Mercredi 13 février 2008
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Afin de célébrer la vie, ce matin j’ai été convié à un enterrement.
Enfin une occasion de cultiver la joie et l’enthousiasme car, après un tel moment tragique, une irrépressible envie de respirer la légèreté envahit le cœur tout entier.
En effet, cette cérémonie mélodramatique en un dernier acte, jouée avec maestria par une meute de comédiennes et comédiens en voie d’oscarisation pour le volume sismique des pleurs générés,
renforce la tristesse morbide d’une mort incomprise et renvoie l’endeuillé irrémédiablement vers un exutoire salutaire à la liesse trop rare.
Tandis que l’un se réjouit du détachement terrestre, enfin débarrassé de lourdes chaînes, les autres souffrent de ce même détachement qui les confine à la solitude de leur propre attachement.
La libération de quelqu’un devrait ravir avec empathie ceux qui restent, dès lors que ce départ est logique…
Une autre chose m’a frappé durant la marche funèbre, c’est la présence de petits panneaux sur certaines tombes indiquant « concession expirée » !
Quelle drôle de paradoxe ; le statut SDF s’étend maintenant aux dépouilles !
Il est vrai que l’on ne peut pas décemment conserver tous nos morts pendant des milliers d’années, il y en aurait plus que des vivants mais tout de même, le marché de l’immobilier envahit peu à peu
les coins les plus reculés, ça fait frémir.
Cébéji
Par cebeji
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