Il ne faut pas confondre « avoir des idées » et « se faire des
idées ».
C’est sur ces deux expressions que je souhaiterais digresser aujourd’hui, sachant que la différence de sens entre ces propositions me semble capitale pour passer à l’avenir de bonnes journées.
« Avoir des idées » suppose un stock, dans lequel nous puisons, qui , à priori nous appartiendrait puisque c’est notre stock.
Parfois, le stock est vide mais finit toujours par se remplir, souvent à notre insu, au détour d’un carrefour, d’une expérience soudaine et que sais-je encore.
En outre, avoir des idées, c’est flatteur, c’est beaucoup mieux que le contraire, c’est le signal d’une forme de créativité, de productivité et cela nous rend par la même occasion fécond.
Alors que « se faire des idées », nous renvoie vers une fausse route, des illusions, revient à puiser dans un autre stock, virtuel celui-ci, nous poussant vers
l’irrémédiable erreur ; c’est une expression péjorative ! ! !
On ne se fait pas d’idée juste, fondée, exacte, on ne peut que faire des mirages, des illusions, voilà le message de cette expression .
Une autre question de taille se pose alors !
D’où viennent les idées, puisqu’on ne peut pas les faire ?
Nous ne pouvons que les recevoir, les idées, elles-mêmes conçues par d’autres parties inconnues, c’est ce qu’on appelle l’inspiration !
Comme tout ce que l'on reçoit, ça vient d'un facteur, ici l'inspiration; l'inspiration est-elle jaune pour autant comme la poste ?
Pardon je m'égare...
Que nous soyons inspirés ou non, notons au passage que c’est un rôle passif : nous recevons ! ! !
« Recevoir des idées » serait donc plus correct qu’ "avoir des idées ".
Mais d’où vient l’inspiration alors ?
De nous-mêmes ?
Possible !
Mais ce n’est pas un processus maîtrisable et reproductible à volonté, on ne peut pas se forcer à avoir des idées ; on peut se mettre en état de recevoir puis attendre…
Serait-ce une partie de nous-mêmes inconnaissable, fournisseuse d’idée par un processus mystérieux ?
Les scientifiques diront que non, que c’est le résultat des efforts consentis de la pensée et de la réflexion, que ce sont des connexions neuronales alliées à des forces physico-chimiques et qu’en
fait, derrière ce charabia, ils n’en savent rien mais que ce n’est pas « autre ».
Alors, l’inspiration viendrait-elle du « hors de nous-même » ? Possible aussi !
On n’en sait pas plus !
J’ai tout de même une préférence pour cette version qui privilégie l’ouverture d’esprit et l’humilité en nous rappelant que nous sommes interdépendants les uns des autres….
A méditer.
Dans "inspiration" il y a, étymologiquement, la notion de "souflle", d"air" ... et de vie.
Être Inspirer ... pour ne pas Expirer ... ou le contraire, car pour inspirer, il faut avoir expiré.
Allez, j'halète ...
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Les Odieux du Rire
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Au fil de l'haleine, les mots tissent des phrases ...