Etes vous nomade ou sédentaire ?
Ce pourrait être la question d’un test dans un magasine branché à la veille d’une période estivale.
La différence, bien sur, entre ces deux tendances réside dans l’attachement à un lieu fixe ou au contraire, ne jamais se fixer.
C’est une question d’ancrage !
S’encrer, c’est déjà écrire le roman de sa vie, faire prendre racine aux mots de sa pensée ou encore de ses actes, c’est se poser.
Rien à voir avec la seiche dont l’encre sert de bouclier, quoi que …, certains s’ancrent par peur du mouvement, sachant que l’attente accule, enfin bon !
N’allez pas croire que je sois anti-seiche, je répondrai tout de même volontiers aux questions qui vous taraudent et pour lesquelles vous ne possédez pas de réponse.
Le nomade, quant à lui, ne souhaite pas s’ancrer, s’attacher à un lieu fixe, par peur, peut-être de l’emprisonnement ; c’est, du reste, son attachement au voyage.
Mieux vaut-il un attachement au non attachement ou un détachement dans l’attachement ?
C’est une question de perception, de croyance ; par exemple, Freud y verrait là la relation à la terre-mère et donc à la mère ou encore la façon de rompre le cordon ombilical.
S’attacher à la terre-mère ou s’en détacher tout le temps, telle est la question.
D’où une polémique des deux camps !
D’ailleurs, le terme ancrer provient de la mer, c’est pour dire !
Que ce soit la terre ou la mer, ces éléments analogiques représentent et véhiculent quelque chose d’essentiel puisque c’est le principal contact avec notre être, c’est notre support, une relation
dont la gravité a fait parler et chercher beaucoup de scientifiques.
Forcément face à la gravité de cette situation, nous réagissons par un désir d’élévation au moyen de la légèreté.
Alors il y a ceux qui cèdent et qui s’ancrent, s’enracinent et ceux qui tentent d’échapper à cette attraction terrestre voire merrestre ; il s’ensuit toute sorte de discours pour résoudre
cette problématique ou cette fatalité selon certains mais personne n’y échappe vraiment.
Dès lors, chacun essaie de se poser sans fracas puis de se reposer (parce qu’on y arrive pas toujours du premier coup) ; ce n’est qu’ensuite que l’on est à même de disposer de la vie qu’on se
propose sans l’imposer.
Gardez donc le contact avec la terre-mère en évitant l’enlisement ou la fuite, tel est l’ancrage probable dont l’expression écrite nous rendra ailes et plumes sans mauvaise mine !
"PUR JUS à base d'humour concentré"
Tous les vendredis et samedis à 21h30
au théâtre Popul'Air, 36 rue Henri Chevreau Paris 20
Les Odieux du Rire
Le fameux calendrier 2008
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