chronique humoristique

Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 15:33

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Extrait de « Psychologie à 2 balles » à ne pas paraître prochainement

 

 

Pourquoi la vie est-elle si dure alors que je possède une énorme TV, trois voitures, un frigo qui fait de la glace pilée, un micro-onde wifi etc... ?

 

A- Parce que tu n'as pas encore acquis la dernière tablet PC ou l'Ipad .

Ah d'accord !

B- Parce que tu n'as pas acheté le dernier médicament « exultor 69 ».

Merci je ne savais pas qu'il existait !

C- Tu n'as pas bien compris le sens de la vie.

Facile à dire mais y'a la marmite à faire bouillir, les soucis du quotidien etc...

Fais ce que tu aimes et arrange toi pour te faire payer (Confucius revisité), quant à la marmite, je croyais que tu avais un micro-onde ; pour ce qui concerne les soucis du quotidien, arrête les infos !

 

Pourquoi ne suis-je pas en forme ?

 

A- Tu te trompes sur la notion de santé.

Tout le monde est dérangé à des niveaux différents ; ce problème de santé publique se nomme ignorance.

B- La société te rend malade ?

C'est que tu es en bonne santé !

 

Pourquoi je n'arrive pas à trouver quelqu'un(e) ?

 

A- Parce que tu restes chez toi.

L'autre c'est toi en miroir ; accepte l'image qu'il te renvoit et trouve la aimable, cesse de regarder Blanche Neige. Tu te trompes sur toi-même, tu n'as ni l'odeur ni la forme d'une merde !

Mal s'ouvrir c'est souffrir.

Hein ?

B- Parce que tu as les paupières fermées !

Les paupières servent à protéger les yeux en cas de problème ; l'autre n'est pas un problème.

Ouvrir les yeux permet de voir...

D'accord ! Mais un œil à la fois.

 

Pourquoi je n'ai pas confiance en moi ?

 

A- Faux !

Chaque jour tu accomplis des centaines de choses en confiance comme marcher, faire ses lacets, utiliser des ustensiles, un ordi etc...choses qui t'ont demandé des heures d'apprentissage.

B- Tu fais trop confiance au jugement des autres, au partial et au projectif.

 

Pourquoi y a t-il la guerre ?

 

A- Parce que la paix n'est pas rentable...

B- Parce que nous laissons notre pouvoir à des personnes peu recommandables.

 

Pourquoi je n'ai pas d'argent ?

 

Faux !

L'argent est un oligo-élément très répandu, ton corps en possède mais tu ne le sais pas, tout comme l'or et d'autres métaux.

 

 

Réponse générale 

 

La question à se poser :

Ai-je un pouvoir dont je dispose, sachant que nous ne pouvons pas changer les autres mais qu'en revanche, nous pouvons agir sur nous-mêmes ?

 

Si oui, exerce-le sans plus attendre !

Si non, trouve-le ou par défaut, continue à regarder la télé en attendant que ça se passe !

 

 

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : la grande équipe de choc
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 15:36

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Avoir peur est devenu une émotion permanente voire une contraignante et impérieuse préoccupation sociale entretenue à grands renforts de médias.

Peur de perdre son emploi, peur du terrorisme, des maladies infectieuses, peur de s'alimenter, de grossir, de maigrir, d'être moche, peur de ce qu'on va penser, peur de se faire avoir, de souffrir, peur d'un Dieu punisseur etc...

En fait nous avons peur de tout alors que tout est possible, à croire que « tout » est Dieu mais c'est un autre débat.

Résultat :

un sentiment d'insécurité croissant comme disent les boulangers, règne, implacable, paralysant toute action, toute initiative, toute idée hors norme, marginale, sortie des sentiers battus.

L'insécurité confine au statique ; le mouvement se veut prise de risque. Les gens ne bougent plus, le mouvement s'est commué en fantasme et il hante les foules.

La peur c'est l'arbre qui cache la forêt, lui-même cultivé par les infos, les rumeurs, la politique, c'est la poutre dans l’œil et comme l’œil est plus gros que le ventre et que les gens filent ventre à terre, c'est finalement la poutre à terre qui cache la forêt...

Les expressions doivent elles aussi évoluer, c'est le Français 2.0, version révisée 2011.

Je vous invite d'ailleurs à acheter le kit évolution à se faire implanter par puce ou par Iphone 18.

 

Certains argueront que pour enlever les peurs, un recours au nouvel appareil « aspirophobe ++ » est possible mais la peur de ne point l'obtenir face aux attentes massives et excessives d'utilisateurs terrifiés, risquerait de contrecarrer ses effets bénéfiques sans compter sur la peur ajoutée des effets secondaires rendus primordiaux en la circonstance.

 

Heureusement, les gens doués de raison ont compris que, pour combattre l'hégémonie trouillarde et son sentiment d'insécurité, il fallait logiquement augmenter la sensation de sécurité.

Intelligence quand tu nous tiens !

Et sécurité signifie pragmatiquement, maison, manger, racines (origines, famille, religion), acheter...

En conséquence, les gens se radicalisent (racines), finissent par s'enfermer, l'hostilité du dehors engendrant une paranoïa collective généralisée.

 

Et la vie dans tout ça ?

 

D'aucuns vous répondront :

« la vie est un luxe qu'on ne peut s'offrir, qui va payer les factures, hein ? »

 

Quand vivre devient inaccessible, le malaise s'installe pour de bon et on conclut le plus souvent avec une résignation désabusée :

«  c'est la vie ! » (le poncif le plus dépressif qui soit)

 

Peut-être, si vous me le permettez, pourrions-nous nous faire davantage confiance et sélectionner plus finement nos sources d'information, nos relations, nos objectifs.

Peut-être, si vous me le permettez encore, pourrions-nous, afin de ranimer légèrement la flamme (euphémisme de rigueur), cultiver quelques minutes par jour, des instants ludiques, des moments de folie, une activité créative ou artistique dans le but honteux de renouer avec une forme d'expression purement personnelle, sincère et authentique.

Attention, ces instants éphémères de lâcher prise peuvent s'avérer dangereux et aboutir à de la joie, méfiez-vous !

 

Je terminerai par une sentence comique et significative à souhait quant à oser montrer le bout de son nez :

« moi, je dis ça, je dis rien ! »

 

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 15:48

 

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Dans la série «Renouons le Décalogue»

 

1- Tu n’auras point d’autre dieu que l’Economie et tu sacrifieras l’humain pour elle.

 

2- Tu ne te rebelleras point, ne critiqueras point l’ordre établi (car il veut ton bien et ce, dans tous les sens du terme).

 

3- Tu récupéreras le dimanche si tu peux !

 

4- Tu honoreras les modes, les taxes, le stress en ignorant ton unicité et ta différence.

 

5- Tu ne tueras point mais tu pourras cautionner indirectement les guerres, les pillages, la pollution, la déforestation, la chasse...

 

6- Tu n’auras point de pensées impures telles le libre-arbitre, l’esprit critique, l’autonomie etc...

 

7- Tu ne voleras point...de tes propres ailes, tu en référeras aux autorités compétentes.

 

8-Tu ne mentiras point, tu te mentiras à toi-même, sur tes profonds besoins. Tu passeras ta vie à la gagner et non à la vivre.

 

9- Tu ne commettras point d’adultère à Marianne, tu épouseras la cause nationale voire internationale.

 

10- Tu convoiteras le bien d’autrui et achètera toujours plus et mieux afin que ton prochain te convoite.

 

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : R42,
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 16:28

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Conseils avisés pour le quotidien

 

Attention: certains propos peuvent heurter la sensibilité des plus sereins.

 

 

Après une courte nuit pour cause d’insomnie (ô combien valorisante dans les conversations de comptoir), se réveiller à l’ultime dernier moment et s’arracher du lit avec ce sentiment exceptionnel d’écartèlement incomparable.

A ce stade, effectuer un premier constat d’injustice et chérir l’agressivité naissante qui en découle naturellement.

Durant le trajet complexe visant à rejoindre la cuisine pour la prise du petit déjeuner, sur le pouce..., il est conseillé d’heurter avec l’un de ses petits orteils le coin de la porte afin de confirmer les douleurs présumées de cette incarnation matinale non consentie.

Confirmer le sentiment d’injustice précédemment initié.

 

Se sustenter brièvement avec un café noir, sans sucre, par défaut de courses et du pain rassis sans beurre; regarder l’heure, développer l’angoisse du retard et des embouteillages (très important).

La voiture va t-elle démarrer ?

L’horaire de départ pour éviter les bouchons vient d’échoir depuis dix secondes...aïe !

 

Après les deux kilomètres, prendre les transports en commun sans toutefois confondre le mot transport avec liesse, ce serait une terrible méprise.

Une fois dans le train, engager un combat de moues avec, à la clé, pour la plus mortifère, une place assise et lugubrement «tranquille» .

Arrivée en gare: se laisser porter par la ruée et dévier du métro convoité par la misanthropique bousculade.

Vérifier compulsivement ses affaires, conscient de la présence statistique de pickpockets relatée fortuitement dans le journal gratuit.

 Bien !

Vous progressez, tout comme votre agressivité et votre frustration; le stress vous gagne, vous êtes sur la défensive, vous pouvez vous enorgueillir d’être Parisien.

 

Arrivée tardive au boulot, qui, lui-même, est en retard.

Les collègues procrastinent, atermoient.

Assumer leur surplus, la charge héroïque et son pendant, le fameux sentiment d’injustice toujours croissant.

Garder sa concentration et encaisser la fragilité de l’entreprise soumise à restrictions budgétaires.

A ce stade, observer l’apparition opportune d’une angoisse de fin de mois récurrente, c’est magnifique !

Pouvoir d’achat précaire, vacances en berne.

Attention !

C’est l’heure de la pause, le risque de détente, l’écueil qu’il faut absolument éviter, le moment rassérénant avec collègues, des vraies respirations, des blagues potaches...

Heureusement, panne de machine à café, le collègue préféré vous annonce sa mutation, le pays où vous projetiez de partir en vacances est en guerre...merde !

Ouf, le piège est évité (c’est bon ça !). Le stress est intact.

 

Découverte d’une nouvelle recrue plantureuse à souhait ainsi que du sentiment de culpabilité adultérin conjoint; stress en hausse.

Retour au bureau avec une pile de dossiers augmentée à traiter pour la veille.

Suggestion: songer aux soucis du quotidien durant le travail, ne pas hésiter, résultat et efficacité garantie.

 

Pause déjeuner:

menu infecte, la nouvelle vous ignore; heureusement, le lourd de service vous rejoint et vous confie ses angoisses impossibles.

Reprise du boulot, reste six rounds...avant le KO !

Vous avez mangé trop vite, le mal au ventre guette...Palpation...prise de conscience de la désertification abdominale au profit d’une couche informe oléagineuse...Sentiment d’anéantissement...Amour de soi en chute libre...

Tiens ? Des cheveux sur la chemise...vite devant le miroir !

L’air fatigué...le capital séduction s’en va... du sport ?

Pas le temps, pas les moyens, rien ne va... la dépression !

BRAVO, stess au top !

 

Et les enfants ? Hein ? Qui pense aux enfants ?

Euh ils ont sport ! Et le goûter, alors ????

Film à l’envers, métro bousculade, avec les pubs rappelant l’improbable voyage, les muscles absents, la télé trop petite...

Bataille de moues, train, embouteillage, retard, STRESS STRESS, STRESS !!!

 

Arrivée enfin à la maison en voiture, minuscule, même pas cap d’avoir un 4x4 inutile.

Vite à l’école.

Les enfants attendent, rassurés par des parents inquiets au sujet de votre incompétence paternelle. Ils sont en forme malgré la mauvaise note obtenue par l’un d’eux, qui lui vaudra une gifle. Il l’a méritée, s’il ne réussit pas socialement à 7 ans et demi comment fera t-il pour acheter un 4x4 et un écran plasma ? Hein ?

Vous êtes quasi mort, les enfants en verve malgré la sanction s’agitent.

Deuxième tournée générale de baffes !!!

Vous n’êtes pas disponible pour eux mais néanmoins conscient et vous culpabilisez, vous devenez minable, c’est beau, vous y êtes presque !

 

A 20 heures, le sacro-saint journal télévisé ou «c’est la merde magasine» vous achève le moral; le reliquat sera détruit par les quelques publicités pointant outrageusement vos manques irréversibles.

A cet instant, vous avez pratiquement rejoint le stade du suicide et je vous en félicite.

 

Allez au cinéma (la mort mettrait un terme au stress, ça n’est pas le but je vous le rappelle).

Ne pas oublier d’aller tout d’abord dans une sandwicherie (pour rester correct).

Regardez donc un blockbuster américain (pléonasme) dans lequel un super abruti tue de nombreuses personnes au nom de la morale.

Identifiez-vous à lui, vengez-vous par procuration de toute cette impuissance consommée.

 

Et puis ne changez plus rien, vous n’êtes plus rien, vous avez réussi, vous avez atteint le paroxysme du stress, félicitations !!!

 

Bonheurs autorisés durant cette cure:

Se vanter en groupe du nombre d’heures interminables au travail, du peu d’heures de sommeil, de la «quantité d’alcool» résistance, du nombre de paquets de cigarettes fumées.

Vous êtes un héro moderne, vous en chiez !

 

Contre indications pour le stress:

l’art, créer, faire du sport, se ballader dans la nature régulièrement, prendre le soleil et glander...

 

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Humour Tontonpapi
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 16:17

 

 

 

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Oui la norme est une dictature, parfaitement !!!

Pour preuve, si vous n'êtes pas normal, on s'occupera de vous...

C'est dire le risque encouru dû à la marginalité, la différence, le particulier.

 

Ces quelques propos devraient normalement suffire, néanmoins par souci de dispenser parcimonieusement mon ironie, développons !

 

La norme ou les normes (voire l'énorme qui devient normal aussi) s'établissent au départ naturellement selon les penchants de l'être humain (e) qui constituent une statistique libre d'évolution jusqu'à ce que des « élites » les redéfinissent par le jeu social des tendances, des faux devoirs, de morales orientées, de religions etc...

Les brebis ne s'écartant jamais loin du troupeau, observent donc la norme comme une loi sécurisante, stabilisante, tranquillisante mais en terrible infraction à l'axiome de leur irréductible unité et différence fondamentale.

Ainsi, l'individu orthonormé fait dans le faire ce qu'il doit faire au détriment convenu des ses désirs et élans profonds, caractérisés comme caprices d'enfant gâté contrariant le sacro-saint sens des pseudo-responsabilités. En contrepartie, il s'adonne tout au plus à la rêverie, à l'envie de gens hors norme comme fantasmes de l'inaccessible révélant feu son désir d'émancipation.

Par ailleurs, les « hors norme » , marginaux s'il en est, sont rappelés drastiquement à l'ordre dès leur séparation du troupeau comme une menace pour eux-mêmes et pour l'avenir du troupeau, condamné à disparaître si tout le monde s'y met, non mais ho !

Des gens bien intentionnés à n'en pas douter, à l'empathie galopante, attachés à leur tanière grégaire

interviennent rapidement pour éviter tout affranchissement inepte à qui serait tenté par l'aventure de son Etre, aventure par trop idéaliste et déraisonnablement irresponsable.

S'en suivent des conseils judicieux de ces mêmes gens, expérimentés, notamment dans l'art de la stagnation, du stérile, du rigide, de l'enfermement,....................................... (je laisse un espace afin que vous puissiez rajouter vos propositions synonymes).

 

Exemples de poncifs récurrents :

  • « tu prends un gros risque, si ça marche pas, tu fais comment  ? »

Traduction : oh la la, ça fait peur, moi je préfère rester dans mon univers connu, d'ailleurs j'ai eu du mal à apprendre à marcher, fallait prendre un risque.

 

  • « Et si tu échoues, qui est-ce qui va encore payer pour toi, ce sont toujours les mêmes qui trinquent ! »

Traduction : ça fait des années que je m'enferme, tu ne vas quand même pas te libérer, tu n'as pas le droit et puis j'ai eu le grand rôle de gardien de troupeau, je suis quelqu'un alors je le fais valoir, je veux pas perdre ma place...

 

- « Moi j'ai pas le temps pour ces conneries, j'ai un métier, une famille, j'ai pas le choix ! »

Traduction : je préfère ne pas savoir que je suis dans une voie de garage et que ma vie n'a aucun sens, heureusement y'a le foot et la bière...

 

….......................................( je laisse encore un espace libre pour vos propositions)

 

 

C'est vrai les gens n'ont pas le temps, sauf en cas de truc important...(reste à savoir ce qui est important)

Les gens n'ont pas le choix, le libre-arbitre est un luxe...

Les gens n'ont pas d'argent sauf pour le dernier Iphone, ou écran plat....

 

Il faut gagner sa vie car à priori on n'en dispose pas ?

Mieux vaut attendre la retraite ou ce qu'il en restera.

 

 

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : La gazette des blogs
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 13:01

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Ecrire une connerie euh…une chronique n’est pas chose aisée, aussi aujourd’hui ai-je simplement envie de parler d’onomatopée.

Je vais donc vous parler de l’une d’entre elles à savoir la fameuse « zwarf » !

Oui… parfaitement zwarf !

Je vous sens quelque peu interdits sur ce coup là.

Si vous taper zwarf dans google vous constaterez qu’en effet, cette onomatopée n’existe pas ; tout au plus vous trouverez le pseudo d’un néo-suédois en quête d’anonymat sur un site d’achat X.

Eh bien maintenant cette onomatopée à l’expectoration puissante et forte de sens existe puisque je l’ai créée car elle manquait cruellement à mon vocabulaire pourtant par ailleurs particulièrement fourni.

Que peut-elle vouloir signifiez allez-vous me dire ?

J’attends vos propositions….

Merci !

Justement c’est de ça dont il s’agit, vous zwarfez inconsciemment à savoir vous n’en savez rien !

Chaque fois qu’un individu se confronte à son ignorance ou à un vide abyssal en lieu et place d’une réponse attendue, il peut dire légitimement « zwarf ». Mais attention, un zwarf doit exprimer la profondeur du néant ainsi que son habit sonore immensément inepte et creux :

Zwarf !

Il peut être traduit par un modeste et discret « je ne sais pas » mais il n’en exprimera pas l’étendue absconse et incongrue indispensable à toute véritable communication de qualité.

Son étymologie est mal connue, ce qui est normal pour une onomatopée fraîchement déposée à l’institut national de la protection industriel néanmoins plusieurs rumeurs circulent quant à son origine.

Pour certains, zwarf remonterait au langage résiduel néandertalien et  le constituait à lui seul.

Pour d’autres, zwarf serait un acronyme, plus précisément celui de z.w.a.r.f. dont on ne connaît pas bien le sens.

Pour d’autres encore, il correspondrait à un synonyme, le synonyme du mot « zworf  » postérieurement créé par un concurrent jaloux et qui aurait l’audace et l’ambition d’évoquer le son de l’éternuement, zworf !

Soyons sérieux s’il vous plaît !

Adoptons donc la zwarfitude sans complexe en tenant compte toutefois d’une consigne technique pour zwarfer correctement :

Le zwarf étant postillonnant par nature, mieux vaut éviter de boire avant ; ceci dit on peut tout de même boire sans zwarf.

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : foll-ouf
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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 16:12

 

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     Comme je suis un rien engagé ou plus exactement engagé en rien, j’ai décidé pour donner un sens à ma vie d’en prendre mon parti. J’ai donc créé le parti de rien qui, il faut le reconnaître avec ma modestie légendaire de circonstance est le parti le plus soutenu sur la planète.

 

Au départ, je suis parti de rien, j’en faisais donc déjà partie, j’en vois qui n’en reviennent pas d’ailleurs ; il ne restait qu’à  formaliser ce qui existe de façon immanente.

Partir de rien pour arriver à rien n’est pas donné à tout le monde bien que cela soit ce que tout le monde fait, cherchez l’erreur !

Ça commence bien…

Quoi qu’il en soit, je suis membre de mon parti, avec d’autres du reste,  et quand un parti compte plusieurs membres il avance et c’est parti, ce qui est normal, avouons-le, de toute façon ça n’engage à rien, ce qui est conforme au parti.

Dans le temps imparti qui m’est consacré, j’en profite avec démagogie pour recueillir les trop nombreuses voies de garage, forcément non engagées et qui, paradoxalement, rejoignent passivement et conséquemment mon parti.

Et comme de surcroît j’ai pris le parti d’en rire, ça m’en fait deux ! Et toc !

Me voilà donc deux parti ou départi mais départi de rien, fidèle ainsi aux principes du premier, c’est ça qui est drôle ! l’aspect drolatique me permet de respecter le second.

 

Si vous ne comprenez rien, prenez-en votre parti et rejoignez-moi.

Néanmoins mon parti de rien ne vaut rien mais n’est ni vendu ni à la solde d’un quelconque autre parti. Un vaut rien peut être indépendant et revendiquer une valeur nulle mais constitue tout de même une occasion de parti, attention neuf le parti pas d’occasion puisque de valeur nulle.

Je sens que ce parti de rien vous énerve, me trompe-je ?

Ne jugez pas trop hâtivement, ce parti a évolué car partant de rien il est arrivé à 3 minutes, le temps qu’il faut  en moyenne pour vous changer les idées…

Comme quoi un rien mène à tout !

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 11:41

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Hier en déjeunant, alors que je mâchais vigoureusement ma maigre pitance, oui je suis comédien, je me suis mis à réfléchir au mot déjeuner.

Déjeuner signifie littéralement sortir du jeun ; pouvais-je donc mériter mon déjeuner alors que je n’avais pas jeûné ?

J’avais bien petit-déjeuné le matin, ce qui revient à dire en l’occurrence que j’avais petitement cassé le jeun de la nuit.

Comme quoi la nuit on casse des jeunes, c’est pourquoi, du reste, ils sont interdits de sortie nocturne, c’est dangereux.

De plus déjeuner signifie également arrêter d’être jeune, dé-jeuner, vieillir donc.

Manger ferait-il accélérer l’irrémédiable horloge du temps jusqu’au stade létal ?

Certaines enseignes branchées de déjeuner rapide sont bien mortelles c’est sur !

Quoi qu’il en soit, tout ceci mérite d’aller plus loin.

 

En poursuivant mon déjeuner, oui il avance, je mange vivant, et tout en écoutant Johnny puisque l’idole déjeune aussi, j’ai nonchalamment investi la langue anglaise pétri d’interrogation.

Le midi, aux States, on lynche…ça ressemble à une confirmation tout ça…

Remarquez c’est toujours le pays de la peine de mort.

Tandis que le matin on breakfast, autrement dit on rompt le jeun rapidement comme en France mais plus sèchement car plus copieusement.

A contrario le mot dîner ne renvoie à aucune connotation mortifère.

Il vaut mieux donc dîner à tous les repas, c’est plus sur, en particulier si vous n’avez pas l’intention de jeûner.

D’ailleurs, puisqu’on en parle, les vieux peuvent-ils jeûner tout en le restant sachant qu’en déjeunant ils reviennent au point de départ.

Prendre un repas pour un petit répit n’est pas de tout repos tout comme un trépas sur un trépied dans un tripot.

Bon, c’est gavant, j’en conviens et le gavage n’est pas moral, c’est pas bien.

Et comme disent certains palmipèdes en indigestion forcée :

« On ne peut manger sans foie ni l’oie ! »

 

Aucun rapport et alors ?

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 14:18

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L’homme est-il anthropophage par nature ?

 

Certes non ! Evidemment.

L’homme ne mange pas ses congénères, il mange simplement les animaux, ces  êtres d’un rang inférieur, du règne d’en dessous je le rappelle.

Non ?

Ah bon…

Non non, l’homme est indéniablement humain, il n’appartient aucunement à la gente animale, je vais vous le prouver.

Tout d’abord l’animal est bête par définition, n’est pas doué de conscience et enfin ne possède pas la fameuse pince procurée par la main, signe de son évolution (voir article).

Mais surtout, l’animal est gouverné en l’état par ses instincts alors que l’homme l’est par l’Etat en ses instincts…

Enumérons quelques cas d’instinct permettant de proclamer l’indubitable supériorité humaine et ne riez pas s’il vous plaît.

Commençons par celui du territoire, jalousement gardé, conquis, défendu avec bec, ongles, griffes et autre canines par les bébêtes.

L’homme quant à lui, se veut nomade par nature, il partage volontiers son foyer itinérant dès qu’il en a l’occasion, une expression sensible de son talon d’Achille en somme, notamment à Paris, capitale de l’accueil. Il ne lui viendrait pas à l’esprit, brillant du reste, d’attaquer son voisin pour lui spolier son bien ; non !

Où allons-nous là !

Pas davantage, contracterait-il un crédit auprès d’un organisme caritatif bancaire en s’endettant jusqu’à mi-vie pour la quête stérile de la sédentarité.

Pas un homme non plus, n’aurait recours à un chien de garde pour dissuader toute intrusion dans la propriété.

Premier bilan donc, l’instinct du territoire ne prévaut pas chez l’homme contrairement à l’animal ; les frontières n’existent qu’à des fins décoratives et artistiques.

 

Passons à la reproduction qui, chez l’animal prend une place saisonnière bien marquée.

Le mâle, en général, parade, se bat contre ses rivaux, en attendant le bon gré de la femelle, très sélective façon jury de reality-show.

Droits de l’homme obligent, la saison des amours est abolie depuis que l’homme est homme, c’est dorénavant tout le temps la saison !

De 7 à 77 ans, le mâle humain arpente la société dans une tenue décontractée peu ostentatoire faite de vêtements, de lunettes, de véhicules de marque, uniquement pour le goût…

Quant à ses pseudo rivaux, il n’en a que faire, il préfère humblement écraser toute tentative de concurrence déloyale par l’entremise, entre autre, du flegmatique libéralisme économique à la morale plébiscitée par tous les organismes financiers de référence...

Quoi ?

La reproduction dans sa désuétude est avantageusement remplacée par la sexualité débridée et hédoniste sauf peut-être chez les croyants, les plus proches, du reste, du règne animal.

 

Comme les aliments, l’homme est conditionné sous vide (de son âme), stérilisé à haute température car on l’a eu acheté ; bref, il est conditionné par son désir de pouvoir et sa sexualité contrairement aux animaux qui agissent parcimonieusement de même sans toutefois faire autant de dégâts.

 

Finalement l’homme se différencie clairement de l’animal :

Il est inférieur !

Il ne peut donc pas être anthropophage et d’ailleurs il va finir par se faire bouffer…

 

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 11:29

Dictionnaire

 

Le français est une langue curieuse ; sa grammaire, ses conjugaisons et enfin son orthographe en font un langage ardu à l’apprentissage et à la maîtrise.

Peut-être est-il responsable d’une forme d’intelligence française propre à elle-même empreinte de ses particularismes rebelles exacerbés ; il en découle tout naturellement une admiration sans borne pour qui la possède parfaitement.

Pour l’exemple, passons en revue quelques verbes irréguliers pourfendeurs d’une logique aussi absconse qu’intrépide.

Commençons au hasard par le verbe pouvoir ; pouvoir fait dans le pu dès lors qu’il participe au passé. Autant dire qu’il vaut mieux pouvoir à l’instant présent afin d’éviter le pu d’un passé infectieux.

Voici un premier sens caché reflétant fictivement l’inconscient collectif français.

Paradoxalement, le verbe voir fait vu.

Légitimement pu devrait provenir du verbe « poir » en toute logique, conférant ainsi au fruit homonymique des vertus capacitives insoupçonnées.

D’ailleurs, le verbe boire fait bien bu alors que savoir fait su, comme quoi la connaissance transpire de ce verbe.

D’un autre côté, si savoir fait su, bu devrait provenir de « bavoir » et non de boire, le bavoir étant bien en rapport avec la boisson mais il vient de baver qui est, en fait, le contraire de boire.

Tout comme pavoir (pu) fait inexorablement penser au grand pavois des gens de pouvoir mais aussi au verbe paver qui n’est lui-même pas très éloigné de baver.

Vous voyez tout se recoupe !

Est-ce que vous suivez ce canevas clair et limpide qui montre avec une jovialité confondante la simplicité de la langue française ?

Notons également dans la poursuite de notre raisonnement qu’apercevoir, normalement, se commuerait en apercevu et non en aperçu ; pour preuve il nous en reste l’expression « à perte de vue » mais c’est un autre débat.

Revenons à pouvoir, le verbe étrange par excellence et qui de plus, a l’avantage d’expliquer à lui tout seul l’état d’esprit des Français.

Au présent pouvoir donne « peux », ce qui n’est pas énorme eu égard aux prétentions du verbe. Remarquez, en anglais et en allemand, c’est « can » (kann) et quelqu’un qui can, meurt, c’est donc pire ; je ne vous parle même pas de l’expression « yes we can »…

Au futur pouvoir se transforme en pourrai, pourra autant dire pourri oui !!!

Tandis que les anglais jouent des could…

Vous l’aurez compris, il n’y a guère qu’à l’infinitif que pouvoir le reste donc virtuellement autrement c’est pas beaucoup, c’est pourri et ça sent mauvais.

Je vais donc déposer une pétition pour corriger cet épiphénomène transversal oblique de la dégénérescence française.

Adoptons le verbe « poir », je pois, il poit, il poira etc…

Vous poirez signer la pétition sur le site www.poir.fr; je pense que c’est un devoir citoyen et encore je passe sous silence les méandres scabreux, douteux du verbe devoir justement, très culpabilisant.

Par cebeji - Publié dans : chronique humoristique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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