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Lundi 21 juillet 2008

La quête de l’argent rend avide ; sur la base de cette information, il ne faut pas s’étonner  alors que cette même quête mène au passage à vide. Plus le manque d’argent se fait sentir et plus l’avidité se transforme en trou béant c’est troublant ! ! !
Le trou se fortifie, s’intensifie dans son vide dont l’essence conceptuelle tranche d’avec sa représentation très concrètement matérielle.
Le trou, quelle drôle de chose ! ! !
Tout le monde en parle ou le nomme alors que personne ne le voit et que tout le monde s’acharne à le boucher pour le nier.
Il est le paradoxe d’une existence par l’absence et c’est en cela qu’il est, à priori, insupportable ; il l’est d’autant plus qu’il permet à une forme de société toute entière de reposer sur l’idée du bouche trou, qui en soi, est vulgaire.
Il faut se gaver de nourriture, de boisson, d’odeurs et de culture en tout genre pour éviter de découvrir le vide existant, le fameux trou…
    Et le trou est coloré , irisé devrais-je dire,  passant du bleu au noir par l’entremise de l’émotion qu’il suscite. Le trou bleu, premier stade de la découverte du trou, en exprime la surprise ; il ne devient dérangeant que lorsqu’il atteint le stade du trou blanc qui, du reste, est plutôt positif car lumineux ; néanmoins le trou blanc est perturbant par la remise en question qu’il propose subtilement contrairement au trou noir ,qui , lui, est négatif ; il faut dire qu’il s’est forgé une très mauvaise réputation en répondant aux invocations dès une perte de mémoire ou de connaissance.
Tout cela est très surfait puisque le trou noir survient généralement à la suite d’un silence c’est-à dire un blanc.
Quant au trou vert, sa poésie n’a d’égal que sa synonymie avec le troubadour ! ! !
Bref ! ! ! Le trou se colore à la mesure que les peurs décorent nos pensées.
Décolorons le trou en vivant son vide, en l’explorant, en le remplissant de notre regard plutôt qu’avec ce qui s’achète et qui ne remplit jamais rien.
Vivre son vide et voir qu’il nous contient c’est admettre que nous sommes pleins, de nous sans nous remplir de beaucoup de riens qui nous rendent vides.
Et n’oublions pas que reconnaître un vide et son trou, c’est accepter l’ouverture ! ! !
par cebeji publié dans : chronique humoristique communauté : Les mots dans tous leurs états
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