Vendredi 7 novembre 2008

Par un beau et frais matin je trotte
J’avance et me trouve plus loin, je grelotte
J’aperçois le nouveau paysage mon pote
Alors tel un borgne mon œil je frotte.
Mes yeux fonctionnent toujours et me disent
Ce que tu vois là mon pote c’est de l’eau.
Je me concerte avec mes yeux j’avise
L’eau de là est comme l’eau d’ici, jugez plutôt.
Je me penche sans tomber des nues artistiques
Force m’est de constater que tout est clair
Tout est simple, unique dans cette eau mirifique
Et de surcroît sans fond est cette vaste mer.
Je me sens comme une micro onde porté
Et je comprends serein, ne rien voir venir.
Je m’éloigne du bord d’attache, martyre
Et l’envie me prend de m’y plonger tout entier.
Dans l’eau de là je suis partout et je m’infiltre
Dans ce monde où je tisse ma toile d’amour tel un philtre,
Cet univers qui regroupe les nôtres
Où je suis invisible mais apôtre.
Puis me contemplant dans le songe terrestre
Je réalise la fin de mon siège en haut
J’en sors réincarné, le trot pédestre
Et je prie pour y revenir sans ego.
Dans la réalité mes proches pleurent
Satisfaits de mon retour à la vie
Issu d’un coma prolongé sans heure,
Travail achevé, mon destin s’accomplit.
par cebeji
publié dans :
poésie
communauté :
Free Literature
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