Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Vendredi 26 juin 2009


Spam hareng (c’pas marrant)


Depuis maintenant quelques années, je suis pétri de complexes.
Déjà auparavant, j’étais compliqué ce qui n’était pas simple mais devenir de surcroît complexé n’arrange rien.
Tout a commencé avec ma première connexion internet ; en tant qu’aventurier intrépide des temps modernes, j’avais opté pour le surf illimité avec messagerie électronique du pack 3B743 de crétin.fr.
Je me suis donc lancé dans la communication par bits interposés, j’ai correspondu à tout va tel une jeune pousse branchée noyée dans la jungle sauvage des néophytes numéricophiles.
Je recevais plus de réponses que de mails envoyés, parfois même à des mails que je n’avais pas envoyés.
J’ai appris depuis que ce phénomène a un nom : le spam !
Trop tard, le mal était fait…
Quoi qu’il en fut, j’avais l’impression d’être démasqué, « on » me proposait du viagra ou ses ersatz, des opérations pour allonger mon sexe et des fausses Rolex.
Naïvement, je me suis regardé dans la glace (bien qu’en soi la glace fut une mauvaise idée car cela fait plus rétrécir qu’autre chose) et je me suis dit que je ne devais pas être dans l’énorme aux vues des sollicitations itératives des mes bienfaiteurs inconnus.
Ce fut mon premier complexe !
Puis « ils » s’en sont pris à ma montre bon marché, certainement le pâle reflet d’une marque de renom en m’encourageant à la troquer contre une onéreuse modique somme pour une version or du plus bel effet garantissant mon image dans le beau monde.
Résultat : deuxième complexe !
Le harcèlement continuait bon train, s’en prenant cette fois-ci à mes vêtements, aux femmes que je n’avais pas, au déstockage en tout genre comme si une caméra épiait tous mes faits et gestes, une véritable recette pour la paranoïa.
En conséquence, je me pensais pitoyable, pas sortable (ni même entrable) et arriva ce qui devait arriver, je me suis terré en mon foyer avec, pour seul lien extérieur, ma connexion internet.
Cette dernière ne cessait de me seriner avec acharnement, me rappelant sans fin ma condition d’homme émasculé, mal fagoté, seul mais avec le souci indiscutable de me secourir par le truchement de la chirurgie ou de mon numéro de carte bleue.
Que devais-je faire ?
Aucun ami sur qui compter, que des spamis !
Même devant les Dieux les gens s’pament, c’est pour dire.
J’ai finalement choisi de consulter un médecin qui, malheureusement faisait partie du complot car pris en charge par la SPAM encore…euh la CPAM.
Au début, je croyais que la caisse primaire d’assurance maladie était le véhicule de fonction du médecin mais non, c’était plus subtile.

Heureusement, un jour j’ai reçu un spam qui vantait les mérites d’un anti-spam ; ce fut la révélation qui, peu à peu m’a décomplexé, ma boite mail et moi.
Néanmoins après avoir pris du recul, péniblement, j’ai réalisé que les gens étaient complexés également pour qu’on les harcèle sans arrêt avec la taille de leur sexe, une montre.

Le bonheur tient à peu de chose décidément.
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 17 juin 2009


(plus exactement la critique défoule !)
Commençons par un petit plaisir sadique.
S’installer confortablement à la terrasse d’un bistrot sympathique et contempler avec cynisme le ballet incessant de la plèbe qui s’ébroue, s’active avec illusion à compenser une crise machiavélique…de nerf.
C’est aussi cela le métier d’humoriste, étudier la zoologie…oups pardon, l’éthologie d’une race ovine à laquelle on échappe furtivement le temps d’une boisson rafraîchissante.
L’art d’adopter un recul nécessaire philosophique, parfois moqueur, piquant mais toujours lucide, apporte son lot de créativité, une pitance scripturale génératrice de sketchs ou de textes pour blog.
Plus les gens s’énervent, se hâtent, poursuivent l’utopie de leur quête et plus la jouissance se veut complète.
Se repaître ainsi de son semblable est indécent, je l’avoue mais il faut bien quelqu’un pour faire le boulot.
Sur cent personnes, je suis l’un des cents qui resservira aux quatre-vingt dix neuf autres sur un plateau scénique, les fruits de l’observation de leur manège désenchanté pour les réenchanter ensuite le temps d’une soirée.
Car tout en croyant se gausser des autres, les gens rient d’eux-mêmes et s’octroient ainsi un surplus d’esprit critique salutaire qui leur permettra de déjouer davantage leur désenchantement compulsif.
Un jour, à force de critiques et de satires leur prodiguant ce néo-recul, ces mêmes gens devenus spectateurs idoines n’offriront plus de matière à l’humoriste.
Enfin espérons-le…
Vous me suivez ?
A chacun son manège et ses croyances.
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 6 juin 2009
J’avoue que j’ai mis peu de chronique ces derniers temps sur le blog et j’en suis désolé mais on ne peut pas être partout.
Comme disait une femme au foyer obsessionnelle de la propreté :
« j’étais en surmenage »
Je n’avais le temps de rien, eh oui, « rien » prend plus de temps qu’il n’en faut !
Nous n’avons plus le temps de rien, plus le temps de vivre, c’est la maladie du siècle un sorte de nihilochronie pathologique en son absence…
Néanmoins, une hérésie sémantique pointe le bout de son nez au milieu de la phrase précédente comme si vivre sans en prendre le temps était possible !
Apparemment la zombiemania nous gagne, nous travaillons d’arrache-pied donc, désincarnés, sans prendre le temps de respirer ni de vivre, CQFD !
En fait, nous sommes pratiquement morts.
Certains diront avec l’intelligence insoupçonnée du bon sens populaire et séculaire :
« c’est la vie ! »
« Mort de rire, lol ! » s’exclameront d’autres.
« qu’est-ce que tu veux faire ? » Rétorqueront les impuissants.
Eh bien rien justement, prenons le temps de rien !
Si la suractivité ambiante sous-tendue par le contexte social paraît fatalement létale, relâchons-nous brièvement pour sentir un peu la vie résiduelle encore présente en nous, pour respirer une bouffée d’air rebelle et marginale paraphée d’un « je m’en fous » insolent et profond.
Créons du vide avant de devenir livide…

Alors voilà du rien :

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : foll-ouf
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Vendredi 22 mai 2009



Tout est bon dans le cochon sauf la grippe !
Attention nous dit-on à grand renfort de coups médiatiques, la grippe et son très méchant virus pourrait nous atteindre.
Franchement mieux vaut mourir du cancer, du sida, du paludisme ou de la grippe normale plutôt que d’attraper ce fléau à la dramaturgie incomparable qu’est H1N1.
Au hit parade convoité des supposées maladies potentiellement et virtuellement dangereuses, la grippe fait un buzz remarqué au point réussi que des gens tentent d’acquérir des masques, eux-mêmes réquisitionnés par l’armée alors que périmés pourtant.
Amusant non ?
Pendant ce temps, l’inoffensif paludisme pré-cité accomplit ses petits ravages entre amis dans le monde chez les enfants notamment mais c’est insignifiant, sans importance puisque ça ne touche que le tiers monde. L’ironie du sort porte le nom d’une plante, l’armoise, seule remède connu et recommandé au départ par l’OMS mais dont la culture intensive a été abandonnée…
Dans ces affaires là, la logique est primordiale, plus une maladie est rare et plus on en parle.

De toute façon le cancer est devenu banal :
« Ah bon, t’as un cancer ? Heureusement que tu n’as pas chopé la grippe porcine, tu peux donc t’estimer heureux !»
« Mais non, il ne faut pas dire ça, ce virus est vraiment dangereux et peut se répandre d’une manière fulgurante » disait un homme prudent, arborant un masque et malheureusement décédé dans un accident de voiture…avec son masque.

Il faut positiver !
Les supermarchés vont pouvoir enfin vendre des vaccins anti-grippaux en promo au rayon parapharmacie juste à côté du rayon charcuterie.

En revanche, la goutte au nez deviendra suspecte, son émetteur devra monter patte blanche et éviter le recours au chili con carne.
Les Mexicains ont dû découvrir du pétrole chez eux, de l’or ou des mines de diamant pour que les occidentaux leur en veuillent ainsi et les prennent en grippe.

Continuons donc de nous faire gaver par les médias et consort, d’avaler leur pilule telles des oies destinées à la cirrhose et développons une splendide paranoïa 16/9ème digne des films de science fiction série Z.
Ah quel bonheur d’éternuer fortement !!!
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Mercredi 13 mai 2009


Dans un PAF uniformisé, formaté et lissé, nous sommes en droit de nous demander si l’humour en France n’est pas un peu trop gentil.
Certes, il y a de bons humoristes, efficaces, drôles mais représentent-ils tous les goûts en la matière.
Quelques lustres auparavant, sévissaient des Coluche, Devos, Desproges, Le Luron et même Bedos pour ne citer qu’eux. Qui aujourd’hui offre une alternative à ces grands ?
Je vous le demande !
Certains pensent sûrement que les siècles produisent leur lot de talents et que la fontaine est tarie pour l’heure mais en fait, il n’en est rien.
Parmi les humoristes non médiatisés, emmitouflés dans leur anonymat relatif et respectif, des « pointures » voire des épées du drolatique survivent dans l’ombre des petits café-théâtres, des scènes ouvertes (ou pas mûres) avec pour seule ressource leur talent et leur particularité, peu représentée de nos jours comme l’absurde, le trash, le verbe, la causticité, l’originalité, le visuel, la folie bref des qualités qu’on ne voit hélas que trop rarement.
Alors pourquoi sont-ils anonymes allez vous me dire ?
Demandons plutôt aux producteurs pourquoi ?
L’économie vise plus que jamais, le profit à court terme, le retour sur investissement alors pourquoi un producteur prendrait-il des risques financiers sur la seule base artistique ?
Non soyons sérieux, l’artistique est désuet, son sens s’est atrophié ; de plus, un humoriste de talent possède souvent un caractère fort et un esprit critique sévère ce qui pourrait déranger, déborder, perturber le formatage ambiant.
Le producteur a perdu de sa superbe et ne mise son argent que lors du plébiscite du public pour un artiste afin d’économiser sur le budget de promotion ; il veut un artiste prêt à l’emploi avec le kit « profit » à savoir un spectacle pas forcément bon mais surtout un immense public acquis., en bref un artiste internet.
En revanche, il ne proposera pas avec fierté une découverte de son cru à laquelle il croit et qu’il soutient mordicus pour ses qualités pures et sa profondeur.

Le public n’a pas non plus accès facilement à ces humoristes alors qu’il y a des futures grands sur la place ; je ne les nommerai pas mais ils existent.

Alors si vous aussi, vous souhaitez une représentativité plus éclectique de l’humour en France, n’hésitez pas à le signifier !
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Vendredi 24 avril 2009


Commençons par des banalités.
Le téléchargement illégal c’est pas bien !
Soit ! Rendons le légal, c’est pas plus compliqué que cela…
Bon ça c’est fait, recourons maintenant à l’analogie « philosophique » de la nature pour aller plus avant.
On nous conseille cinq fruits et légumes par jour, du frais donc voire du vivant parce que c’est bon pour la santé, cela nous garantit un apport journalier recommandé en vitamines, minéraux et autres oligo-substances nécessaires à la bonne marche de l’organisme.
En résumé, il nous faut un minimum d’éléments vivants quotidiennement et ce, par opposition à la nourriture « morte », fermentée, en boite.
Pour le spectacle, il en va de même ; on peut opérer une distinction entre le spectacle vivant, à savoir les concerts, le théâtre, le café-théâtre, le slam bref le « live » et le spectacle en boite, enregistré dont on ne critique pas la qualité mais qui n’est pas par essence vivant.
Le téléchargement ne concerne évidemment que le spectacle en boite, le spectacle vivant ayant de beaux jours devant lui et fort heureusement.
L’acquisition gratuite (ou illégale) de spectacles enregistrés ne nuit donc pas au spectacle source, originel mais plutôt à une production artificielle dont je ne dénigre toujours pas la qualité pour autant mais qui s’est au cours du temps hypertrophiée médiatiquement et financièrement.
Les industries plus particulièrement touchées par le téléchargement sont le cinéma et le disque.
Il y a 20 ans et plus, le DVD n’existait pas, le cinéma était moins cher, la densité des spectateurs moindre et pourtant, il était florissant ; aujourd’hui, le piratage, le prix des places et les coûts de production élevés n’empêchent pas les records d’affluence dans les salles et la rentabilité des films parfois en une semaine. Il y a surtout une disproportion dans les budgets de certains films qui artistiquement ne valent rien mais qui occultent une production parfois plus discrète mais de qualité.
Les producteurs ne se contentent plus de rentabilité, ils veulent des records !
C’est vrai que le cinéma coûte cher surtout quand le cachet des acteurs passe les 20% du budget ; cela se répercute forcément sur le prix du billet…
Quant à son avenir il est incertain avec la concurrence des écrans personnels toujours plus grands et performants, de l’offre croissante des chaînes de télévision et maintenant du web.

Concernant la musique maintenant, c’est pareil, les majors s’inquiètent mais n’acceptent pas de baisser le prix des CD afin de garder des marges plus que substantielles.
Un CD à 5 ou 6 euros se vendrait tout seul, à ce prix, pratiquement plus besoin de télécharger une musique en mp3 (donc moins bonne), de graver, d’éditer une jaquette etc…
Les concerts (spectacles vivants) marchent toujours très bien et restent l’essence de métier avec là encore une inflation des cachets dans les festivals par exemple avec des 300000 euros pour des groupes français et même 700000 euros pour Cold Play. Du coup, on prend peur pour eux et pour l’avenir…
Même si demain le téléchargement est strictement interdit, la vente des disques ne remontera pas, crise oblige.
Il ne faut pas non plus oublier les paradoxes commerciaux de tout ceci.
Le téléchargement a été et est encore une source de profit énorme pour certaines majors et fabricants d’écrans plasma ou LCD, d’ordinateurs, de disques durs à grosses capacités multimédia, de CD vierges etc qui lui doivent  cette extraordinaire croissance des ventes ces dernières années .
On ne peut pas toujours gagner de tous les côtés…
Pour finir, l’ère numérique aura raison de tous les supports, les spectacles en boite ne seront à terme qu’information par onde ou câble , donc difficile à controler…

En conclusion, privilégions le spectacle vivant et encourageons les grosses machines médiatiques lobotomisantes à baisser leur prix.


Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 2 avril 2009


     Au hit-parade du temps passé, on retrouve en troisième position l’exposition à la télévision derrière le temps passé à dormir et à travailler.
C’est dire l’importance de cet objet totémisé, magnétique, fascinateur, remplaçant « culturel » du livre, qu’on est prêt à accueillir dans son foyer en HD, plasma ou lcd (la guerre fait rage) avec un crédit à la consommation ravageur.
Et pourtant, la télévision honnit celui qui y pense, cultive les paradoxes et les ambiguïtés d’une mauvaise engeance relayée par tous.
Tout le monde la regarde mais personne ne le reconnaît évitant dans l’opinion collective l’aveu d’une vie plate, vide sans richesse intérieure, comblée avec boulimie par un gavage passif et régressif.
Néanmoins, on a besoin de parler de ce que l’on a vu et c’est là le problème ; comment justifier qu’on a osé regarder la télé sans s’exposer au regard critique de ses semblables ?

Vous avez dû le remarquer, pour parler « télé », il faut recourir aux excuses suivantes.

-L’indépendant détaché de toute addiction télévisuelle vous dira :
J’avais 3 minutes, je zappai quand je suis tombé par hasard sur cette émission…

-Le même qui s’assume encore moins dira :
J’arrive dans le salon, les enfants regardaient une émission et c’est là que j’ai vu…

-Quand il s’agit de TF1, c’est encore plus dur de le dire à moins de regarder les programmes agréés genre Dr House :
Mon pied a buté sur un ouvrage de Platon, du coup je suis tombé sur la télécommande, tu ne me croiras pas, la télé s’est allumé sur TF1 et là, il y  avait une émission….

-Le pseudo intellectuel déloyal dira :
J’étais chez un ami, tu sais comment il est, moi je ne regarde qu’Arte ou France 5 voire Planète, bref j’étais chez lui et là j’ai vu, ce truc…

Il y a aussi ceux qui ne doutent de rien et qui vous font un résumé de tout ce qui s’est passé dans la semaine à la télé et qui ne la regardent jamais ; ce sont les intuitifs voyants de la télé.

-N’oublions pas les entraînés aux excuses de maternel :
Je regardai TF1 hier soir…oui ma télé ne marche pas, elle est bloquée sur cette chaîne…

Et puis il y a les insomniaques auxquels on pardonne tout et qui nous brossent le programme de la nuit souvent inconnu donc intéressant comme par exemple « histoires naturelles ».
A ceux-là peuvent s’ajouter les consommateurs invétérés téléphages qui avouent leur maladie et qui, le cas échéant permettent d’échanger sur ce que l’on a soit disant pas vu.

En conclusion, la télévision envoûte et fait honte à la fois, ça vous fait penser à quoi ?
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Lundi 30 mars 2009


     Dans un souci de compréhension et de tolérance, j’ai cherché en vain les raisons d’un refus drastique du préservatif chez l’ecclésiaste vaticanais, représentant de l’élite chrétienne, porte parole, confident et traducteur d’un Dieu confus sur la question du culte…
En me plongeant dans les manuels d’éducation sexuelle religieux inexistants, je suis opportunément tombé sur une théorie dont je vous livre les secrets enténébrés.
Les divins vœux de chasteté auxquels n’obéissent pas toujours les obsédés du culte sont par essence des vieux pieux comme dirait Rocco.
Leur aboutissement à la sublimation par le truchement de la prière ou des travaux manuels (qui parfois rendent sourds) engendrent souvent, personne n’est parfait, une frustration sexuelle intense qui provoque à son tour une concentration aiguë de la pensée autour de son centre masculin et son pendant lorsqu’il est inactif.
On pourrait aisément en conclure à ce stade que le pénis serait l’organe directeur de la pensée en lieu et place du chef habituel, la tête !
C’est la sanction connue de l’homme d’église voire sa « pénis capital »…
Or, le Vaticanais plus qu’ailleurs se soumet aux lois divines, les adore, les révère en développant, comme dans la jungle, un taux d’humilité proche de 90%.
Pour cultiver cette humilité et lutter contre Elsheimer il pratique le rappel de sa condition inférieure inféodée à l’Esprit du souffle en recourant au couvre-chef décliné en mitre, tiare et béret pour les Basques.
Ainsi donc, un chef se couvre !!!
C’est l’idée pour ceux qui n’auraient pas suivi.
Mais comme la bataille des chefs fait rage au sein du religieux, il ne doit en rester qu’un !
Le pénis ne peut pas prétendument être reconnu chef, c’est évident alors il est déclassé, on lui retire son couvre-chef à savoir le préservatif ; c’est du reste, ce qu’ils appellent pudiquement et officieusement à Rome, la circoncision chrétienne.
Vous l’aurez compris, il en va de l’avenir du culte, de conserver son statut mystique.

Voilà pourquoi, la Vatican ne reconnaîtra jamais le préservatif…
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : la grande équipe de choc
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Mercredi 18 mars 2009


Dans ces temps de trouble, on se demande si on n’a pas recours à la fameuse sentence
« diviser pour mieux régner » ; des sujets d’actualités variés sont jetés chaque jour en pâture aux gens afin qu’ils débattent, s’affrontent et finissent par choisir un camps, sans toutefois vraiment comprendre ce qui se passe.
Pour illustrer notre propos, imaginons la propagation suite à un fait divers d’une rumeur sur une opposition  entre les gens habitant les numéros pairs de leur rue et ceux des numéros impairs.
C’est n’importe quoi, reconnaissons-le mais poussons tout de même plus avant notre délire.

Une fois la rumeur confortablement installée, le Jean-Pierre journal, celui de l’apéro, nous gratifie de son petit reportage dans une ville de province où nous pouvons entendre quelques témoins à charge.
Il y a tout d’abord l’excentrique du coin, à effet minet qui nous explique qu’habitant au 69 de sa rue, il est sans dessus dessous et que, de ce fait, les gens accompagnés d’enfant changent de trottoir quand ils arrivent à son numéro ; premier problème de voisinage…

Puis il y a celui qui habite du côté des numéros pairs et qui a remarqué que les numéros impairs étaient en face et que jamais, il les a eus comme voisin immédiat ; ils refusent de se mélanger…c’est donc eux qu’ont commencé !

Il y a encore celui qui pense que l’homme ne se définit pas par le numéro de sa rue ; tout le monde commet des impairs, y compris les rues dit-il !
Il s’adresse donc aux pairs, qui,  par définition s’unissent,  contre l’individualisme des impairs. Il ajoutera qu’en tant que pair, il votera pour un maire franc et honnête parce que souvent le maire dénie la vedette qui est en chacun de nous et….

Heureusement, le reportage se finit par les remarques pertinente d’un gamin :
« Moi avec mon grand-père, on a réuni le quartier et on a fait la paix paire ; la réunification des paires fait donc 1 pour l’unité + 2n (les paires), or 1+2n est un nombre impair. Ainsi on peut traverser la rue et envisager l’un parfait.

Il nous fallait au moins ça pour finir .  Une fois de plus la vérité sort de la bouche des enfants, des jeunes et c’est normal puisqu’ils sont le fruit de la différence.
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 8 mars 2009


Comment devenir humoriste ?
Première chose et pas des moindres, il faut avoir une prédisposition pour le sport et notamment l’aviron afin de devenir le parfait galérien, celui qui rame avec persévérance vers un idéal lointain mais accessible tout comme le loto « 100% des gagnants ont tenté leur chance ».
Une véritable et profonde vocation semble adéquate, préférable aux fameux poncifs suivants :
« je fais marrer mes potes depuis tout petit » ou « encore j’étais déjà un pitre dans le ventre de ma mère ».
Pour percer (on se doit d’être pointu dans tous les domaines), le talent n’est pas nécessaire à voir l’ensemble du PCF (paysage comique français) mais le devient pour perdurer…normalement.
Soit !
Imaginons que vous ayez du talent, encore faut-il le montrer et le prouver ; pour se faire, fraîchement débarqué, vous recherchez les occasions de confrontation avec le public qu’on appelle artistiquement la scène, qui peut être fermée ou ouverte.
Commençons par les scènes ouvertes ou « plateaux », véritables vitrines promotionnelles pour les humoristes en quête de clientèle… pour leur scènes fermées.
Vous jouez donc des extraits de votre spectacle avec le dessein de rallier du spectateur à votre univers afin qu’il assiste à votre show complet, programmé dans un café-théâtre (scène fermée) mais aussi avec le but pudiquement inavoué de tester vos sketchs en live pour voir s’ils tiennent la route, un accident est si vite arrivé, les statistiques ne pardonnent pas.
Ce type d’exercice possède l’avantage de mettre à l’épreuve la confiance (constamment remise en question) de l’humoriste ; soit il a cartonné auquel cas il a provoqué l’admiration du public et de ses collègues soit il n’a pas marché auquel cas il vous dira au choix plusieurs choses :
-je ne le sentais pas ce soir, je n’étais pas à fond alors que pourtant la dernière fois j’ai fait un carton !
-C’était pas mon public, ils n’ont pas capté mon univers !
Eh oui, il faut digérer, le succès n’est jamais garanti mais c’est tout de même un exercice payant dans le sens expérimental car ce n’est pas un plateau d’argent…
Logiquement, après avoir foulé les différentes scènes ouvertes, l’humoriste peut prétendre à une programmation régulière dans un café-théâtre parce que ouais quand même !
Comme l’humour est omniprésent dans le métier, notre rigolo de service devra payer pour jouer euh je veux dire pour faire son métier c’est-à dire louer la salle du café-théâtre qui rebaptisera pour l’occasion cette location « minimum garanti », ça passe mieux.
Et comme l’inflation immobilière se veut galopante et tendance, l’humoriste devra racler les fonds de tiroir voire trouver des tiroirs pour se promouvoir.
A ce stade, grosse pression, rentabiliser l’investissement personnel à savoir remplir pour ne pas perdre d’argent bien sur mais aussi pour obtenir le droit de continuer, d’amorcer le bouche à oreille, qui, en passant, est sale, et ainsi de gagner les galons du succès.
Pour se faire, un seul mot d’ordre :
La promo !!!
Retour aux fonds de tiroir afin d’imprimer des flyers, qu’il aura fallu créer avec photoshop qu’il aura fallu apprendre, à moins d’avoir du personnel compétant parmi ses amis.
Puis il faut tracter, bousculer le chaland avec la petite phrase drôle incitatrice, faire du bruit, rameuter dans tous les sens et par bonheur, arpenter les rues avec des grands flyers appelés affiches.
Ensuite, le manuel du parfait communicant vous invite à publier votre site ou blog avec du style, des photos, des vidéos et tout ce qu’il faut. Devenez donc webmaster, vidéaste, attaché de presse, c’est tout de même pas la mer à boire.
N’oubliez pas cependant de peaufiner vos sketchs, d’en écrire d’autres, de les mettre en scène voire de se faire mettre en scène (aïe !) et de répéter tout ça.
Bien ! C’est fait ?
Ok, l’humoriste est enfin prêt à délivrer son drôlatique spectacle devant la foule amassée (à partir de 2). Une heure environ plus tard, que s’est-il passé ?
C’est le triomphe ! Super !
On attendra confirmation dans les critiques déposées sur les billetteries internet discount qui ont l’avantage d’offrir aux spectateurs l’opportunité de restituer leurs impressions et de les propulser au rang de « critique d’art » avec les compétences équivalentes…
Le succès ne venant jamais seul, s’en suit le vertige de la recette !
Que ce soit en entrée payante ou au chapeau, ce sont ces mêmes billetteries qui remplissent les salles avec des prix très mais alors très attractifs, le plein tarif étant réservé à la gente humoristique connue.
L’ère des média a sonné, le spectateur émancipé, féru de bande-annonces et de colonnes Maurice rétorque souvent :
- 8 euros, c’est cher, je ne peux pas me permettre, j’ai réservé la semaine prochaine pour Dubosc une place à 50 euros !
Effectivement, le spectateur ne supporte pas la déception en matière d’investissement artistique, il achète ce qu’il connaît, il ne prendra pas le risque d’une l’alternative exorbitante à 5 euros.
Quoi qu’il en soit, l’humoriste riche d’avoir perdu un peu moins d’argent continue sa marche lente sur les sentiers de la gloire et à force de courage passe au niveau supérieur en décrochant des passages « télé ». A titre promotionnel encore, il signera une cession de droit à la chaîne concernée pour échange de bons procédés.
Qu’à cela ne tienne, l’humoriste continue encore et toujours et cette fois-ci obtient les fameuses dates, des cachets quoi, qui, enfin nourrissent son homme.
Si si, c’est possible !
La persévérance je vous dis, qui est, à sa manière, une façon de sélectionner dans le temps les vraies motivations (mieux vaut un gagne-pain à côté pour au moins tenir le coup jusque là).

Réjouissons-nous, la célèbre porte qui s’ouvre n’est plus très loin, avec à la clé un producteur qui soulagera l’humoriste des cents métiers adjacents pour lui permettre de se consacrer à ce qu’il chérit véritablement, la scène !

Seul un paramètre est variable : le temps !!!

Le site incontournable pour se tenir au courant de la vie humoristique, des castings et autre:
Comédie Factory
Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Son Show

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"PUR JUS à base d'humour concentré"

Tous les vendredis et samedis à 21h30
au théâtre Popul'Air, 36 rue Henri Chevreau Paris 20

Les Odieux du Rire


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Le fameux calendrier  2008

totalement différent de tout ce qui se fait puisqu'il  y a du texte avec une vanne par jour (et plus encore...),
au profit de Sidaction,  un 13ème mois  offert  etc...
En vente presque partout:
www.lesodieuxdurire.com

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  • : ...la vie compliquée de Cébéji, auteur et humoriste voire écrivain mais aussi numérologue avec ses humeurs et ses délires.

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