tant que pilier de la boite, il est devenu très coincé lorsqu’il est arrivé au sommet ; alors, lui au sommet, moi au bas de l’échelle, on ne s’est plus entendu et par inadvertance j’ai perdu mon job.
    On m’a aussitôt traité de débauché, déjà que je n’avais pas le moral, après cela, je n’avais plus de morale.
    J’ai essayé les objets trouvés, des fois que ! Mais personne n’avait retrouvé mon job ; je me suis dit quelqu’un aura voulu le garder pour lui. C’est vrai, vous vous promenez, vous tombez sur un job, vous allez pas le rendre ?
    Enfin, depuis, je suis à la recherche d’un nouvel emploi. Avant, j’étais employé, maintenant je suis employeur, j’emploie mon temps !
    A l’ANPE, ils m’ont demandé :
Quelle est votre profession, celle que vous n’exercez pas en ce moment ?
C’est curieux, j’avais l’habitude qu’on me demande ce que je faisais dans la vie et là, pour l’inscription, le type me dit :
Qu’est-ce que vous ne faîtes pas ?
Du coup, je suis non-cadre, embauché à l’ANPE à contre-emploi et rémunéré, ça c’est de la carte de visite, non ? ? ! !
Et le pire, c’est que j’y retourne de temps en temps des fois qu’ils me proposent une formation pour un autre non-métier où il y aurait de l’avenir.
Je suis ennuyé tout de même car s’il y a du chômage c’est à cause du travail ; si le travail n’existait pas, le chômage n’existerait pas non plus. Du coup, me voilà partagé, si je reprends un job, j’encourage le travail et donc le chômage, c’est dégueulasse ! ! !
Aussi, je préfère rester sans emploi et j’ai ma conscience pour moi, moi, je ne crée pas la misère sociale.
    Alors, je ne fais rien et on me donne raison puisque tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a rien à faire.
    Eh bien si, finalement…, il faut faire son trou. Dans un premier temps, je me suis creusé les méninges ; j’ai abouti à la conclusion suivante :
Si tu fais pas ton trou, tu pourras pas faire carrière !
Remarquez à force de faire son trou, les autres finissent par vous perdre de vue…
De toute façon, comme on dit souvent :
Pour faire son trou, il faut percer !
C’est donc d’un petit trou qu’il s’agit ; le secret de la réussite tient seulement au fait de trouer, de percer, en un mot, de pointer…et après vous touchez des appointements, CQFD !
    De plus, par un petit trou, vous pouvez vous infiltrer dans un réseau de galerie et déboucher sur une place. Travailler en souterrain, voilà la solution !
Et dire que le travail est interdit aux mineurs.
    Vous voyez, c’est sous terre que se développent les méandres du marché du travail et à force de persévérance, en gravissant les échelons, on peut espérer refaire surface et même se faire une place au soleil.   Quoi que ! ! !
Une fois au soleil, on est sous le plus grand des astres.
C’est pas simple, soit on travaille en souterrain c’est à dire au noir, soit au grand jour, au soleil et à force on est cuit, on devient noir. Et de plus, je ne vous conseille pas de prendre le travail au noir, c’est du racisme.
Vous voyez, le travail conduit aux ténèbres ; si après cela vous n’êtes pas dégoûtés du boulot !
Alors, qu’est-ce qu’il faut faire ?
Il n’y a plus qu’une solution : travailler sur soi et laisser le temps travailler pour nous car le temps…. ?
C’est de l’argent !

© Cébéji

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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 10:44

Qu’est-ce les gens demandent et qu’est-ce qu’ils souhaitent ?

Voilà les questions que l’on peut se poser lorsque l’on est à leur écoute comme votre serviteur.

En premier lieu, la chose qu’on vous demande suite à une rencontre après le légendaire « ça va ? » c’est :
Quoi de neuf ?
La vie étant continue à priori, les nouveautés, les reliefs, la discontinuité donc, constitue un chef d’interrogation ; son paradigme en est le changement !
En second lieu, le ras le bol général qu’on s’accorde volontiers à reconnaître, exhorte unanimement et communément au changement encore.
D’où le thème de cette chronique.

Allons dans le sens que tout le monde attend et décrétons, pour l’exemple,  le changement global X, tant espéré.
Les gens devraient être tous contents mais voilà, ce n’est pas si simple !
Face à ce changement, la redoutée maxime suivante fait son entrée :
« on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne ! »
Du coup, maintes réflexions, légitimées par le besoin de sécurité, se développent et souvent s’opposent, du genre :
« et puis quoi encore, on était peinard avant ! »
ou encore :
« c’est toujours les mêmes qui en profitent ! »
etc…
Des camps s’organisent, pour ou contre, puis, dans le temps, les « pas tout à fait pour » et les « pas tout à fait contre ».

Comme la situation l’exige et le motive, le changement a finalement lieu malgré les farouches résistances .
Bien sur, il est loin d’être parfait mais en tant que manifestation d’un désir, il représente un gros plus ; une fois digéré ce tournant, de retour à la continuité consommée, les gens réalisent majoritairement l’inepte des considérations rétives précédentes alors que d’autres, résignés se rendent au verdict :
« De toute façon, on ne peut pas revenir en arrière ! »
Il reste également une poignée d’irréductibles pour qui le changement équivaut au cancer de la nostalgie et qui lutteront leur vie durant pour la restauration de l’âge de pierre.

Tout cela pour vous dire que si le changement n’avait pas lieu de temps en temps, bon gré ou malgré, nous demeurerions figés comme la roche, tout en sachant que nous avons une forte propension au statique ; la « dureté » de la vie en est la preuve la plus manifeste !
Et voilà, la pierre…euh, le pavé est jeté dans la mare…marre du statique…

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 10:14

    L’homme est-il fainéant par nature?
C’est une question que je me suis posée lors d’un moment de relâchement précédant l’effort du travail.
Certes non, l’homme est courageux, il crée, invente des objets pour se soulager des tâches quotidiennes mais pourquoi faire ?
Eh bien pour se soulager des tâches quotidiennes, je viens de le dire !
Mais dans quel but ?
Pour se consacrer davantage à d’autres tâches plus nobles qui requièrent plus d’attention, d’intérêt et de créativité enfin.
Mais voilà, son esprit diligent lui fait comprendre que certaines d’entre elles peuvent être également automatisées ou robotisées.
Alors il planche, conçoit et développe de nouvelles machines lui permettant à leur tour de se concentrer plus fortement sur l’essence de son occupation, à savoir ne pas perdre de temps dans le faire pour en gagner sur le temps de penser ou de se divertir.
Ainsi sont nés la robotique et l’informatique entre autres, dont l’évolution technologique sans cesse croissante nous fait croire à une forme d’infini dans l’énergie créatrice dont l’homme se targue.
En fait, il n’en est rien ! plus ce type de matériel se développe et moins l’homme en fait avec pour leitmotiv secret de remplacer tout effort par une assistance objective et effective. Et lorsqu’à nouveau, il passe à l’action, son entendement lui suggère de nouveaux objets afin de la relayer.
Nous pouvons donc imaginer à terme, une société dans laquelle notre action sur la matière et sur la pensée sera remplacée par toute une armada d’appareils et qu’alors nous serons enfin libres de se divertir, de parfois penser et créer.
L’effet pervers en sera un goût paradoxal de l’effort physique pour débarrasser le corps de son enfourmillement, notamment par le truchement du sport et de certaines formes d’artisanat branchées.
Alors, l’homme est-il fainéant ? On peut véritablement se le demander !
A priori, ne chercherait-il pas l’annulation de l’effort physique et intellectuel qui le prive du simple résultat ? L’homme ne supporterait-il plus d’attendre que le but de ses efforts échoit ?  Il voudrait consommer tout de suite, sans passer par les méandres du chemin qui y mène ?
Ou encore est-il simplement méditatif et souhaite inconsciemment grâce à la technologie se retrouver face à lui-même ?
En tout cas, tout cela est bien fatigant une pause me semble nécessaire, pas trop d’effort à la fois s’il vous plaît !

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 10:32

Je me suis demandé sur quoi philosopher ou plutôt pseudo-philosopher.
En premier lieu, les sujets qui viennent à l’esprit, lorsqu’on en a, sont les bonnes résolutions (les nôtres comme celles de l’ONU), mais aussi que sera l’avenir etc…
Concernant l’avenir justement, on se demande légitimement :
Y aura t-il la guerre ? par exemple !
Question à laquelle il est difficile de répondre et question qui en amène une autre :
L’humanité a t-elle bien évoluée au cours des siècles ?
Eh bien oui !!!
L’homme ou la femme d’aujourd’hui se distingue de l’homme ou la femme préhistorique en ce sens qu’il n’est plus primaire, instinctif, neuneu.
Je vous sens sceptique quand je dis ça, je ne vois pas pourquoi ?
La preuve en est que l’homme parle ; il n’a plus besoin de s’insulter par grognement, il possède un langage sophistiqué qui lui permet ce luxe suprême de recourir au langage préhistorique pour signifier son mécontentement.

L’homme dispose de la technologie pour éviter de se salir les mains dans des empoignades voire des rixes à coup de silex. Il lui suffit d’appuyer sur un bouton pour éliminer toute opposition, toute rébellion contre sa marche avant-gardiste et intègre.
L’homme dispose également de la foi en un Dieu amour pour éviter les hordes sauvages et impies de s’entre-déchirer, sachant que la foi autorise la punition des fois illégitimes érigées en concurrentes.
L’homme s’est enfin libéré des guerres de territoire et de clan ; il annexe simplement certains endroits qu’il juge malsains afin de les nettoyer, c’est un vœu pieu de propreté.

Et pour finir, l’homme d’aujourd’hui a les Américains !

Franchement, remettre en question des milliers d’années d’évolution serait irresponsable et irrespectueux face aux efforts consentis par les autorités internationales.

Alors continuons ainsi de développer notre intelligence et vive l’avenir !!!

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 09:48

    Le monde devient dyslexique, on commence sérieusement à confondre la droite de la gauche et vice versa.
Imaginons un instant le monde politique comme un corps ou mieux encore comme un être vivant.
Appelons le Polo pour notre exemple, Polo étant le diminutif de politique, vous l’aurez compris et n’a rien à voir avec le sport hippique et huppé qui compte deux camps dans lesquels les adversaires tentent de marquer des buts…quoi que !!!
Bien, imaginons Polo qui essaie de faire quelque chose, qu’est-ce qui se passe ?
En fait : rien !
Dès qu’il va à droite son côté gauche le rappelle à l’ordre en le tirant à lui ; il zigzague alors, un mètre à droite, deux à gauche, puis à droite,…, c’est ce que l’on nomme le ballottage.
Si l’on approfondit davantage, c’est encore plus complexe.
Quel que soit le côté, il comporte des subdivisions ; tout d’abord les doigts qui représentent l’extrême de leur côté et qui, entre eux, ne s’accordent pas forcément, ce qui , du reste, se termine souvent par un doigt tendu. Paradoxalement, aux extrêmes, le doigté n’est pas leur tasse de thé.
Outre ces problèmes de prolongement, on dénombre les bras et les avant-bras qui, en général, après ballottage s’unissent pour définir leur côté.
Alors, avec ces tiraillements en tout genre, Polo avance, recule, en gesticulant, élaborant ainsi une danse unique et originale que tout le monde regarde interrogatif et perplexe.
De plus, Polo n’a qu’une bouche…mais deux oreilles ; comment communiquer en écoutant  deux sons de cloches à la fois, ce n’est pas aisé ?
En conséquence, rassemblons nous  et tentons de faire comprendre à ce pauvre Polo que s’il veut avancer, il devrait réaliser qu’il est l’ensemble de ses parties et que, si elles marchent de concert alors on peut tout espérer…
Détends toi Polo, keep cool !!!

© Cébéji

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Son Show

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"Complètement dé-phrasé"

Paris et province

Les Odieux du Rire


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Le fameux calendrier  2008

totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
au profit de Sidaction,  un 13ème mois  offert  etc...
www.lesodieuxdurire.com

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  • Le blog de Cébéji
  • : ...la vie compliquée de Cébéji, humoriste et auteur voire écrivain mais aussi scénariste et vidéaste avec ses humeurs et ses délires.

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