En me couchant hier soir, je me suis demandé quelle était l’origine du « verlan » ; cette idée m’a obsédé toute la nuit, j’en étais tout retourné.
Ce matin, je me suis dit :
« zyva, refléchis, tu vas vétrou la soluce ! »
Tout d’abord, le verlan n’est pas une langue à part entière, pas d’origine indo-européenne du moins.
Cherchons plutôt du côté grec, qui rappelons-le, par tradition, se retourne facilement.
Rien non plus !
Puis, en observant mes enfants encore en bas âge, j’ai noté que l’apprentissage de la langue passait chez eux par un stade verlan ; comme quoi le verlan possède son stade, ce qui, du reste est
plus pratique pour favoriser l’entraînement.
Les enfants auraient donc tendance à retenir les dernières syllabes des mots qu’ils entendent et les restitueraient en premier, espérant ainsi obtenir le tiercé verbal dans l’ordre, à moins que ce
ne soit une forme naturelle de dyslexie liée à la complexité de l’appréhension des articulations linguistiques.
En tout cas, nous noterons une réelle ressemblance du verlan adolescent ou post adolescent branché à son origine supposée dans l’enfance.
Aussi, l’ado et son bagage, à savoir le sac ado, formulerait-il dans son désir de pratiquer le verlan, l’expression d’une rébellion classique à son âge portant sur les structures et hiérarchies du
langage.
Cette rébellion à but d’émancipation s’appuierait alors sur un élan régressif dissimulant les phobies de la croissance et qui signifierait tout simplement :
« je vous emmerde, je grandirai pas et pour la peine, je parle bébé ! »
c’est un raccourci, j’en conviens !
Cette théorie est loin d’être démontrée mais elle a le mérite de poser la question sur l’engouement voire la mode que figure cette façon de s’exprimer.
En outre elle possède l’avantage de vous distraire et de vous accaparer l’esprit pendant deux minutes durant lesquelles, j’espère vous serez restés concentrés.
Par ailleurs, si vous en redemandez, je m’interrogerai ce soir avant de dormir sur l’origine du rap !
Remarquez, peut-être pas ce soir, il faut que je dorme de temps en temps.
Sachez toutefois que le rap, en tant que vecteur de narration, s’appelait autrefois « raplette » et désignait des soirées à conter avec des pommes de terre, qui, aujourd’hui sont devenus
« raclette »…
Enfin, c’est une autre histoire !
Cébéji
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