Mardi 8 janvier 2008
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Grâce au tribu rendu par web, le monde des critiques artistiques ne cesse de croître.
Les blogs, les billetteries internet souvent discount offrent en effet l’occasion aux spectateurs de théâtre, de café-théâtre, de cinéma mais surtout de café-théâtre, l’opportunité d’inscrire leur
point de vue strictement impartial, cela va sans dire, sur ce qu’ils ont vu.
De l’écrivain public désuet au rédacteur syncopé de sms, nous assistons à l’émergence littéraire de ces nouveaux conseillers média.
Avec pour particularité une liberté totale de plume informatique et l’absence d’auto-censure voire de censure tout court, ils comptent dans leurs rangs environ trois groupes bien distincts.
En premier lieu, les véritables spectateurs, sincères, la plupart du temps, qui ravis du divertissement consommé, gratifient l’auteur de leur reconnaissance sympathique ; c’est heureusement le
groupe le plus représenté et de loin. Quand ils sont dubitatifs, leur critique l’explique avec esprit d’à-propos et clarté.
Cependant parmi eux, se dissimule une sous catégorie un brin plus hostile et caractérielle, dopée par le pouvoir et l’anonymat que confère son droit au chapitre. Ceux ci, forts de l’acquittement du
billet, exècrent avec intransigeance toute éventuelle déception en punissant sévèrement et absolument les créatifs criminels. Sans doute, ce type de spectateur, rescapé d’un suicide raté attend-il
la panacée d’un spectacle pensant ainsi sauver son mal être et ce, juste avant d’aller voter pour la dextre des bords.
Secondairement en nombre inférieur, nous noterons dans la liste des néo-critiques, la présence surprenante d’artistes qui, soucieux de leur auto-promotion, pratiquent le recours
à la réclame gratuite ; en résumé, cela se traduit généralement par :
« venez voir mon travail, c’est de la balle » avec une note de 10/10 qu’envierait un gymnaste aux JO.
Ça a le mérite d’être inoffensif et facilement grillé, passez moi l’expression.
Analysons enfin le troisième groupe, le meilleur pour la fin et donc le plus rare, constitué d’une subtile division du groupe précédent, à savoir des artistes autant scrupuleux qu’un politicien en
campagne.
Egalement très soucieux d’auto-promotion, cette fois-ci ils utilisent la publicité comparative de peur de perdre des parts d’audience ; ils descendent donc leur rivaux comme on descend les
poubelles par le truchement d’un vocabulaire circonstancié mais lapidaire, représenté couramment par le :
« n’y allez pas c’est nul »
L’intelligence étant leur apanage, ils intègrent avec soin les rouages de la critique anonyme afin de ne pas se faire pincer…mais c’est peine perdue !
Laissons leur leur illusion, un sale gosse reste un enfant malgré tout, attachant quelque part.
Rappelons tout de même que ces énergumènes sont très peu nombreux, enfin espérons.
Alors à quand la critique des critiques, avec inclusion des professionnels également.
Pour clore le sujet, remettons nous en au proverbe avec facilité :
La critique est aisée mais l’art est difficile !
©Cébéji
Par cebeji
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Publié dans : chronique humoristique
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