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Vendredi 16 mai 2008
S’il est une tradition bien française, c’est celle des bars !
Chaque bourgade compte sa boulangerie et son église mais aussi au minimum trois bars ou cafés.
C’est devenu une institution, un lieu de rendez-vous, de rencontre où l’on vient prendre un pot pour échanger, passer un moment, une sorte de pause contre le rythme effréné d’une vie trépidante, pour enfin évacuer le trop plein de pression.
Pourquoi t’est-ce donc que ça existe de la sorte ?
D’autant que ce type de lieu est mal vu quand il n’est pas branché.
Fréquenté majoritairement par les hommes, il doit sa mauvaise réputation à l’image d’ivrognerie qui lui colle à la peau.
Et pourtant c’est un lieu de culture !
Pour preuve, la clientèle y recherche une occasion de refaire le monde par le truchement de brèves de comptoir ; ces échanges philosophiques sont arbitrés par des barmen diplômés ayant au moins bar plus cinq, c’est pour dire !
La qualité des propos se veut sans pareil une fois le bar atteint.
Le client n’y est pas déprimé puisque recourant à la pression et toujours debout de surcroît ; vous me direz, la pression se mesure au bar !
La bonne tenue du lieu revient à son patron, on laisse le bar au maître.
Certes, on y consomme alcools et autres spiritueux, des cigarettes, pour lutter contre la pollution, la mauvaise qualité de vie en arguant sur des sujets à polémique comme la politique ou l’automobile.
Un tissu social décousu s’y créé réunissant pour l’occasion toutes les couches de la population, des incontinents aux adolescents, venus d’ailleurs se frotter au monde des adultes en quête de l’expérience des anciens.
Ces derniers ne repartent pas déçus, entrant dans la compétition de la capacité à boire mais aussi découvrant l’initiation à l’apéro ou à la pétanque.
Ne soyons pas réducteur, c’est également l’opportunité de faire relâche et de vivre du tout venant que représente ce vivier de divertissement, de tuyaux en tout genre.
Des amitiés naissent, des boulots apparaissent mais aussi des réconforts et des instants de détente.
Eh oui, c’est typiquement français ! C’est qu’ils ont besoin de parler, n’est pas grande gueule qui veut !
Le coq gaulois n’a pas fini de chanter !
Alors reconnaissons lui certains bienfaits et ne lui accolons pas l’étiquette « le bar tue » même si le bar tabac.

© Cébéji
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Free Literature
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